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dimanche 22 novembre 2009

Diamonds are a girl's best friends

Aujourd’hui, Maurice Dupuis, de Paris, contrairement aux autres Compagnons de la Tétyne, ne va pas relater la 3ème instance de la TP. Non, radicalement à contre courant, Maurice Dupuis va vous relater ce qu’il a fait le lendemain de ladite TP.
Car, comme d’aucuns le savent déjà, Maurice Dupuis, de Paris, était de Jeu de Rôles en ce jour, et a testé pour la première fois Humanydyne.

Humanydyne, qu’est ce donc ? Il s’agit d’un jeu de rôles contemporain, dans un monde où les super héros (appelés post-humains) ont fait leur apparition pendant la seconde guerre mondiale. L’histoire s’en est trouvée radicalement modifiée, et, suite à de nombreux évènements, le bloc états-uniens, tout comme le bloc soviétique, ont décidé de se débarrasser des mutants, jugés trop dangereux, en les parachutant quasiment tous au Mexique, et plus particulièrement dans la riante ville de San Sepulcro, qui est depuis lors l’El-Dorado des post humains. Les joueurs incarnent des mutants recrutés par l’Humanydyne, une organisation visant a protéger les normaux des agissements des vilains post-humains.
Le background, sans etre d’une originalité monstre, est sympathique, et laisse place a pas mal d’improvisations pour un MJ créatif.

Passons au système de jeu.
La création du personnage est très libre. D’aucuns diront trop libre : en effet, à part quelques exemples de potentiels (typiquement, ce qui est lié aux attributs physiques) et talents (tout le reste, des compétences sociales à la maîtrise du combat, en passant par les pouvoirs surnaturels), le livre de base ne fournit que des échelles. Ainsi, un potentiel à 2 correspondra à un humain moyen (et donc les PJs auront par défaut cette valeur, si ils doivent être évalués sur un potentiels qu’ils n’ont pas explicitement développé pour leur personnage), 5 étant le maximum humainement possible. Un post humain peut monter jusqu’à 15…
En ce qui concerne les talents, il n’y a pas de valeur de base, tout le monde est à 0 a moins qu’il ne le spécifie explicitement. Mais rien n’empêche de prendre une compétence « Avoir l’air cool » ou encore « combat en slip » (authentique).
Le véritable scandale, à mon sens, vient des pouvoirs, qui fonctionnent presque sur le même modèle. On peut facilement avoir un pouvoir « changer le plomb en or », ou bien « se transformer en rhinocéros ». Ou bien par exemple un pouvoir de flux, type « création d’électricité ». Les limites des pouvoirs sont calculées à partir du score de ce pouvoir : on le multiplie par deux, et on obtient un total de point qui permet de définir la portée, la durée, les dommages, l’aire d’effet, etc. du pouvoir. Mais ces tables sont sur 15 niveaux seulement.
On peut donc aisément avoir un personnage avec un pouvoir de flux à 15 à la création du personnage, ce qui, en termes de jeu, se traduit par un PJ capable de détruire facilement ce qui reste de la lune (ou de détruire une ville située à une centaine de kilomètres, à plus forte raison).

Un second point noir au tableau d’Humanydyne, c’est l’évaluation des réussites. En effet, la résolution d’une action se passe comme suit :
  • le MJ pose une difficulté (exemple : 4)
  • Le joueur choisit un certain nombre de dés à lancer, entre 1 et 10, qui traduit l’implication qu’il met à effectuer cette action
  • On a ensuite un système de positifs et de négatifs : un point de difficulté compte pour un négatif. Un chiffre impair sur un dé compte pour un négatif (double négatif sur un 1). Un chiffre pair compte pour un positif (double positif sur un 6). Chaque point dans la compétence sollicitée par l’action annule un négatif. Chaque positif annule un négatif.

Prenons un exemple concret : Sergei, agent russe mutant électrique, décide de griller une ampoule qui clignote au plafond. C’est une action toute bête, le MJ décide d’une difficulté de 1. Sergei a 15 en Electricité, il lance 2 dés, et fait 1 et 3. 2 négatifs, plus un de la difficulté, ce qui nous en fait 3, largement annulés par les 15 en pouvoir de Sergei.
Mais pas de positifs : il échoue lamentablement. Un mutant avec 15 (rappelons le, le maximum, permettant largement d’atomiser une ville en termes de puissance) échoue à griller une pauvre ampoule.
Car le système est ainsi fait que, dans Humanydyne, avoir un score élevé dans une compétence n’augmente pas les chances de réussite : cela diminue simplement les risques d’échouer de manière critique…


Pour résumer cette après midi rolistique, fort sympathique au demeurant, Maurice Dupuis conclura sur ces éléments :
  • Humanydyne est un jeu riche, avec beaucoup de potentiel
  • Humanydyne n’est pas un jeu pour débutant.
  • Humanydyne n’est VRAIMENT pas un jeu pour MJ débutant. C’est extrêmement dur de tenir un groupe de joueurs spécialisés (Maurice Dupuis a failli oneshot le boss de fin avant même que le combat commence, par exemple), même pour un MJ confirmé (comme le notre)
  • Humanydyne pourrait s’accommoder d’une révision du système de règles, ou d’une customisation, pour le rendre moins frustrant

Ceci dit, vivement la suite.


Si vous ne comprenez par le rapport entre le sujet et le titre de ce billet, c'est que vous n'étiez pas à la table cet après midi. Pas d'inquiétude.


samedi 12 septembre 2009

Culturons nous avce Maurice Dupuis

Salutations, ami lecteur.
En cette bonne journée du 12 septembre de l'an de grâce 2009, a eu lieu la seconde édition de la Tétyne Party. Peu de surprises, Typhon a chain-failé comme de juste, BtK était resplendissante dans sa PRB (+5 en Charisme), et, croyez le ou non, tout le monde était à l'heure (voire même en avance, pour la majorité des gens).

Mais non, ce n'est pas l'attendu qui amène aujourd'hui Maurice Dupuis, de Paris, a publier ce modeste billet. Non. Il s'agit de l'atroce révélation qu'Il a eue lors du passage à l'Académie de la Bière, lorsque son célèbre "Enfin, tout ça, ça fera pas revenir Mike Brant" a eu pour seul écho (unanime, qui plus est) : "Qui ca ? Connais pas.".

Ah, pauvre France ! Ah ca, pour publier des fesses de Rhianna sur des blogs du web 2.0, y a du monde, pour sur ! Mais alors pour connaitre de véritables artistes, on est déjà moins nombreux, hein ?
Croyez le ou pas, même après que Maurice Dupuis, de Paris, se soit laissé aller à pousser la chansonnette afin de tenter de rafraichir la mémoire des participants par un air connu, Il s'est heurté à des regards perplexes.

Adonc, grand seigneur, préoccupé de la culture de son prochain, Maurice Dupuis a décidé d'aider ses lecteurs a en acquérir un vernis minimum.
Ainsi, place à Mike !







