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mercredi 1 août 2018

Egalité des sexes

Le lecteur,occasionnel ou pas, de ces quelques pages, n'a pu manquer de remarquer que Maurice Dupuis, de Paris, est quelque peu proche de la culture nipponne, et s'en est fait un passe temps occasionnel.

Depuis maintenant un peu plus d'un an, il a posé ses valises sur twitter, où il échange avec moult sympathiques habitants de l'archipel sur des sujets aussi divers que les chats mignons, la musique, le retro gaming ou encore le prix des poussettes (authentique).

Comme chacun le sait, twitter étant un repaire d'exhibitionnistes en manque de reconnaissance sociale, on y trouve tout et n'importe quoi, du meilleur au pire, en passant par le bizarre et le vaguement dérangeant.
Apres pas mal d'observation, j'ai repéré chez deux personnes de mes connaissances (assidues aux concerts indies) une tendance singulière, le selfie avec les membres du groupe s'étant produit le jour même, ou avec leur musicien préféré.
Systématiquement.
La même pose. 
A. Tous. Les. Coups.
Voire, pour l'une d'entre elles, avec la même personne. J'ai arrêté de compter à 25 fois, et ca fait un bon moment.
Et tout le monde de renchérir à coup de likes par dessus.

A coté de ca, je me suis fait dire que j'étais "bizarre" ou "flippant" parce que je réagissais régulièrement (à coup de petits commentaires de circonstance ou de likes) sur les tweets de personnes que je trouve sympathique. Comme si ca faisait de moi un cyber-stalker.

Du coup, j'ai réfléchi un peu à cette différence de traitement (j'en ai repéré une qui like systématiquement toutes les publications de son chanteur fétiche sous 30s, quelle que soit l'heure du jour et de la nuit), et je me suis rappelé d'une scène dont j'avais été témoin plusieurs fois lors de mes pérégrinations tokyoïtes. 
Je n'ai jamais fait mystère de mes visites dans les maids cafés de la capitale, dont l'ambiance est suffisamment dépaysante pour justifier els tarifs exorbitants des consommations. 
Là, j'avais pu observer un habitué des lieux, qui présentait fièrement à l'une des serveuses son album de photos prises lors de ses nombreuses visites. 
Oui, un album entier
Enfin, un de ses albums, il en avait 3 sur lui, soit facilement une grosse centaine de photos de lui avec diverses serveuses du café. J'ai eu beaucoup de sympathie pour la brave maid qui parvenait à garder son sourire colgate tout en l'écoutant présenter fièrement sa connexion de clichés, car même en tant qu'homme, et non impliqué (contrairement à elle, il n'y avait pas ma tète sur la moitié des photos), j'ai trouvé ca extrêmement malsain.

Et en fait, c'est exactement la même chose que les groupies qui collectionnent les selfies avec leur batteur/chanteur préféré. En y réfléchissant 30 secondes, c'est tout aussi glauque.
Alors pourquoi d'un coté, on a un pervers stalker, et de l'autre une gentille fan ? 
Si vous avez une explication rationnelle, je suis preneur.

mardi 20 octobre 2009

Japan by Proxy

Salutation à vous, lecteurs.
Tout d'abord, Maurice Dupuis (de Paris) s voit dans l'obligation de briser vos espoirs : non, aujourd'hui n'est pas la date de publication d'un nouvel épisode de ce roman exxxxxtraordinaire dont vous avez pu lire quelque passages ces derniers temps (même si il y a encore un épisode au chaud en cous de relecture). Ce dernier est un peu en pause actuellement, car Maurice Dupuis en est arrivé à un tournant de l'histoire, où Il doit faire des choix sur l'orientation à terme des périgrinations des protagonistes.
Si Il se lancait dans l'écriture de la suit sans avoir bien établi ces éléments, la seule chose qui pourrait en ressortir, tout génial que soit son auteur, srait un récit partiellement décousu, sans cohérence entre les scènes. Ce que Maurice Dupuis se refuse à faire, car une fois que l'histoire aurait été démarrée ainsi, Il aurait beau la rapiècer progressivement pour donner un peu de corps, en relisant et enrichissant, au final, on aurait toujours une espèce d'épouvantail littéraire fort peu attractif.
C'est pourquoi, hiatus.

Toutefois, ca n'est pas pour vous entretenir des tourments d'un auteur à succès que Maurice Dupuis, de Paris, écrit aujourd'hui. Il se trouve que au cours de ses périgrinations sur les internets multimédia du web 2.0, Maurice Dupuis a découvert le(s) blog(s), ou plutot photolog(s) d'un individu nommé Benoist Sébire. Ce brave homme est un francais expatrié à l'étranger (en Asie, actuellement) depuis un paquet d'années (5 ans en Finlande, 3 ans en Chine, et depuis un peu plus de 3 ans au Japon), et qui voyage énormément dans le cadre de sa profession (le secteur des Télécoms). Or, il se trouve que ce monsieur est également un grand amateur de photographie, et shoote à peu près tout ce qui lui passe à portée d'objectif au cours desdits voyages.
Ces photologs sont donc composés de clichés pris durant ses déplacements, mais aussi ses nombreuses visites de loisirs dans les différents pays qu'il a traversé. Et comme, d'une part ce monsieur fait des photographies souvent très jolies, et que d'autre part ces photographies, notamment nipponnes, ont vraiment rappelé à Maurice Dupuis la vie de tous les jours là bas (d'où le Monde de Merde, quel beau pays que le notre), et bien il Lui a semblé tout naturel de vous les faire partager.

Le photolog : http://blog.benoa.net/
Le portail dédié aux photos japonaises : http://www.image-japan.net/
La meme chose, mais en plus large : http://www.benoa.net/

samedi 12 septembre 2009

Culturons nous avce Maurice Dupuis

Salutations, ami lecteur.
En cette bonne journée du 12 septembre de l'an de grâce 2009, a eu lieu la seconde édition de la Tétyne Party. Peu de surprises, Typhon a chain-failé comme de juste, BtK était resplendissante dans sa PRB (+5 en Charisme), et, croyez le ou non, tout le monde était à l'heure (voire même en avance, pour la majorité des gens).

Mais non, ce n'est pas l'attendu qui amène aujourd'hui Maurice Dupuis, de Paris, a publier ce modeste billet. Non. Il s'agit de l'atroce révélation qu'Il a eue lors du passage à l'Académie de la Bière, lorsque son célèbre "Enfin, tout ça, ça fera pas revenir Mike Brant" a eu pour seul écho (unanime, qui plus est) : "Qui ca ? Connais pas.".

Ah, pauvre France ! Ah ca, pour publier des fesses de Rhianna sur des blogs du web 2.0, y a du monde, pour sur ! Mais alors pour connaitre de véritables artistes, on est déjà moins nombreux, hein ?
Croyez le ou pas, même après que Maurice Dupuis, de Paris, se soit laissé aller à pousser la chansonnette afin de tenter de rafraichir la mémoire des participants par un air connu, Il s'est heurté à des regards perplexes.

Adonc, grand seigneur, préoccupé de la culture de son prochain, Maurice Dupuis a décidé d'aider ses lecteurs a en acquérir un vernis minimum.
Ainsi, place à Mike !







Dans un registre légèrement différent, après en avoir révélé le secret autour d'une table pizzériatesque, Maurice Dupuis, de Paris, va répondre à la devinette de son billet précédent, à savoir l'origine de la citation lui servant de titre.

Il s'agit d'un poeme, vraisemblablement écrit par un moine éméché pris d'une envolée lyrique, à la gloire du Kirsch de la Marsotte, produit à l'abbaye de Mouthier Haute Pierre. Le poème, complet comme présenté sur les étiquettes des bouteilles, est le suivant :

Dédaignant la critique,
Bravant la concurrence,
Des plus brillants concours il est sorti vainqueur.
Il a le doux parfum, joint à la succulence
Dont les plus fins gourmets apprécient la valeur.
C'est la douce Ambroisie, c'est le nectar des Dieux,
Qui jadis aiguisait l'esprit de nos aïeux.
Ô Mouthier, de ton kirsch célébrons la victoire !
Il est de son destin, et l'honneur, et la gloire.


Merci de votre attention.

jeudi 2 juillet 2009

Je sers la science, et c'est ma joie

Comme vous le savez surement déjà, Maurice Dupuis, de Paris, et doté d'un intellect et d'une perspicacité hors du commun. Ces éléments, qui avaient, jusqu'à ce jour, échappé par on ne sait quel prodige à Son employeur, ont enfin éclaté au grand jour.
Du coup, Maurice Dupuis, de Paris, a été affecté à un projet où Ses talents pourront briller comme jamais. Car oui, depuis hier, Maurice Dupuis, de Paris, est chercheur.


mercredi 24 juin 2009

絶望した!

Comme quoi, la réputation des Masson Boys dépasse le cadre d'Avox, et a meme atteint l'archipel Nippon, pour que l'industrie de l'animation leur consacre un épisode !



lundi 8 juin 2009

mercredi 22 avril 2009

Comme annoncé hier...

Ou à peu près.
Car ce n'est pas la fin du monde, mais tout bonnement la fin des péripéties nippones de Maurice Dupuis, de Paris, qui va a grand regret quitter cette bonne ville de Tokyo pour rejoindre la grisaille parisienne et retrouver l'amabilité légendaire de ses compatriotes. Ô joie.

C'est donc avec un enthousiasme modéré que Maurice Dupuis, de Paris, s'en retourne affronter les tadornes du parc Montsouris, tout en espérant qu'elles n'ont pas profité de Son abscence pour proliférer et monter une embuscade. Seul le temps nous le dira !


Depuis le début de Son séjour, Maurice Dupuis, de Paris, se demande si Il a l'esprit mal tourné, ou si cette affiche est réellement à double sens potentiel

A Ginza, on a le sens de l'hospitalité !

Level up ! Ce fut rude, mais Maurice Dupuis, de Paris, tient à remercier Muffin-chan, qui l'a soutenu à chaque instant et lui a permis d'atteindre ce grade éminent. Go go Gold Card l'année prochaine !


mardi 21 avril 2009

La fin du monde est proche !

Lorsque dix mille fois la terre aura tremblé, s'abattra le cataclysme annonciateur de la fin des temps. Les foules éperdues aux yeux hagards se bousculeront vers d'improbables échappatoires, et les augures les plus sinistres résonneront dans les entrailles de la Capitale.
Le grand serpent d'obsidienne verra ses anneaux perdre leur vigueur, et dans un râle d'agonie, il trainera péniblement sa carcasse de par les sombres tunnels parcourant le Monde Inférieur. Alors, la prophétie se réalisera, car le premier signe de l'Apocalypse aura eu lieu.
Tremblez, peuples du monde ! Les Anciens l'ont prédit, notre civilisation touche à sa fin !
Car aujourd'hui, le métro de Tokyo a eu plus de 10 minutes de retard !

Parce que quand même, c'est inadmettable.


Toutefois, Maurice Dupuis, de Paris, a courageusement bravé les signes avant coureurs de fin du monde, pour arpenter les jardins de ses parents éloignés, la famille Impériale.

In the Imperial Palace Gardens, Serious Cat is still fucking serious

Coquet pavillon aux parterres de fleurs multicolores


Fort satisfait de l'entretien qu'ils en font, Maurice Dupuis, de Paris, a ensuite dirigé ses pas vers Yasukuni Jinja, un sanctuaire dédié aux japonais morts lors de la 2è guerre.
Des festivités délirantes battaient leur plein, à l'occasion du Yasukuni Matsuri, ainsi que de la 140è année d'on ne sait quoi (Maurice Dupuis, de Paris, avoue humblement ne pas avoir cherché à décripter les moults banderoles qui ornaient toriis et murs). Ce n'est pas un, ni même deux, mais bien trois (3) prestigiditateurs de salon (aux talents contestables) qui tenaient en haleine la foule en délire d'une vingtaine de personnes venues commémorer l'évènement !
Chaude ambiance !


Yasukuni Jinja, lieu hautement symbolique de la droite nationaliste japonaise. MD,dP ne vous dit pas le bordel que c'est au Japon en ce moment quand il a été rendu public que le 1er ministre a fait une offrande à ce sanctuaire...


Le musée de Yasukuni Jinja étant clairement orienté (avion de kamikaze, drapeau japonais que l'on dit peint avec du sang, vidéos vantant les mérites des courageux pilotes suicides nippons, etc ...), Maurice Dupuis, de Paris, d'un commun accord avec Monsieur G, s'est rerouté vers le charmant musée Idemitsu, fameux pour ses laques et autres formes d'artisanat traditionnel. C'est du moins ce qu'en dit le Necronomicon (i.e. le livre dont le nom ne doit pas etre prononcé, ou alors à voix basse, le guide Hachette e'vasion, maudit mille fois soit son auteur). Car comme on dit, fail un jour, fail toujours (ou a peu pres).