Dans un registre légèrement différent, après en avoir révélé le secret autour d'une table pizzériatesque, Maurice Dupuis, de Paris, va répondre à la devinette de son billet précédent, à savoir l'origine de la citation lui servant de titre.

Il s'agit d'un poeme, vraisemblablement écrit par un moine éméché pris d'une envolée lyrique, à la gloire du Kirsch de la Marsotte, produit à l'abbaye de Mouthier Haute Pierre. Le poème, complet comme présenté sur les étiquettes des bouteilles, est le suivant :

Dédaignant la critique,
Bravant la concurrence,
Des plus brillants concours il est sorti vainqueur.
Il a le doux parfum, joint à la succulence
Dont les plus fins gourmets apprécient la valeur.
C'est la douce Ambroisie, c'est le nectar des Dieux,
Qui jadis aiguisait l'esprit de nos aïeux.
Ô Mouthier, de ton kirsch célébrons la victoire !
Il est de son destin, et l'honneur, et la gloire.


Merci de votre attention.

jeudi 3 septembre 2009

C'est la douce ambroisie [...] qui jadis aiguisait l'esprit de nos aieux

Aujourd'hui, Maurice Dupuis, de Paris, a décidé de faire une pause dans la série de ses publications littéraires, et ce à des fins éducatives.
En effet, les plus attentifs d'entre vous se souviendront sans peine du précédent billet où Maurice Dupuis, de Paris, détaillait le modus opérandi nécessaire à l'élaboration du brevage des Dieux, à savoir l'Ice Coffee. Toutefois, Maurice Dupuis, suite à cette expérience, est resté sur sa faim. En effet, Il lui a toujours semblé, depuis, qu'il manquait quelque chose. Que cette première publication en appelait une seconde. C'est pourquoi aujourd'hui, Maurice Dupuis vous fait une fois de plus part de ses secrets culinaires, en vous dévoilant sa recette de curry, plus connue dans les milieux spécialisés sous le nom de "Ambroisie de l'extase des sens aux mille épices" (traduction littérale du Mandarin).


Aussi, ne perdons plus de temps, car je vous sens fébrile, passons à la recette.

Tout d'abord, il vous faudra préparer du riz. Cet aliment s'accomodant fort bien d'etre préparé à l'avance et mis au frais, Maurice Dupuis ne saurait que trop conseiller d'en avoir une bonne dose sous la main déjà prèt, pour limiter le nombre de choses à faire.
Il faudra également :
  • une petite poele
  • une casserole
  • un épluche légumes
  • un grand couteau d'éventreur (ou, à défaut, de cuisine)
  • des carottes (1/2 pour 1 personne)
  • des pommes de terre (1 pour une personne)
  • des steaks hachés (1 pour une personne)
  • du sel
  • des cubes de curry (trouvables en épicerie japonaise - Maurice Dupuis a trouvé un seul fournisseur à Paris, et s'y tient donc : l'épicerie Kioko, dans le 2è arrondissement de Paris, pres de l'Opera)
  • de la poudre de curry (optionnel, ca dépend de vos gouts en matiere d'épicage, et du degré de force du curry en cubes)



Dans un premier temps, il faut préparer les légumes.
Eplucher les carottes, les laver, puis les couper en petits morceaux.



De meme, éplucher les pommes de terre, les laver puis les découper.



Ensuite, verser un fond d'eau dans la casserole. Cette eau servira de base pour le curry, donc il faut éviter d'en mettre trop si on ne veut pas finir avec de la lavasse (ou 10L de curry en trop), mais en mettre assez pour cuire les légumes, tout en sachant que cela réduira raisonnablement apres l'ajout des cubes de curry. Maurice Dupuis, de Paris, dose en général 40-45cl d'eau pour une personne, quitte à forcer un peu sur la chauffe ensuite pour réduire le volume.

Faire bouillir l'eau, puis ajouter les légumes, et les laisser cuire environ 5-7 minutes à feu doux.



On peut en parallèle commencer a s'occuper de la viande.
Les faire griller au beurre dans la petite poele. A mi-cuisson, les decouper en petits morceaux et les laisser finir de griller à feu dous dans la poele.



Les 5-7 minutes pour les légumes devraient etre environ écoulées. On peut maintenant ajouter un peu de sel dans l'eau de cuisson, et les cubes de curry. La dose dépend des gouts de chacun, et du volume d'eau de cuisson. Pour une personne, Maurice Dupuis, de Paris, met entre 1 et 1 cube et demi, mais c'est beaucoup au jugé.



Bien remuer pour dissoudre les cubes, en montant un peu le feu pour faire réduire le tout. Quand le mélange semble homogène, ajouter la viande, et continuer à mélanger quelques instants (~1-2 minutes), en goutant et en ajustant le sel et la poudre de curry pour obtenir le gout désiré.



Pendant cette dernière phase, on peut facilement remplir une assiette de riz et la réchauffer au micro ondes.



Une fois le riz réchauffé, il ne reste plus qu'a verser le contenu de la casserole par dessus.

Profit.





PS : il y a une éminente référence littéraire dans le titre de ce billet. Mais je mettrais ma main à couper dans le feu que personne ne saura trouver de quoi il s'agit. Les paris sont lancés !


mercredi 12 août 2009

Combien de sucres dans votre 1,3,7-trimethylxanthine ?

Bonsoir, ami lecteur.
Aujourd'hui, Maurice Dupuis, de Paris, a décidé de vous révéler une autre facette de sa (merveilleuse, celà va sans dire, mais mieux en le disant) personnalité. En effet, s'il est désormais bien connu que Maurice Dupuis est un écrivain de talent à la plume leste, un plongeur sous marin sans peur, un chercheur digne du professeur Thibault, un bassiste que tous les plus grands groupes s'arrachent, sans compter un assistant shériff pare balles, il est bien peu de personnes qu'il est également un Chef cuisinier de première classe.

Aussi, le billet d'aujourd'hui traitera d'une recette simple, mais savoureuse, de Maurice Dupuis, grand amateur de café devant Lui-Meme, à savoir l'Ice Coffee.

Les ingrédients et ustensiles sont les suivants :
  • un récipient gradué afin de préparer la mixture
  • une cuiller
  • du café en poudre (très important, les granules, c'est non seulement moins bon, mais ne plus ca se dissout très mal dans un liquide froid, et donc ca complique grandement la préparation)
  • du sucre en poudre
  • du lait



Tout d'abord, il convient de de doser environ 30 grammes de café (on se reperera par rapport aux graduations "sucre", parce que Maurice Dupuis de Paris en a décidé ainsi)



Ensuite, on ajoute environ 30g de sucre par dessus.



On mélange bien les deux poudres pour un mélange homogène, ou à peu près.



On rajoute 35 cl de lait froid, et on mélange vigoureusement avce la cuiller pour bien dissoudre tout ca.



Ensuite on laisse reposer un peu au frigo, histoire de bien refroidir le tout.

Et enfin, on peut servir dans un grand verre, après avoir remélangé vigoureusement une dernière fois, pour faire mousser un peu le mélange.