Epic fail collection is epic


vendredi 17 avril 2009

Singing in the rain

Car, lecteur, il a fait un temps de cochon (désolé Mr Gruik, si vous passez céans) toute la journée que Maurice Dupuis, de Paris, a passé à Nikko.

Mais qu'est ce que Nikko, demanderas tu surement, lecteur avide ! Rien à voir avec un quelconque parc byzontain, ou avec une marque bien connue d'appareils photos, ni même avec un marchand de glace (quoique, au vu du temps aujourd'hui, on pourrait s'interroger). Non. Il s'agit d'une ville située environ 140 kilomètres au nord de Tokyo, dans la préfecture de Tochigi.
Historiquement, elle a eu des hauts et des bas. Initialement, elle s'est développée en gravitant autour de deux gros temples bouddhistes. A tel point que les moines se sentirent des vélléités d'indépendance à l'égard d'Hideyoshi, qui gouvernait alors le pays, au 16è siècle.
Du coup, la ville s'est trouvée un peu isolée suite à ces évènements.

Toutefois, en 1617, Tokugawa Iemitsu, le petit fils de l'unificateur du Japon, Tokugawa Ieyasu, décida, en vertu de la coutume qui voulait que les mausolées dédiés aux guerriers soient situés au nord de leur résidence mortelle, d'en faire le lieu du sanctuaire qu'il ferait ériger à lamémoire de son grand père. C'est ainsi que naquit le Tosho Gu, le mausolée de Tokugawa Ieyasu, un immense complexe à l'architecture surchargée, qui est un peu à l'architecture japonaise traditionnelle ce que les lupanars aux décorations roccoco en stuc sont à l'hotelerie classique.

Oh la jolie pagode !

ASP Explorer, frise ornant les écuries à l'entrée du Toshogu

Dans l'ordre, Sirket, Krokodilo et Esperantulo, face à un argumentaire démontrant les vertus de l'Anglais. On remarquera l'approximation historique au fait que, hélas, Krokodilo ne ferme jamais sa gueule. Toutefois, la posture d'Esperantulo explique bien des choses quand à son orthohgraphe.

Et il y a même Ségolène !

Wait, is it Caturday yet ? No ? Kthxbye, back to sleep. Frise dite du Nemuri Neko (chat endormi), Toshogu

La tombe de Tokygawa Ieyasu


Accessoirement, se tient quelques jours par an au mois d'avril, le Yayoi Matsuri, auquel Maurice Dupuis, de Paris, a pu assister.


On appréciera la présence, parmis les chars de la cérémonie, de celui de Gaston Lagaffe, invité surprise de ce Yayoi Matsuri

Les ouvreurs de marche, devant les chars

Un char

Un autre char

Petit jardin jouxtant le Toshogu

Vue artistique, composée habilement par Maurice Dupuis, de Paris, juxtaposant cerisiers en fleur, temple, et montagne perdue dans les brumes brumeuses des nuages. Et pluie de merde, aussi.


mardi 14 avril 2009

Today was Failday

In Shimokitazawa, everyday is caturday !

Georges Abitbol, l'Homme le plus classe du monde, en icone dans un magasin de mode. La fin est proche !

dimanche 12 avril 2009

Y a des jours comme ca ...

Sirotant paisiblement un Frappuccino Coffee (Venti size), Maurice Dupuis, de Paris, contemplait le soleil déclinant sur le parc extérieur du sanctuaire Meiji. Encore une journée sans incidents, et il priait pour qu'elle se termine ainsi.

Comme si cette pensée avait suffi à attirer le mauvais oeil, un bruit de course précipitée se fit entendre dans le couloir. Tournant la tête dans la direction de cette agitation, Maurice Dupuis, de Paris, vit arriver, une boucle folle échappée de sa queue de cheval sévère, les lunettes légèrement de guinguois, une jeune infirmière du service des urgences.
"Dupuis sensei ! Dupuis sensei ! Venez vite, on a besoin de vous aux urgences ! On nous ammène un gaijin qui a fait un arrêt cardiaque ! Les ambulanciers ont réussi à le rammener, mais il est en bien piteux état ! Sensei, vous etes son seul espoir !" cria t elle, d'une traite, en s'accrochant, l'oeil humide et de manière bien peu professionnelle à la blouse d'un blanc immaculé de Maurice Dupuis, de Paris.
N'écoutant que son sens du devoir, ce dernier la rassura d'une petite tape sur l'épaule, avant de se précipiter d'une foulée athlétique et sure vers l'escalier menant aux urgences, dont il franchit allègrement les cinq marches quatre à quatre.

En bas, la confusion régnait, mais tous les visages s'éclairairent lorsque Maurice Dupuis, de Paris, parut. Prenant en main la situation, il s'approcha du patient, controla ses rythmes vitaux par habitude, et lanca d'une voix rendue sure par l'habitude et l'expérience :
"Faites lui NFS, chimie - iono et les gaz du sang. Préparez trois culots de O neg. et passez le en trauma 3 ! Ah, et bippez Carter, aussi."

Revenant à son patient, l'oeil exercé du praticien remarqua instantanément le visage convulsé, l'electro cardiogramme à l'air louche, et s'écria : "Mais bon sang, il fibrille ! Passez moi le défibrillateur ! Chargez à 200. Dégagez ! *BUNK* .... Il s'enfonce, on le perd ! Chargez à 300. Dégagez ! *BUNK* .... C'est bon, il repart, grouillez vous de le monter, et bippez Benton. Ditez lui d'allez m'acheter un café au Starbucks, avec tout ca, j'ai pas pu finir le mien."

*
* *

Voici à peu près les grandes lignes des évènements de cet après midi. Maurice Dupuis, de Paris, a sauvé d'un péril imminent Monsieur G. qui, jugeant qu'il n'avait pas fait de bourde pour se faire remarquer aujourd'hui, a trouvé de bon aloi de faire une fibrillation et l'arythmie qui va avec.
Fort heureusement, armé de la fibre héroique qui est la Sienne, ainsi que de sa connaissance encyclopédique du japonais (et sans doutes fortement aidé par sa ressemblance physique avec nombre d'anciens empereurs, comme Il l'a découvert en début d'après midi), Maurice Dupuis, de Paris, a pu réagit à temps et ainsi sauver, tel un membre de la Tokyo Rescue Force, Monsieur G. d'une fin sinistre.

Quel talent !


*
* *


Sinon, pour le reste de la journee...