Idéalement, si on dispose d'un blender, on peut rajouter quelques glacons et blender le tout, ca donne une consistance un peu plus cremeuse en plus de refroidir vraiment la boisson. C'est meilleur, mais il faut avoir ledit blender.

Alors, merci qui ?


PS : Si vous vous etes fait la remarque "Hey, mais il manque la cuiller dans la photo du matériel !", félicitations, vous avez l'esprit aussi attaché aux détails insignifiants que l'Aimable Hôte de ce blog.

vendredi 26 juin 2009

Comme d'aucuns le savent déjà, Maurice Dupuis, de Paris, est un écrivain dont l'étendue du talent ne peut se comparer qu'à sa modestie, profondément ancrée en Lui par une longue pratique de l'ascèse et de la méditation dans les montagnes sacrées du Japon, sous la guidance spirituelle du bon Kobo Daishi.

Toutefois, ce que vous ne savez pas, c'est qu'Il est également atteint d'une grave maladie. Hélas, cent fois hélas, Maurice Dupuis, de Paris, souffre d'un grave cas d'hypertrophie capillo-palmaire à métastases procrastiniques, qui L'entrave considérablement lorsqu'il est question de coucher sur le papier, ou simplement de recopier des ouvres manuscrites, à un format plus adapté à la publication internettienne.

Toutefois, dans un regain d'activité, luttant contre la triste condition qui est Sienne, Maurice Dupuis, de Paris, est parvenu à jeter les bases de ce qui deviendra, nulle n'en doute un seul instant, un futur best seller international (ou "meilleurj ventòj mundial", comme diraient notre ami Riton). Certes, pour le moment, seuls les personnages principaux du récit (enfin, les qualtre - 4 - ammenés à apparaitre de manière récurrente) sont cadrés.
L'accroche du récit est, telle l'une des innombrables oeuvres de Rousseau, écrite, mais seulement dans la tête de Maurice Dupuis. Mais un jour, oh oui, un jour, elle sera écrite pour de vrai. Maurice Dupuis, de Paris, y compte bien.

Adonc, pourquoi ce billet ? Deux raisons, en réalité.
D'une part, une annonce pour provoquer l'anticipation des foules (en délire, comme toujours), est toujours de bon aloi.
D'autre part, cela permet de se donne un bon coup de pied au derche et une couche de motivation supplémentaire pour, au moins, commencer a écrire quelque chose, ne serait ce que pour ne pas passer pour un bonimenteur. Testé et approuvé avec les billets du triplog nippon.

Toutefois, modérons nos ardeurs. En effet, la situation de Maurice Dupuis, de Paris, est telle qu'en ce moment, il Lui est assez difficile de faire des plans pour l'avenir, aussi les disponibilités nécessaires à une production littéraire vont elles aller et venir au gré du temps (et de l'humeur de Sa hiéarchie, aussi). Mais n'ayez crainte, ca finira bien par arriver !


mercredi 1 avril 2009

Money money money~~


Comme vous le savez surement (et si ce n'est pas le cas, lisez le billet précédent, tas de feignasses), Maurice Dupuis, de Paris, va sous peu s'exporter au pays des Geishas, de l'okonomiyaki, et des gateaux bizarres dont on ne peut prévoir le gout avant qu'il ne soit trop tard, à savoir le Japon.

A cette occasion, Il s'est mit en quête, il y a quelques jours, d'un aimable escr usuri voleu agent de change, afin d'échanger quelques petites coupures contre des gros billets plein de zéros.


Après une longue réflexion, Maurice Dupuis, de Paris, fit route vers Montparnasse, où il savait pouvoir trouver un pourvoyeur de liquidités idoine. Confiant, Il se renseigne, et présente sa carte Visa Premier Gold VIP Internacionàl del Sol Exxxxclusive afin de régler la transaction. Et là, le couperet tombe :
"Je peux avoir une pièce d'identité ?".
_ Certes, tenez mon brave, prenez donc !", avant de tendre Sa carte d'identité.

Et bien figurez vous qu'une carte d'identité périmée ne constitue pas une piece d'identité suffisante pour acheter des liquidités avec une carte Gold (et accessoirement pour aucune opération bancaire). Maurice Dupuis, de Paris, a du Se résoudre à tirer du liquide au distributeur à billets attenant (le seul de la gare montparnasse, un autre point surprenant, d'ailleurs) pour pouvoir faire Son opération de change.
Etrangement, lorsque, muni d'une grosse liasse d'euros froissés, Maurice Dupuis s'est présenté à nouveau au guichet, son pédigrée, périmé ou pas, importait nettement moins à l'employé, qui s'est empressé avec une complaisance que dans une autre profession on aurait pu juger suspecte, de se livrer à un comptage en règle desdits biffetons.


Cette (més)aventure a quand meme soulevé quelques interrogations dans l'esprit de Maurice Dupuis, de Paris, qui, comme vous le savez surement, est toujours à l'affut d'incongruités dans le monde qui L'entoure.

D'une part, n'est il pas un peu hypocrite d'exiger d'une personne munie d'une carte bancaire et souhaitant effectuer somme toutes un achat "presque comme les autres", qu'elle montre patte blanche avec moult pièces d'identités, exigées dans nulle autre circonstance ? Quand on pense que présenter une carte d'identité meme périmée, voire un permis de conduire, suffit la plupart du temps pour un réglement par chèque, malgré les risques bien plus importants de xyloplastie, on est en droit de s'interroger.

On peut d'autant plus s'interroger sur la pertinence de ce controle d'identité, qui disparait aussitot présentée la moindre liasse de billet. Il faut croire qu'une personne se baladant avec potentiellement plusieurs millieurs d'euros en petites coupures sur soi et plus digne de confiance qu'une personne souhaitant faire son change avec sa carte Premier. Les billets, tout comme la carte, peuvent etre volés. La carte, tout comme les billets, garantit un paiement à l'agence de change. So what ? (Alorj koi ? -pour nos amis esperantophones, ne faisons pas de jaloujs- )

On atteint des sommets de ridicule avec l'exigence d'une carte d'identité valide afin d'autentifier le porteur de ladite carte. Oh, l'ignoble individu ! Non seulement il a volé la carte visa et le code d'un honnète citoyen, mais il est en plus allé faire les poubelles de la préfecture pour récupérer une carte d'identité périmée pour parfaire l'illusion qu'il en est le porteur légitime. Heureusement que les banquiers et agents de change sont malins, on ne la leur fait pas, à eux !
Ils ne sont pas aussi laxistes que ces fonctionnaires du ministère de l'intérieur qui délivrent des passeports électroniques / biométriques sur présentation d'une CI, meme périmée, comme pièce d'identité.
Ou que ces memes fonctionnaires, qui affirment haut et fort qu'une carte d'identité, meme périmée, est bien suffisante pour tout, et qu'il n'est pas nécessaire de faire un renouvellement, lorsqu'on les sollicite à ce sujet.

Comme dirait l'éminent Roland Séroussi 1 : "Mes amis, je vous prie de me croire, on marche sur la tête, vrai ou pas ?"2

1 : Google-ez ce brave homme, si vous voulez en savoir plus
2 : Authentique ! 3
3 : Ou à peu près



lundi 18 février 2008

Le suffrage universel

Aujourd’hui, et après une absence qui, il n’en doute pas, a jeté ses lecteurs dans un désarroi à la mesure de sa popularité, Maurice Dupuis (de Paris) se réattelle à son clavier, pour aborder, une fois n’est pas coutume, un sujet que d’aucuns qualifieraient de sérieux.

Car aujourd’hui, Maurice Dupuis, sans craindre de s’exposer aux foudres de l’opinion publique (qualificatif qui en dit déjà bien assez sur la valeur qu’on doit lui accorder) bien pensante, va aborder le délicat thème de la pertinence de la démocratie, avec le tact et la délicatesse qui le caractérisent.

N’ayant cependant pas pour objectif de produire une thèse exhaustive sur le sujet (Maurice Dupuis de Paris est d’un naturel modeste, que croyez-vous !), Il ne s’attardera que sur un point particulièrement aberrant, et qui fait néanmoins la fierté de l’Etat Français et de quelques autres de par le globe : le suffrage universel direct.

Ah, la merveilleuse institution que voilà ! Tous ensembles, citoyens unis dans un même élan par leur volonté d’améliorer la Nation, votons, déposons notre précieux bulletin dans les urnes, pour faire entendre notre voix, celle qui fera peut être la différence, qui sait, car elle a tout autant de poids dans les urnes que celle d’un sénateur, d’un magnat de la finance, ou d’un ministre, et ainsi nous guider sur le chemin des lendemains qui chantent…

Franchement.

Maurice Dupuis, de Paris, a le plus grand mal à comprendre comment une telle ânerie peut faire recette et illusion dans l’esprit de millions de personnes, sommes toutes à priori douées de facultés cognitives plus évoluées qu’une palourde. Et Maurice Dupuis tremblerait (s’il était de cette race d’Hommes qui connaît la peur, ce qui n’est bien évidemment pas le cas) à l’idée que l’avenir du pays dans lequel il vit soit gouverné, même indirectement, par un troupeau d’ânes non éduqués et totalement imperméables aux enjeux économiques et politiques qui président aux destinées des Nations. Car, si on y regarde de plus près, la population votante n’est pas constituée d’une majorité d’énarques (quel que soit l’opinion que l’on peut avoir de ces sinistres personnages, là n’est pas le problème), mais bel et bien de pékins lambda totalement inaptes à émettre un jugement pertinent sur les grands sujets qui constituent l’actualité politico économiques du pays (jugement dépassant le niveau d’une brève de comptoir, s’entend).

Là, devraient s’élever les premier boucliers. Qui diable est cet individu qui prétend remettre en cause le meilleur régime politique jamais mis en place de l’histoire de l’humanité ? Qui est ce maroufle, ce faquin, ce misérable, qui du bélier de ses diatribes tente d’abattre les portes de la liberté d’expression ? Eh bien, hormis le fait qu’il est évident que les portes sont communément faites pour être ouvertes, Maurice Dupuis se réaffirme une fois de plus dans sa conviction. La liberté d’expression ne donne pas licence à juger de la qualification d’un quelconque individu à gouverner. « J’aime bien Maurice » (opinion tout à fait louable, au demeurant), n’implique certainement pas « Maurice ferait un bon président de la République », amalgame que font trop souvent les électeurs.

On a coutume, à ce point de la discussion, de sortir le parallèle éculé selon lequel on n’a pas besoin d’être artiste pour être critique d’art. Là encore, il s’agit d’une bêtise sans nom, car lorsqu’on tente d’établir un parallèle illustratif, il est de bon aloi que les choses soient un minimum comparables, ce qui n’est en l’occurrence pas le cas. Seuls quelques sinistres individus de mauvaise foi avanceraient que les critiques d’art n’ont aucune compétence pour juger de la qualité d’une œuvre d’art. La plupart du temps, il s’agit de personnes trempant dans le milieu depuis de longues années, ayant souvent, mais certes pas toujours, une formation artistique jusqu’à un certain point. Maintenant, Maurice Dupuis pose la question : est ce que l’électeur moyen a suivi une formation politique ? Est il impliqué directement dans quelque organisation politique (autrement qu’en cotisant pour adhérer à un parti histoire de se faire payer des merguez une fois l’an à un grand festival qui tient plus de la Garden party que du séminaire d’études politiques) ? La réponse devrait être évidente : non.

On voit ainsi que les données sont faussées. Le parallèle n’a pas lieu d’être.

Ainsi, consulter le peuple entier sur des questions de politique, c’est comme demander à un aveugle de critiquer une toile, à un sourd d’analyser une symphonie, à un aveugle/sourd de voter à la Star Academy (Maurice Dupuis a bien conscience que cette concession qu’il fait dans ses exemples fait considérablement baisser le niveau de sa diatribe, mais il souhaite néanmoins se mettre à niveau afin de toucher le plus grand public possible). C’est aberrant, non pertinent, voire même dangereux si les enjeux sont d’importance !

Car dans le cas de ce fameux suffrage universel, lesdits enjeux sont de taille ! Qu’il s’agisse d’un référendum ou d’élire un président, l’impact sur le pays est énorme. Et sur quelles bases votent les électeurs ? Ah, parlons-en !

On observe en effet globalement deux comportements électoraux.

Le premier, que Maurice Dupuis (de Paris) qualifierait de moutonneux, consiste à se fier aveuglément aux directives de quelque gourou politique. Outre le fait que ces directives sont vraisemblablement biaisées par les intérêts personnels dudit individu (car Maurice Dupuis ne se voile pas la face : nous ne vivons pas dans un monde parfait, et les personnes dédiées au bien général ne sont pas légion), on peut supposer que les décisions de cette personne sont prises sur la base d’une solide culture politique, teintée de subjectivité ou pas, bien évidemment. Quel intérêt alors, de s’encombrer d’un suffrage universel, si un mot d’une « tète » politique fait voter tout une masse de moutons comme il le demande ? Ne serait-il pas plus simple que seule cette personne soit habilitée à voter, puisqu’elle a, d’une manière ou d’une autre, la compétence pour juger et faire un choix en connaissance de cause ? Les votes de ses supporters ne sont il pas, au final, seulement représentatifs de la cote de popularité de notre tribun, plutôt que de la valeur de ses idées ?

Le second comportement concerne les gens qui se targuent de connaître la politique, alors que de toute évidence il n’en est rien. Ce genre de personne qui va vous expliquer doctement que, elle, elle a lu la constitution européenne dans son texte intégral, et qu’elle, elle a tout compris, et qu’il faut donc voter Oui/Non/Chaton/Tétine-en-réglisse, comme si il s’agissait d’une évidence, ou bien qu’il faut voter pour Sarkoyale ou Miterrac, pour le même genre de raisons. Au final, sur quoi se base la décision du vote ? Des données fragmentaires, mal interprétées par manque de compétence, ou de connaissances des contextes plus larges. Un vote non fondé sur la raison, et donc potentiellement dangereux.