Everyday is Failday

Jeune couple venu chercher la bénédiction de Maurice Dupuis, de Paris, pour leur Union. Sanctuaire Meiji


vendredi 10 avril 2009

Du secret des millénaires monuments kyotoïtes

Ah, Kyoto. Ville, s'il en est, qui fait rêver les occidentaux.

Kyoto, ses sakuras, ses fontaines...

... ses japonaises en kimono qui posent bien volontier sous lesdits sakuras (ou pas)


Certes, Tokyo est une mégalopole de verre et d'acier aux facettes multiples.

Certes, Hiroshima est un phénix urbain, s'étant relevé de ses cendres de manières spectaculaire, à tel point qu'il est aujourd'hui difficile de croire, en parcourant ses rues animées, ses centres commerciaux bourdonnants, qu'il y a environ 65 ans, l'enfer s'est déchainé sur ces mêmes lieux.

Certes, Osaka est peuplée de gens avec un accent rigolo, qui a fait les joies des duos de manzai depuis des générations.

Mais quelle ville peut s'enorgueillir de receler plusieurs milliers de temples et sanctuaires divers et variés ? Quelle ville abrite tant de joyaux de bois et de papier, ayant défié fièrement les siècles, comme une insulte à la face du Temps ?

Enfin, ca, c'est ce qu'on voudrait faire croire aux Gaijins naifs, parce que ca aide bien le tourisme d'entretenir des mythes de ce genre, surtout quand on joue sur la corde romantique et tout le trallala.

Non, la vérité est que, sauf de très rares exceptions, la plupart des monuments en bois de Kyoto n'ont guère plus de deux siècles. Certes, ca fait déjà pas mal. C'est plus vieux que l'Esperanto et Henri Masson réunis, c'est vous dire !
Sauf que, périodiquement -tous les 20/50 ans, selon les batiments - ils passent par une phase de restauration. C'est quoi restaurer un temple / sanctuaire / monument historique au Japon ? Eh bien on prend des artisans qualifiés, et on les lache sur le site. Ils regardent tous les morceaux qui ont un peu vieilli, prennent leurs ciseaux à bois et en taillent une copie. Une fois la piece finie, ils decoupent l'ancienne, et remplacent par la nouvelle. Ni vu ni connu. Bon, c'est super schématique, mais ca reste l'idée dans pas mal de cas.
Donc, imaginons un monument qui a été reconstruit pour la 4eme fois il y a 2 siècles (ben oui, le bois, ca brule, du coup, on se retrouve souvent a devoir rebatir from scratch un monument historique irremplacable). Il est passé par environ.... allez, 8 rénovations, depuis.
A votre avis, il reste quoi, du monument "d'origine" ? Réponse : pas grand chose.

Ceci dit, il faut nuancer le propos. Maurice Dupuis, de Paris, ne remet pas en cause l'esthétique des batiments, fort heureusement préservée par ces méthodes, pas plus qu'il ne critique un quelconque manque d'authenticité conséquence de cette pratique.

Non, ce que Maurice Dupuis, de Paris, critique, c'est que c'est la 3eme fois, apres le Toshogu (de Ueno) et le Senso Ji (Asakusa), qu'Il se casse le nez sur un temple en restauration ! Et le Pavillon d'Argent en plus, rien que ca !
Bon, Il l'avait déjà visité lors de sa précédente visite, mais tout de meme, c'est frustrant, vous avouerez. Demain, c'est Pavillon d'Or, Maurice Dupuis, de Paris, croise les doigts.

La Kyoto Tower, by night

Jardin de sable devant lePavillon d'Argent

Tadorne boot camp

Statue d'Henri Masson, Ototoya Jinja

Statue de souris, Ototoya Jinja aussi

Statue de faucon, la même

Kiyomizu Dera

Le chemin des Philosophes, auquel Maurice Dupuis, de Paris, a fait l'honneur de le fouler aux pieds (endoloris) une bonne partie de la journee

mercredi 1 avril 2009

Money money money~~


Comme vous le savez surement (et si ce n'est pas le cas, lisez le billet précédent, tas de feignasses), Maurice Dupuis, de Paris, va sous peu s'exporter au pays des Geishas, de l'okonomiyaki, et des gateaux bizarres dont on ne peut prévoir le gout avant qu'il ne soit trop tard, à savoir le Japon.

A cette occasion, Il s'est mit en quête, il y a quelques jours, d'un aimable escr usuri voleu agent de change, afin d'échanger quelques petites coupures contre des gros billets plein de zéros.


Après une longue réflexion, Maurice Dupuis, de Paris, fit route vers Montparnasse, où il savait pouvoir trouver un pourvoyeur de liquidités idoine. Confiant, Il se renseigne, et présente sa carte Visa Premier Gold VIP Internacionàl del Sol Exxxxclusive afin de régler la transaction. Et là, le couperet tombe :
"Je peux avoir une pièce d'identité ?".
_ Certes, tenez mon brave, prenez donc !", avant de tendre Sa carte d'identité.

Et bien figurez vous qu'une carte d'identité périmée ne constitue pas une piece d'identité suffisante pour acheter des liquidités avec une carte Gold (et accessoirement pour aucune opération bancaire). Maurice Dupuis, de Paris, a du Se résoudre à tirer du liquide au distributeur à billets attenant (le seul de la gare montparnasse, un autre point surprenant, d'ailleurs) pour pouvoir faire Son opération de change.
Etrangement, lorsque, muni d'une grosse liasse d'euros froissés, Maurice Dupuis s'est présenté à nouveau au guichet, son pédigrée, périmé ou pas, importait nettement moins à l'employé, qui s'est empressé avec une complaisance que dans une autre profession on aurait pu juger suspecte, de se livrer à un comptage en règle desdits biffetons.


Cette (més)aventure a quand meme soulevé quelques interrogations dans l'esprit de Maurice Dupuis, de Paris, qui, comme vous le savez surement, est toujours à l'affut d'incongruités dans le monde qui L'entoure.

D'une part, n'est il pas un peu hypocrite d'exiger d'une personne munie d'une carte bancaire et souhaitant effectuer somme toutes un achat "presque comme les autres", qu'elle montre patte blanche avec moult pièces d'identités, exigées dans nulle autre circonstance ? Quand on pense que présenter une carte d'identité meme périmée, voire un permis de conduire, suffit la plupart du temps pour un réglement par chèque, malgré les risques bien plus importants de xyloplastie, on est en droit de s'interroger.

On peut d'autant plus s'interroger sur la pertinence de ce controle d'identité, qui disparait aussitot présentée la moindre liasse de billet. Il faut croire qu'une personne se baladant avec potentiellement plusieurs millieurs d'euros en petites coupures sur soi et plus digne de confiance qu'une personne souhaitant faire son change avec sa carte Premier. Les billets, tout comme la carte, peuvent etre volés. La carte, tout comme les billets, garantit un paiement à l'agence de change. So what ? (Alorj koi ? -pour nos amis esperantophones, ne faisons pas de jaloujs- )

On atteint des sommets de ridicule avec l'exigence d'une carte d'identité valide afin d'autentifier le porteur de ladite carte. Oh, l'ignoble individu ! Non seulement il a volé la carte visa et le code d'un honnète citoyen, mais il est en plus allé faire les poubelles de la préfecture pour récupérer une carte d'identité périmée pour parfaire l'illusion qu'il en est le porteur légitime. Heureusement que les banquiers et agents de change sont malins, on ne la leur fait pas, à eux !
Ils ne sont pas aussi laxistes que ces fonctionnaires du ministère de l'intérieur qui délivrent des passeports électroniques / biométriques sur présentation d'une CI, meme périmée, comme pièce d'identité.
Ou que ces memes fonctionnaires, qui affirment haut et fort qu'une carte d'identité, meme périmée, est bien suffisante pour tout, et qu'il n'est pas nécessaire de faire un renouvellement, lorsqu'on les sollicite à ce sujet.

Comme dirait l'éminent Roland Séroussi 1 : "Mes amis, je vous prie de me croire, on marche sur la tête, vrai ou pas ?"2

1 : Google-ez ce brave homme, si vous voulez en savoir plus
2 : Authentique ! 3
3 : Ou à peu près



samedi 28 mars 2009

Journée shopping (pic related)

Aujourd'hui (hier également, mais baste !), Maurice Dupuis, de Paris, a fait du shopping.
L'objectif de cette après midi consacrée à cette activité ô combien peu appréciée de l'Auteur de ce blog était de trouver chaussure à son pied, la précédente paire ornant ses extrémités inférieures de manière quotidienne commencant à donner quelques signes de faiblesse (que l'œil habile du connaisseur identifiera au décollement de la semelle sur une bonne moitié du soulier gauche).
















Adonc, Maurice Dupuis, de Paris, s'est lancé dans la vaste entreprise visant à trouver un magasin de chaussures pouvant lui offrir des chaussures de ville correctes.
Les critères, fort bien identifiés grâce à une phase de spécifications menée de manière rigoureuse, étaient les suivants :
  • Ne pas mettre les pieds en sang au bout d'un kilomètre (non, même pendant la première semaine "faut qu'elles se fassent monsieur", Maurice Dupuis, de Paris, n'est pas disposé à marcher tel un zombie arthritique sortant d'un concours de claquettes dans un champ de mines)
  • Etre sobre : comprendre pas de piquetés mauves sur cuir jaune, ou autres fantaisies du meme (mauvais) goût. Le but étant d'avoir des chaussures pour aller au bureau, et accessoirement pour remplir son rôle de témoin de mariage sous peu, Maurice Dupuis, de Paris, souhaitait pouvoir sortir de chez lui sans que les enfant dans la rue ne Le prennent pour un clown et ne Lui demandent des ballons.
  • Ne pas être pointues. Bon sang que cette mode est ridicule ! Maurice Dupuis, de Paris, ainsi que toute son illustre famille, est pourvu de pieds à peu près parallélépipèdiques. Certes, l'idée de chaussures en pointes, notamment pour botter le train des importuns (qui sont légions, cf le billet sur les plaies du métro), semble attirante. Toutefois, l'inconfort des susmentionnées chaussures, alliées au point précédent sur les clowns, font de cette option un choix non envisageable.
  • Etre à la bonne taille. Alors là, ca se complique. Maurice Dupuis, de Paris, est muni d'appendices qui feraient dire aux médisant qu'Il s'enfonce dans le sable quand il va a la plage. Comprendre du 40 environ. Sauf que, car il y a un piège, Ses pieds sont également relativement larges. Du coup, quand des chaussures ne sont pas trop longues, elles ne sont pas assez larges, et quand elles sont assez larges.... elles sont trop longues. Cruelle situation, n'est il pas ?

Bref.
Les préconditions définies, Maurice Dupuis s'est mis en quete du magasin idoine. Et là, cruelle révélation : à Paris, seules les femmes achetent des chaussures.
Ne riez pas, c'est surement vrai. Comment expliquez vous que, sur les ~15 magasins de chaussures que Maurice Dupuis, de Paris, a visités (entre Italie2, Montparnasse et les Halles), plus des deux tiers étaient exclusivement féminins ? (si on excepte la frange de la population masculine qui porte des escarpins, des talons aiguilles et des bottines à talon, bien entendu, chacun ses gouts). Quand aud magasins mixtes... Rarement plus d'un quart de la superficie en est consacrée à lachaussure masculine.
Tenez par exemple, "André", chaine bien connue (ou pas? ) de magasins de chaussures. Maurice Dupuis, de Paris, en a fait trois (3). A chaque fois, il Lui a fallu chercher en fond de magasin, pour trouver 3 malheureuses paires de souliers de ville se battant en duel avec des baskets roses unisexe dans le coin "hommes". On aurait pu croire qu'un magasin appelé "André" qu'il était orienté habillement masculin ? Eh bien non.
Déception.


Heureusement, l'histoire se termine bien, Maurice Dupuis, de Paris, ayant finalement trouvé son bonheur en fin d'après midi aux Halles.
Soulagement !

lundi 18 février 2008

Le suffrage universel

Aujourd’hui, et après une absence qui, il n’en doute pas, a jeté ses lecteurs dans un désarroi à la mesure de sa popularité, Maurice Dupuis (de Paris) se réattelle à son clavier, pour aborder, une fois n’est pas coutume, un sujet que d’aucuns qualifieraient de sérieux.

Car aujourd’hui, Maurice Dupuis, sans craindre de s’exposer aux foudres de l’opinion publique (qualificatif qui en dit déjà bien assez sur la valeur qu’on doit lui accorder) bien pensante, va aborder le délicat thème de la pertinence de la démocratie, avec le tact et la délicatesse qui le caractérisent.

N’ayant cependant pas pour objectif de produire une thèse exhaustive sur le sujet (Maurice Dupuis de Paris est d’un naturel modeste, que croyez-vous !), Il ne s’attardera que sur un point particulièrement aberrant, et qui fait néanmoins la fierté de l’Etat Français et de quelques autres de par le globe : le suffrage universel direct.