Résulte donc que les décisions prises par la majorité des votants est basée soit sur de l’émotionnel, auquel cas le vote s’apparente plus à un concours de popularité qu’autre chose, soit sur du vent (« un raisonnement personnel » diraient les experts politiques du café du commerce). Quelle constatation rassurante pour l’avenir du pays !

Voilà pourquoi, Maurice Dupuis le dit, et le répète, le suffrage universel est une ânerie sans nom, dont le seul point positif est de limiter les risques de prise de pouvoir par une élite / un groupe quelconque.

En effet, il est relativement facile, pour plusieurs personnes bien placées, d’en placarder d’autres avec l’étiquette « bouuuuh c’est mal ! », et ainsi d’éliminer tout risque ou presque que ces personnes puissent d’une manière « normale » accéder au pouvoir, d’où elles seraient en position de s’installer. Maurice Dupuis a en mémoire les mêmes événements que surement bon nombre de ses lecteurs en lisant ces lignes, à savoir les élections lors desquelles le candidat du Front National, dont Maurice Dupuis taira le nom, est parvenu jusqu’au 2eme tour. On a vu se lever une foule de gens pour aller défiler, manifester dans les rues, on a même entendu certains appeler à l’interdiction, comme si la peste, le choléra et la petite vérole allaient s’abattre sur le pays si ce monsieur, que nous appelleront « le cyclope » par commodité, se voyait élu. Attention, Maurice Dupuis souhaite être très clair sur ce point : il n’est pas question de supposer que Maurice Dupuis, de Paris, adhère de quelconque manière aux idéologies cyclopéennes, et il a bien conscience qu’il serait dangereux qu’un tel individu gouverne. Ceci étant dit, Maurice Dupuis reste tout de même abasourdi du nombre de partisans de la liberté, d’expression entre autres, qui marchaient dans les rues pour protester contre un choix qui a été fait par plus de 20% des votants, à ce suffrage universel qui est si cher à ces défenseurs des droits de l’Homme. La liberté d’expression, oui, mais quand on reste du même avis que moi.

Le vice est allé jusqu'à, quelques années plus tard, la réutilisation de cet évènement à des fins politiques, pour diaboliser l’électorat du cyclope et de ses sbires, afin de les ramener dans « le droit chemin », à voter pour des candidats plus « propres sur eux ». On voit bien que, s’il y a eu un effet « bénéfique », il est entaché d’un mode de raisonnement au moins aussi pervers. Et il laisse à supposer que ce genre de manipulation de l’opinion (comprendre « de la popularité de quelques figures de proues ») est tout autant réalisable dans l’autre sens, pour inhiber un point de vue qui pourrait être bénéfique au pays mais qui nuirait aux « manipulateurs ».

Allez savoir, il y a bien une majorité de gens qui pensent que le suffrage universel est une bonne chose !

Ce point est donc non négligeable, certes, mais il ne suffit pas à pouvoir affubler ce système d’autant de qualificatifs pompeux qu’on en a l’habitude.

A quand le permis de voter ?

jeudi 3 janvier 2008

L'horreur dans le métro

Il y a quelques temps de cela, Maurice Dupuis (de Paris) vous avait mis au fait de l’existence d’un redoutable prédateur, la chaise de bureau. Aujourd’hui encore, dans sa grande bonté, et pour protéger les âmes innocentes du danger, Maurice Dupuis a décidé de présenter un fléau qui fait rage dans la région parisienne.

Depuis la nuit des temps, on n’avait pas connu pire calamité. Les légendes et mythes sont emplis de récits de catastrophes, toutes plus atroces les unes que les autres. Les Dieux s’évertuent depuis l’aube de l’humanité à pourrir la vie de ceux qui ne les vénèrent pas, pour flanquer une sainte trouille aux autres et leur insuffler juste ce qu’il faut de ferveur religieuse. Oh, bien sûr, ils ont fait fort au cours des siècles, la Nature elle-même n’étant pas en reste en matière d’accumulations catastrophiques pour le genre humain. Mais l’éruption du Vésuve et les douze plaies d’Egypte ne sont rien, RIEN, face à l’abomination que Maurice Dupuis va vous présenter aujourd’hui ! Place ! Car voici venir … les 4 plaies du RER ! *TA DA DAAAANNN*

En effet, Maurice Dupuis, de Paris, fréquente de manière quotidienne ce lieu de tous les dangers. Et de ces observations, il a retiré un certain nombre de comportements et d’individus dont la disparition subite et totale, telle celle des dinosaures il y a des éons, ne pourrait qu’être bénéfique à l’Humanité. Darwin, à nous !

La première –comprenez bien qu’il ne s’agit pas là d’une énumération graduée dans l’horreur, mais d’une simple facilité pour présenter ces choses– de ces plaies est constituée des utilisateurs de baladeurs en tout genre. Il se trouve qu’une portion non négligeable de cette population est composée de sinistres individus qui, non contents de se détruire les tympans au doux crincrin de leur musique poussée à des volumes démentiels, en font profiter tout le voisinage (et parfois même fort éloigné, le voisinage, c’est que ca crache ces engins là). Quoi de plus irritant pour l’Honnête Homme (comme dirait le regretté Confucius) fourbu (ou ensommeillé, selon si l’on se situe le soir après une dure journée de labeur, ou aux aurores, en route vers le sain travail qui permettra d’amener le pain sur la table) que d’avoir les oreilles désagréablement chatouillées par quelque relent de mauvaise musique (car le faquin musicogène n’écoute que rarement du Mozart à fond les ballons) criarde émise par un quelconque trublion voisin ? Fichtre ! Mais dites moi, n’est ce pas l’utilité du casque de justement pouvoir écouter sa musique sans gêner les personnes alentours ? Apparemment, cet usage est tombé en désuétude, au plus grand dam de Maurice Dupuis (de Paris). Il a même, un jour, et avec horreur et lassitude mêlées, été témoin d’un maroufle qui, non content de laisser tourner à des volumes impossibles son baladeur, avait jugé bon de retirer ses écouteurs et de les laisser pendre sur son col – sans doutes avait il trouvé plus simple d’éloigner la source du bruit plutôt que de baisser le volume ? Ah, mes amis, fuyez, fuyez loin, car il est trop tard, cette engeance est malheureusement trop implantée parmi nous pour qu’il y aie quelque espoir de rédemption !