Ah, la merveilleuse institution que voilà ! Tous ensembles, citoyens unis dans un même élan par leur volonté d’améliorer la Nation, votons, déposons notre précieux bulletin dans les urnes, pour faire entendre notre voix, celle qui fera peut être la différence, qui sait, car elle a tout autant de poids dans les urnes que celle d’un sénateur, d’un magnat de la finance, ou d’un ministre, et ainsi nous guider sur le chemin des lendemains qui chantent…

Franchement.

Maurice Dupuis, de Paris, a le plus grand mal à comprendre comment une telle ânerie peut faire recette et illusion dans l’esprit de millions de personnes, sommes toutes à priori douées de facultés cognitives plus évoluées qu’une palourde. Et Maurice Dupuis tremblerait (s’il était de cette race d’Hommes qui connaît la peur, ce qui n’est bien évidemment pas le cas) à l’idée que l’avenir du pays dans lequel il vit soit gouverné, même indirectement, par un troupeau d’ânes non éduqués et totalement imperméables aux enjeux économiques et politiques qui président aux destinées des Nations. Car, si on y regarde de plus près, la population votante n’est pas constituée d’une majorité d’énarques (quel que soit l’opinion que l’on peut avoir de ces sinistres personnages, là n’est pas le problème), mais bel et bien de pékins lambda totalement inaptes à émettre un jugement pertinent sur les grands sujets qui constituent l’actualité politico économiques du pays (jugement dépassant le niveau d’une brève de comptoir, s’entend).

Là, devraient s’élever les premier boucliers. Qui diable est cet individu qui prétend remettre en cause le meilleur régime politique jamais mis en place de l’histoire de l’humanité ? Qui est ce maroufle, ce faquin, ce misérable, qui du bélier de ses diatribes tente d’abattre les portes de la liberté d’expression ? Eh bien, hormis le fait qu’il est évident que les portes sont communément faites pour être ouvertes, Maurice Dupuis se réaffirme une fois de plus dans sa conviction. La liberté d’expression ne donne pas licence à juger de la qualification d’un quelconque individu à gouverner. « J’aime bien Maurice » (opinion tout à fait louable, au demeurant), n’implique certainement pas « Maurice ferait un bon président de la République », amalgame que font trop souvent les électeurs.

On a coutume, à ce point de la discussion, de sortir le parallèle éculé selon lequel on n’a pas besoin d’être artiste pour être critique d’art. Là encore, il s’agit d’une bêtise sans nom, car lorsqu’on tente d’établir un parallèle illustratif, il est de bon aloi que les choses soient un minimum comparables, ce qui n’est en l’occurrence pas le cas. Seuls quelques sinistres individus de mauvaise foi avanceraient que les critiques d’art n’ont aucune compétence pour juger de la qualité d’une œuvre d’art. La plupart du temps, il s’agit de personnes trempant dans le milieu depuis de longues années, ayant souvent, mais certes pas toujours, une formation artistique jusqu’à un certain point. Maintenant, Maurice Dupuis pose la question : est ce que l’électeur moyen a suivi une formation politique ? Est il impliqué directement dans quelque organisation politique (autrement qu’en cotisant pour adhérer à un parti histoire de se faire payer des merguez une fois l’an à un grand festival qui tient plus de la Garden party que du séminaire d’études politiques) ? La réponse devrait être évidente : non.

On voit ainsi que les données sont faussées. Le parallèle n’a pas lieu d’être.

Ainsi, consulter le peuple entier sur des questions de politique, c’est comme demander à un aveugle de critiquer une toile, à un sourd d’analyser une symphonie, à un aveugle/sourd de voter à la Star Academy (Maurice Dupuis a bien conscience que cette concession qu’il fait dans ses exemples fait considérablement baisser le niveau de sa diatribe, mais il souhaite néanmoins se mettre à niveau afin de toucher le plus grand public possible). C’est aberrant, non pertinent, voire même dangereux si les enjeux sont d’importance !

Car dans le cas de ce fameux suffrage universel, lesdits enjeux sont de taille ! Qu’il s’agisse d’un référendum ou d’élire un président, l’impact sur le pays est énorme. Et sur quelles bases votent les électeurs ? Ah, parlons-en !

On observe en effet globalement deux comportements électoraux.

Le premier, que Maurice Dupuis (de Paris) qualifierait de moutonneux, consiste à se fier aveuglément aux directives de quelque gourou politique. Outre le fait que ces directives sont vraisemblablement biaisées par les intérêts personnels dudit individu (car Maurice Dupuis ne se voile pas la face : nous ne vivons pas dans un monde parfait, et les personnes dédiées au bien général ne sont pas légion), on peut supposer que les décisions de cette personne sont prises sur la base d’une solide culture politique, teintée de subjectivité ou pas, bien évidemment. Quel intérêt alors, de s’encombrer d’un suffrage universel, si un mot d’une « tète » politique fait voter tout une masse de moutons comme il le demande ? Ne serait-il pas plus simple que seule cette personne soit habilitée à voter, puisqu’elle a, d’une manière ou d’une autre, la compétence pour juger et faire un choix en connaissance de cause ? Les votes de ses supporters ne sont il pas, au final, seulement représentatifs de la cote de popularité de notre tribun, plutôt que de la valeur de ses idées ?

Le second comportement concerne les gens qui se targuent de connaître la politique, alors que de toute évidence il n’en est rien. Ce genre de personne qui va vous expliquer doctement que, elle, elle a lu la constitution européenne dans son texte intégral, et qu’elle, elle a tout compris, et qu’il faut donc voter Oui/Non/Chaton/Tétine-en-réglisse, comme si il s’agissait d’une évidence, ou bien qu’il faut voter pour Sarkoyale ou Miterrac, pour le même genre de raisons. Au final, sur quoi se base la décision du vote ? Des données fragmentaires, mal interprétées par manque de compétence, ou de connaissances des contextes plus larges. Un vote non fondé sur la raison, et donc potentiellement dangereux.

Résulte donc que les décisions prises par la majorité des votants est basée soit sur de l’émotionnel, auquel cas le vote s’apparente plus à un concours de popularité qu’autre chose, soit sur du vent (« un raisonnement personnel » diraient les experts politiques du café du commerce). Quelle constatation rassurante pour l’avenir du pays !

Voilà pourquoi, Maurice Dupuis le dit, et le répète, le suffrage universel est une ânerie sans nom, dont le seul point positif est de limiter les risques de prise de pouvoir par une élite / un groupe quelconque.