Mais il est une autre catégorie de sinistres personnages qui cohabitent avec les sus-cités, et qui n’ont rien à leur envier en matière de pourrissage d’environnement, j’ai nommé : les maniaques du téléphone portable. Il est de notoriété publique que, si l’invention du téléphone portable n’est pas directement due au Malin, ce dernier a néanmoins joué un rôle majeur dans la popularisation de son utilisation dans les lieux publics. Maurice Dupuis l’a pressenti, dés l’époque ou on voyait des gens se pavaner dans la rue avec leur téléphone, et tenir –bien fort, je vous prie- des conversations de haute volée commençant invariablement par « Tu ne devineras jamais d’où je t’appelle » et se poursuivant fort souvent sur des thématiques telles que « Ben là, j’suis dans la rue, je marche, avec mes jambes, et tout ». On eut pu croire que l’engouement pour la téléphonie mobile, et surtout les comportements m’as-tu-vu-tesque associés allaient se banaliser avec le passage du temps : eh bien non. Pire : ils ont évolué, grâce aux progrès de la technologie, vers des sources d’emmerdement pour l’environnement innocent encore plus diverses. On peut maintenant, grâce à l’accroissement de l’autonomie des batteries, profiter pendant tout le trajet Chatelet-les-Halles / Orsay Ville des conversations passionnantes de la lycéenne boutonneuse lambda, ou du YUPy delta, avec force exclamations et détails, Maurice Dupuis vous prie de le croire. Mais attention ! Là ne s’arrêtent pas les joies de la téléphonie. Car ces engins de mort peuvent désormais faire office de baladeur, et on tombe donc fréquemment dans la situation précitée. Le pire étant ces maroufles ignorant tout de la technologie des écouteurs (ou décidant sciemment de s’en passer, ce qui serait plus probable), et qui utilisent, tels ces petites frappes des années 80 et leur lecteurs cassettes, leur téléphone pour diffuser plein pot leur musique et en faire profiter toute la rame de RER (musique de piètre qualité, il a déjà été exposé pourquoi, ce à quoi on peut rajouter la piètre acoustique fournie par les hauts parleurs de téléphone, logiquement non conçus pour jouer le rôle d’un ampli de salle de concert). Vous l’aurez compris : parmi les légions de l’emmerdement dans les transports en commun, si le walkmaneur est piquier, le téléphoneur mobile est le lourd cavalier en armure, sur le passage duquel la bienséance ne repousse pas.

Vous l’aurez remarqué (car, en tant que lecteurs-disciples de Maurice Dupuis de Paris, vous vous évertuez à développer un sens de l’observation digne des meilleurs pisteurs apaches), ces nuisibles ont un point commun : hors quelques rares exceptions, il s’agit de pollueurs sonores. Ils sont à ranger dans la même catégorie que les braillards qui ne savent s’exprimer qu’en vomissant les décibels (et qui constituent, au passage, une autre belle catégorie d’emmerdeurs).

Ah, si seulement, si SEULEMENT, les fléaux qui se tapissent dans le RER se limitaient à ca ! Hélas, l’impolitesse humaine est un peu le shoggoth de la société (là, Maurice Dupuis sait qu’il a perdu 90% de ses lecteurs dans cette métaphore hasardeuse, mais fi ! Culturez vous donc un peu, non mais) : elle peut prendre mille formes plus abjectes les unes que les autres.

C’est ainsi que Maurice Dupuis en vient au chapitre des bousculeurs. Ceux-ci se divisent en deux sous espèces.

D’une part, le bousculeur-qui-monte-sans-laisser-descendre ( Bousculoris ascendens emmerdoris de son petit nom latin). Ce triste sire vit en troupeaux, sur son habitant naturel, le quai de RER (ou de métro, ou arrêt de bus, selon les sous variétés). L’étrange animal (plein de rage, souvent, comme l’avait pressenti ce bon vieux Jean) possède un instinct qui le pousse, contre vents et marées, à se presser en grappe contre les portes du véhicule fraichement arrivé, au mépris de la santé de ses congénères, et surtout, en empêchant le voyageur las de descendre de son wagon. Ce faisant, il donne lieu (voire initie, selon l’agressivité latente de l’individu) à moult invectives et bousculades.

Le Bousculoris ascendens emmerdoris est, bien souvent, mais pas systématiquement, en conflit avec son cousin pas si éloigné, le bousculeur-qui-veut-absolument-ouvrir-la-porte (Bousculoris porti-fétichistus). De récentes études de l’université de Cambridge (menées en collaboration avec Maurice Dupuis de Paris, membre honoraire de la chaire de sciences sociales, entre autres) ont prouvé qu’à une époque, ces étranges animaux étaient des humains comme les autres, ce qui explique leur anthropomorphisme troublant. Une mutation, encore inexpliqués, les a mentalement bloqué au stade infantile dit du « je veux toucher à tous les boutons, na ! », et entraine une dégénérescence progressive vers le triste état qui devient le leur. Ces études ont également laissé supposer (mais rien n’est encoer définitivement prouvé) que les individus de cette espèce étaient susceptibles de muter très rapidement en fonction de leur environnement vers l’une ou l’autre des espèces (Bousculoris ascendens emmerdoris ou Bousculoris porti-fétichistus), selon qu’ils se trouvent sur un quai ou dans une rame. Toujours est il qu’ils sont aisément repérables : quelques dizaines de secondes avant l’arrivée en gare, l’individu le plus rapide du troupeau se précipite (suivi de ses confrères moins gâtés par la nature) vers les portes, bousculant au besoin toutes les personnes sur son chemin, avant de se saisir de la poignée d’ouverture de la porte avec un petit sourire de contentement personnel. Cette démonstration d’impolitesse est souvent accompagnée d’un borborygme que les linguistes pensent pouvoir traduire par « Pardon, j’descend a la prochaine », bien qu’il semble peu vraisemblable que l’animal n’aie pas conscience que les 15 personnes, sur les pieds desquels il vient de marcher et qui attendent également devant la porte, descendent également à la même station. Enfin, fier de son exploit, l’individu conclut sa performance en traversant à grand renfort de coups d’épaules la masse compacte des Bousculoris ascendens emmerdoris qui se tasse sur le quai, avant de s’élancer d’un petit pas de course dans les escalators (en panne, comme toujours, merci la RATP).

Alors, comment vous sentez vous désormais ? Maurice Dupuis (de Paris) lit dans vos yeux une crainte qui n’y était pas présente auparavant. Ah ! Vous en savez désormais un peu plus sur l’horreur rampante. C’est le prix à payer pour la connaissance. Au moins, personne en vous a forcé à participer à des cérémonies impies au clair de lune au fond d’un souterrain (vous comprenez un peu mieux pourquoi n trouve de moins en moins de cultes maléfiques dignes de ce nom ? les pré requis ne sont pas évidents), en sacrifiant quelque vierge à une idole venue du fond des âges en psalmodiant des cantiques gutturaux qu’aucune gorge humaine ne devrait pouvoir prononcer…

Bref, grâce à Maurice Dupuis, vous vous êtes culturé facile. C’est pas beau ca ?

Méditez bien ceci, et à bientôt pour de nouvelles révélations passionnantes !

jeudi 27 décembre 2007

Tout le monde se lève pour ...

Il est une chose qui irrite profondément Maurice Dupuis (de Paris) : il s'agit des chaises de bureau. Vous savez, ces golems des temps modernes qui hantent, escadron silencieux, les bureaux et open spaces des entreprises, petites ou grandes. Et bien, en vérité, Maurice Dupuis vous le dit : il s'agit là bel et bien de créations du démon, et Maurice Dupuis (de Paris), fera une de ses priorités d'en effectuer une saine épuration lorsqu'il sera au pouvoir en tant que chef du monde (et ce, juste après quelques uns de ses projets majeurs, comme le permis de parler et l'instauration d'une peine de flagellation publique pour les coureurs-dans-les-escalators et les ouvreurs-de-porte-de-rer-devant-tout-le-monde).
"Mais comment diantre etes vous parvenu a cette conclusion, ô vénéré sage ?" demandera le lecteur, incrédule et néamoins surpris. Et bien sache, lecteur attentif, que Maurice Dupuis a effectué de nombreux tests et expériences pour en arriver à cette conclusion atterrante.
Tout d'abord, il faut savoir qu'il existe plusieurs sortes de chaises de bureau. Ceci étant, sans doutes aucuns, pour tromper l'innocente victime, lui insufflant un faux sentiment de sécurité naissant au contact d'apparemment innocentes créatures. Diantre ! Comment peut on trouver de si grands défauts à cet aimable fauteuil ! Vrai, il est pourtant bien confortable, avec son pied réglable, ses roulettes permettant une glisse aisée vers la table sur laquelle, en ces périodes de fetes, une bonne âme a dépose un panier de chocolats ! Certes, il ne dispose pas d'accourdoirs, et ne fournit pas forcément l'assise la plus confortable qui soit, mais bigre ! Pas de quoi casser trois pattes à un canard boiteux !
OUI, MAIS ! Car il y a un mais. Cet innocent appareil est au règne fauteillesque ce que l'ours en peluche est au règne animal : une charmante vitrine, qui masque en fait la réalité d'une créature violente et cruelle ! Assoupis par cette image gentillette, le malheureux employé de bureau ne sent même pas l'haleine fétide de la créature qui lui imposera les plus cruels tourments qu'il connaitra jamais (exception faite de ceux provoqués par une autre calamité, les machines a café en panne, sobrement affublées du nom de code "OFF 4", mais là n'est pas le sujet aujourd'hui). Car l'ennemi, ca n'est pas la tempete qui fait rage, ca n'est pas la vague qui s'abat sur le pont, emportant tout avec elle, ca n'est pas non plus l'alcool, n'en déplaise au capitaine Haddock, mais c'est bel et bien la chaise de bureau MODERNE ! Car si sous sa version primitive elle peut sembler avenante, la chaise évoluée est une tout autre paire de manches.
Sous des dehors ordinaires, se cachent une panoplie de gadgets tous plus complexes qu'innutiles, et, pis encore, qui rendent l'utilisation meme de l'objet hasardeuse ! Prenez par exemple le controle du piston vertical. Sur le bon vieux modèle dit "de base", un levier, bien en évidence, permet de contrler l'altitude à laquelle on souhaite élever son digne postérieur. Sur ces modèles modernes, pour quelque considération de design, sans doutes, ledit levier est absent ! Dissimulé, en fait, sous le siège, à tel point qu'une ame innocente cherchant naivement à régler son siège, se retrouverait fort marrie, voire contrainte à l'abandon de cette pourtant noble et louable entreprise ! Passons également sur la présence sur certains modèles, d'une étrange poire de gonflage, sans doutes placée là à quelque fin malsaine par un ingénieur à l'esprit possédé par quelque émanation chtonienne (et on ne plaisante pas avec ca, Maurice Dupuis le dit, c'est donc qu'il s'agit d'une expression totalement cohérente, et absolument pas d'un néologisme barbarifico linguistique dépourvu de sens, non mais ! ).
Quand au mal absolu, il réside dans l'impossibilité chronique de régler la dureté de l'inclinaison desdites chaises. Maurice Dupuis de Paris, lui même, travaille dans un bureau de 4 places, et les 4 chaises sont de cette engence maudite. Il est à craindre que les collègues de travail de Maurice Dupuis soient des sectateurs initié aux rites les plus secrets et innomables, car ils ont réussi là ou même Lui a éhoué, dans cette tentative de réglage. Après plusieurs heures de combat acharné, sous de nombreux angles d'attaque, Maurice Dupuis n'a pu que s'avouer vaincu, et reste perplexe devant les mécanismes mis en oeuvre pour régler cette dureté d'inclinaison de siège. L'énigmatique molette cotoyant la poire en plastique noir sous son siège conservera ses mystères insondables, car, dans un souci de préserver sa santé mentale, qui, à n'en pas douter, sert à alimenter en énergie ces maudites engences de chaises de bureau, Maurice Dupuis a pris la décision de ne plus chercher à percer le secret probablement inavouable qu'elles cachent.

Toutefois, Maurice Dupuis (de Paris), encourage les foules à se défier de ces engins malsains. Non aux chaises de bureau compliquées ! ne vous laissez pas traire, bétail amorphe aux facultées mentales sucées par l'oppresseur fauteuillesque ! C'est en nous levant tous que nous pourrons lutter contre la menace qui nous guette ! Vous aussi, rejoignez la Lutte, et suivez Maurice Dupuis, de Paris !

mercredi 26 décembre 2007

Maurice Dupuis ft'aghn !

La journée se terminait doucement, et rien ne venait troubler cette paisible fin d'après midi de décembre. Lentement, la nuit hivernale tombait sur les gratte ciels gris de La Défense, alors que, se laissant aller à une douce torpeur, les milliers de travailleurs les habitant, qui s'octroyait une pause café bien méritée, qui anticipait déjà son réveillon du 31 décembre, qui bouclait un dossier en retard (si, si !).
Ah ! Qu'il est bon d'être innocent ! D'ignorer tout des forces qui gouvernent ce monde en sous main ! La bienveillante ignorance des masses, grâce à laquelle le commun des mortels peut poursuivre son existance, sans se sentir insignifiant, vulgaire pion dans sa propre vie, dépourvu de contrôle sur ce qui l'entoure ! Loin, bien loin ils sont, de se douter de l'évènement majeur qui se jouait en ce début de soirée, si banal d'apparence.

Car Il est revenu. Sans tambour ni trombonne, un peu après le merveilleux automne, c'est au tour du grand, du célèbre, du merveilleux, de l'ineffable Maurice Dupuis (de Paris), de refaire son apparition. Après plus d'un an, durant lequel ses disciples se sont morfondus, Maurice Dupuis revient, pour une fois de plus illuminer le Monde de son Savoir et lui faire partager ses Pensées.