En effet, il est relativement facile, pour plusieurs personnes bien placées, d’en placarder d’autres avec l’étiquette « bouuuuh c’est mal ! », et ainsi d’éliminer tout risque ou presque que ces personnes puissent d’une manière « normale » accéder au pouvoir, d’où elles seraient en position de s’installer. Maurice Dupuis a en mémoire les mêmes événements que surement bon nombre de ses lecteurs en lisant ces lignes, à savoir les élections lors desquelles le candidat du Front National, dont Maurice Dupuis taira le nom, est parvenu jusqu’au 2eme tour. On a vu se lever une foule de gens pour aller défiler, manifester dans les rues, on a même entendu certains appeler à l’interdiction, comme si la peste, le choléra et la petite vérole allaient s’abattre sur le pays si ce monsieur, que nous appelleront « le cyclope » par commodité, se voyait élu. Attention, Maurice Dupuis souhaite être très clair sur ce point : il n’est pas question de supposer que Maurice Dupuis, de Paris, adhère de quelconque manière aux idéologies cyclopéennes, et il a bien conscience qu’il serait dangereux qu’un tel individu gouverne. Ceci étant dit, Maurice Dupuis reste tout de même abasourdi du nombre de partisans de la liberté, d’expression entre autres, qui marchaient dans les rues pour protester contre un choix qui a été fait par plus de 20% des votants, à ce suffrage universel qui est si cher à ces défenseurs des droits de l’Homme. La liberté d’expression, oui, mais quand on reste du même avis que moi.

Le vice est allé jusqu'à, quelques années plus tard, la réutilisation de cet évènement à des fins politiques, pour diaboliser l’électorat du cyclope et de ses sbires, afin de les ramener dans « le droit chemin », à voter pour des candidats plus « propres sur eux ». On voit bien que, s’il y a eu un effet « bénéfique », il est entaché d’un mode de raisonnement au moins aussi pervers. Et il laisse à supposer que ce genre de manipulation de l’opinion (comprendre « de la popularité de quelques figures de proues ») est tout autant réalisable dans l’autre sens, pour inhiber un point de vue qui pourrait être bénéfique au pays mais qui nuirait aux « manipulateurs ».

Allez savoir, il y a bien une majorité de gens qui pensent que le suffrage universel est une bonne chose !

Ce point est donc non négligeable, certes, mais il ne suffit pas à pouvoir affubler ce système d’autant de qualificatifs pompeux qu’on en a l’habitude.

A quand le permis de voter ?

jeudi 3 janvier 2008

L'horreur dans le métro

Il y a quelques temps de cela, Maurice Dupuis (de Paris) vous avait mis au fait de l’existence d’un redoutable prédateur, la chaise de bureau. Aujourd’hui encore, dans sa grande bonté, et pour protéger les âmes innocentes du danger, Maurice Dupuis a décidé de présenter un fléau qui fait rage dans la région parisienne.

Depuis la nuit des temps, on n’avait pas connu pire calamité. Les légendes et mythes sont emplis de récits de catastrophes, toutes plus atroces les unes que les autres. Les Dieux s’évertuent depuis l’aube de l’humanité à pourrir la vie de ceux qui ne les vénèrent pas, pour flanquer une sainte trouille aux autres et leur insuffler juste ce qu’il faut de ferveur religieuse. Oh, bien sûr, ils ont fait fort au cours des siècles, la Nature elle-même n’étant pas en reste en matière d’accumulations catastrophiques pour le genre humain. Mais l’éruption du Vésuve et les douze plaies d’Egypte ne sont rien, RIEN, face à l’abomination que Maurice Dupuis va vous présenter aujourd’hui ! Place ! Car voici venir … les 4 plaies du RER ! *TA DA DAAAANNN*

En effet, Maurice Dupuis, de Paris, fréquente de manière quotidienne ce lieu de tous les dangers. Et de ces observations, il a retiré un certain nombre de comportements et d’individus dont la disparition subite et totale, telle celle des dinosaures il y a des éons, ne pourrait qu’être bénéfique à l’Humanité. Darwin, à nous !

La première –comprenez bien qu’il ne s’agit pas là d’une énumération graduée dans l’horreur, mais d’une simple facilité pour présenter ces choses– de ces plaies est constituée des utilisateurs de baladeurs en tout genre. Il se trouve qu’une portion non négligeable de cette population est composée de sinistres individus qui, non contents de se détruire les tympans au doux crincrin de leur musique poussée à des volumes démentiels, en font profiter tout le voisinage (et parfois même fort éloigné, le voisinage, c’est que ca crache ces engins là). Quoi de plus irritant pour l’Honnête Homme (comme dirait le regretté Confucius) fourbu (ou ensommeillé, selon si l’on se situe le soir après une dure journée de labeur, ou aux aurores, en route vers le sain travail qui permettra d’amener le pain sur la table) que d’avoir les oreilles désagréablement chatouillées par quelque relent de mauvaise musique (car le faquin musicogène n’écoute que rarement du Mozart à fond les ballons) criarde émise par un quelconque trublion voisin ? Fichtre ! Mais dites moi, n’est ce pas l’utilité du casque de justement pouvoir écouter sa musique sans gêner les personnes alentours ? Apparemment, cet usage est tombé en désuétude, au plus grand dam de Maurice Dupuis (de Paris). Il a même, un jour, et avec horreur et lassitude mêlées, été témoin d’un maroufle qui, non content de laisser tourner à des volumes impossibles son baladeur, avait jugé bon de retirer ses écouteurs et de les laisser pendre sur son col – sans doutes avait il trouvé plus simple d’éloigner la source du bruit plutôt que de baisser le volume ? Ah, mes amis, fuyez, fuyez loin, car il est trop tard, cette engeance est malheureusement trop implantée parmi nous pour qu’il y aie quelque espoir de rédemption !

Mais il est une autre catégorie de sinistres personnages qui cohabitent avec les sus-cités, et qui n’ont rien à leur envier en matière de pourrissage d’environnement, j’ai nommé : les maniaques du téléphone portable. Il est de notoriété publique que, si l’invention du téléphone portable n’est pas directement due au Malin, ce dernier a néanmoins joué un rôle majeur dans la popularisation de son utilisation dans les lieux publics. Maurice Dupuis l’a pressenti, dés l’époque ou on voyait des gens se pavaner dans la rue avec leur téléphone, et tenir –bien fort, je vous prie- des conversations de haute volée commençant invariablement par « Tu ne devineras jamais d’où je t’appelle » et se poursuivant fort souvent sur des thématiques telles que « Ben là, j’suis dans la rue, je marche, avec mes jambes, et tout ». On eut pu croire que l’engouement pour la téléphonie mobile, et surtout les comportements m’as-tu-vu-tesque associés allaient se banaliser avec le passage du temps : eh bien non. Pire : ils ont évolué, grâce aux progrès de la technologie, vers des sources d’emmerdement pour l’environnement innocent encore plus diverses. On peut maintenant, grâce à l’accroissement de l’autonomie des batteries, profiter pendant tout le trajet Chatelet-les-Halles / Orsay Ville des conversations passionnantes de la lycéenne boutonneuse lambda, ou du YUPy delta, avec force exclamations et détails, Maurice Dupuis vous prie de le croire. Mais attention ! Là ne s’arrêtent pas les joies de la téléphonie. Car ces engins de mort peuvent désormais faire office de baladeur, et on tombe donc fréquemment dans la situation précitée. Le pire étant ces maroufles ignorant tout de la technologie des écouteurs (ou décidant sciemment de s’en passer, ce qui serait plus probable), et qui utilisent, tels ces petites frappes des années 80 et leur lecteurs cassettes, leur téléphone pour diffuser plein pot leur musique et en faire profiter toute la rame de RER (musique de piètre qualité, il a déjà été exposé pourquoi, ce à quoi on peut rajouter la piètre acoustique fournie par les hauts parleurs de téléphone, logiquement non conçus pour jouer le rôle d’un ampli de salle de concert). Vous l’aurez compris : parmi les légions de l’emmerdement dans les transports en commun, si le walkmaneur est piquier, le téléphoneur mobile est le lourd cavalier en armure, sur le passage duquel la bienséance ne repousse pas.

Vous l’aurez remarqué (car, en tant que lecteurs-disciples de Maurice Dupuis de Paris, vous vous évertuez à développer un sens de l’observation digne des meilleurs pisteurs apaches), ces nuisibles ont un point commun : hors quelques rares exceptions, il s’agit de pollueurs sonores. Ils sont à ranger dans la même catégorie que les braillards qui ne savent s’exprimer qu’en vomissant les décibels (et qui constituent, au passage, une autre belle catégorie d’emmerdeurs).

Ah, si seulement, si SEULEMENT, les fléaux qui se tapissent dans le RER se limitaient à ca ! Hélas, l’impolitesse humaine est un peu le shoggoth de la société (là, Maurice Dupuis sait qu’il a perdu 90% de ses lecteurs dans cette métaphore hasardeuse, mais fi ! Culturez vous donc un peu, non mais) : elle peut prendre mille formes plus abjectes les unes que les autres.

C’est ainsi que Maurice Dupuis en vient au chapitre des bousculeurs. Ceux-ci se divisent en deux sous espèces.

D’une part, le bousculeur-qui-monte-sans-laisser-descendre ( Bousculoris ascendens emmerdoris de son petit nom latin). Ce triste sire vit en troupeaux, sur son habitant naturel, le quai de RER (ou de métro, ou arrêt de bus, selon les sous variétés). L’étrange animal (plein de rage, souvent, comme l’avait pressenti ce bon vieux Jean) possède un instinct qui le pousse, contre vents et marées, à se presser en grappe contre les portes du véhicule fraichement arrivé, au mépris de la santé de ses congénères, et surtout, en empêchant le voyageur las de descendre de son wagon. Ce faisant, il donne lieu (voire initie, selon l’agressivité latente de l’individu) à moult invectives et bousculades.

Le Bousculoris ascendens emmerdoris est, bien souvent, mais pas systématiquement, en conflit avec son cousin pas si éloigné, le bousculeur-qui-veut-absolument-ouvrir-la-porte (Bousculoris porti-fétichistus). De récentes études de l’université de Cambridge (menées en collaboration avec Maurice Dupuis de Paris, membre honoraire de la chaire de sciences sociales, entre autres) ont prouvé qu’à une époque, ces étranges animaux étaient des humains comme les autres, ce qui explique leur anthropomorphisme troublant. Une mutation, encore inexpliqués, les a mentalement bloqué au stade infantile dit du « je veux toucher à tous les boutons, na ! », et entraine une dégénérescence progressive vers le triste état qui devient le leur. Ces études ont également laissé supposer (mais rien n’est encoer définitivement prouvé) que les individus de cette espèce étaient susceptibles de muter très rapidement en fonction de leur environnement vers l’une ou l’autre des espèces (Bousculoris ascendens emmerdoris ou Bousculoris porti-fétichistus), selon qu’ils se trouvent sur un quai ou dans une rame. Toujours est il qu’ils sont aisément repérables : quelques dizaines de secondes avant l’arrivée en gare, l’individu le plus rapide du troupeau se précipite (suivi de ses confrères moins gâtés par la nature) vers les portes, bousculant au besoin toutes les personnes sur son chemin, avant de se saisir de la poignée d’ouverture de la porte avec un petit sourire de contentement personnel. Cette démonstration d’impolitesse est souvent accompagnée d’un borborygme que les linguistes pensent pouvoir traduire par « Pardon, j’descend a la prochaine », bien qu’il semble peu vraisemblable que l’animal n’aie pas conscience que les 15 personnes, sur les pieds desquels il vient de marcher et qui attendent également devant la porte, descendent également à la même station. Enfin, fier de son exploit, l’individu conclut sa performance en traversant à grand renfort de coups d’épaules la masse compacte des Bousculoris ascendens emmerdoris qui se tasse sur le quai, avant de s’élancer d’un petit pas de course dans les escalators (en panne, comme toujours, merci la RATP).

Alors, comment vous sentez vous désormais ? Maurice Dupuis (de Paris) lit dans vos yeux une crainte qui n’y était pas présente auparavant. Ah ! Vous en savez désormais un peu plus sur l’horreur rampante. C’est le prix à payer pour la connaissance. Au moins, personne en vous a forcé à participer à des cérémonies impies au clair de lune au fond d’un souterrain (vous comprenez un peu mieux pourquoi n trouve de moins en moins de cultes maléfiques dignes de ce nom ? les pré requis ne sont pas évidents), en sacrifiant quelque vierge à une idole venue du fond des âges en psalmodiant des cantiques gutturaux qu’aucune gorge humaine ne devrait pouvoir prononcer…

Bref, grâce à Maurice Dupuis, vous vous êtes culturé facile. C’est pas beau ca ?

Méditez bien ceci, et à bientôt pour de nouvelles révélations passionnantes !