Maurice Dupuis a bien conscience que, depuis tout ce temps, il est fort probable que bien peu de monde se souvienne de lui. Bien qu'une telle magnificence soit rarement contemplée de nos jours par les gens du commun, il est vrai que l'aura de Maurice Dupuis n'avait, malheureusement, eu l'occasion d'éblouir que peu d'élus. Il est donc compréhensible que l'annonce de son retour dans la blogsphère (et, de manière générale, sur le net) ne déclenche pas le raz de marée qui devrait pourtant accompagner cette nouvelle. Mais, faisant fi des petites entraves a sa célébrité future, Maurice Dupuis a bel et bien décidé de faire reconnaitre au monde entier sa brillance (Maurice Dupuis tient à ce propos à remercier les publicités pour le shampoing qui lui ont fourni un nouveau qualificatif à ajouter à la liste déja fort fournie des laudatifs le caractérisant).
Aussi, c'est de ce blog, vecteur toujours en vogue, que Maurice Dupuis (de Paris), prendra son essort vers la célébrité, et dispensera, sinon son enseignement -Maurice Dupuis n'a pas pour vocation d'apprendre aux gens à penser comme lui (le peuvent ils seulement, sans ètre pourvus de la même inteligence supérieure ?) - du moins ses réflexions sur la société qui l'entoure.

Il vous salue bien !

lundi 11 décembre 2006

Un bien petit message pour un si grand artiste

Aujourd'hui, Maurice Dupuis (de Paris) a décidé de parler d'un artiste, non, d'un Artiste, méconnu. Et scandaleusement méconnu, qui plus est. Il s'agit d'Itoura Moussongo.
Auteur/compositeur/danseur/parolier de génie, né au Congo Brazzaville, Itoura Moussongo arrive en France en 1984. S'inspirant largement de ses idoles, James Brown et Elvis Presley, sa musique est un savant mélange de trip hop, Jazz et musique africaine.
Itoura arrive au paroxysme de son art en 1999 avec le titre "Steph", une complainte d'amour des temps modernes poignante, qu'il interprétera en public pour la première fois a Courbevoie (où, par une heureuse coïncidence, Maurice Dupuis -de Paris-, exerce son honorable profession -qui fera sans nul doute l'objet d'un article ultérieur, à la grande joie de ses fans en délire).
Et c'est également par ce titre que Maurice Dupuis a l'a découvert. En effet, en l'an de grâce 2000, M6 diffusa le clip de "Steph". Les enregistrements de cette diffusion se diffusèrent comme une trainée de poudre sur le net, pour finalement arriver devant les yeux de Maurice Dupuis, qui resta soufflé par l'aura artistique qui s'en dégage. Car non content d'être un parolier à l'imagination fertile et à la métaphore leste, Itoura est aussi un mélomane averti, un maitre de l'octave, un magicien du rythme ! Le texte de cette chanson est poignant, la mélodie entrainante, mêlant habilement rythmes africains et jazz, le visuel.... ah ! Parlons-en ! Maurice Dupuis a rarement rencontré un tel régal des sens ! Des couleurs chaudes évoquent les sentiments brûlants de l'auteur, tandis que le flou artistique encadrant des prises de vues de décors enchanteurs vient à la perfection illustrer la confusion qui habite le chanteur quand à sa situation vis à vis de sa bien aimée Steph. Quand à Itoura, sa prestation dans ce clip est tout bonnement extraordinaire. Que ceux qui pensent que Johnny Halliday est une "bête de scène" regardent ce clip : ils changeront immédiatement d'avis. Itoura a plus que le rythme dans la peau, il est véritablement sous perfusion de rythmose 5 mol/L ! Se déchainant sur une musique dynamique, Itoura nous offre une prestation d'un dynamisme hors du commun. Un exploit à la fois vocal et physique qui mériterait un disque d'or, tout au moins.
Mais voilà : la triste réalité est que, malgré sa sélection par les américains pour participer au festival "French Music in the USA", personne, Maurice Dupuis (de Paris) dit bien PERSONNE, n'a daigné soutenir l'œuvre d'Itoura. Même le conseil général de l'Essonne s'est détourné de cet artiste pourtant prometteur en diable. Alors, Maurice Dupuis s'interroge, et s'insurge : doit on obligatoirement faire la Star Ac', Graines de Star, Je Passe a la Télé Pour Rendre Jaloux les Voisins, Le Loft Lanta, pour devenir célèbre, et être reconnu par le public à sa (toute relative) valeur ? Maurice Dupuis trouve cet état de fait proprement scandaleux. Aussi, Maurice Dupuis a t il contacté Itoura pour l'assurer de son soutien moral, et s'est personnellement impliqué dans la diffusion des œuvres d'Itoura dans son (heureux) entourage, et vous incite également, lecteur, à suivre son exemple (ce que, si vous aspirez un tant soit peu à l'Excellence, vous devriez déjà faire). Grâce à votre action, et grâce au charisme légendaire de Maurice Dupuis (de Paris) comme figure de proue, les véritables Artistes seront peut être enfin reconnus !
Qu'on se le dise.

vendredi 8 décembre 2006

Maurice Dupuis (de Paris) à la conquête de la Blogsphère.

Voilà maintenant plusieurs semaines que l'idée trotte dans la tête de Maurice Dupuis de Paris, et aujourd'hui, cette idée a enfin pris forme. Certains d'entre vous l'attendaient, d'autre non, mais voilà : Maurice Dupuis part à la conquête de la Blogsphère !
Non content d'illuminer diverses mailing lists et forums, Maurice Dupuis (de Paris), dans son immense mansuétude, a décidé de faire profiter de ses lumières un nouveau public, les bloggers, cette étrange peuplade des étendues virtuelles.
Maurice Dupuis tient d'ailleurs à signaler que, malgré son immense savoir, il n'est pas très au fait des coutumes locales (on notera la modestie et l'humilité dont fait preuve Maurice Dupuis -de Paris- à ce propos). Aussi, il vous prie à l'avance de l'excuser de tout impair qu'il pourrait commettre (si tant est que son tact légendaire vienne effectivement à lui faire défaut).

Mais revenons en au but de ce blog. Maurice Dupuis, qui comme chacun le sait (ou devrait le savoir) est doté d'une curiosité intellectuelle modèle, et est donc amené, chaque jour, à s'interroger sur de nombreux sujets (allant de la culture du rutabaga a feuilles mauves en Patagonie nord orientale à la politique internationale au Bouthan, en passant par les frasques du prince Harry). Comme le savent déjà les proches (et admirateurs) de Maurice Dupuis (de Paris), ses réflexions, toujours d'une grande justesse et d'une finesse remarquable, sont sur le point d'être reconnue d'intérêt public par l'UNESCO, dans le cadre d'un programme visant à élever le niveau culturel de la population mondiale. Aussi, dans sa grande bonté, Maurice Dupuis vous fera désormais part, sur ces quelques pages électroniques, de ses pensées sur divers sujets qui lui tiennent à cœur, et ce à une fréquence, hélas, variable (Maurice Dupuis travaille, et par conséquent, bien qu'exceptionnellement performant, n'a pas toujours assez de temps à consacrer à dispenser ses enseignements).

Mais cessons là l'introduction. Maurice Dupuis, de Paris, doit reprendre son dur labeur. Mais n'ayez crainte, il reviendra bientôt vers vous avec un sujet d'actualité brûlant sur lequel il apportera un éclairage nouveau.

Bien cordialement,

Maurice Dupuis,
De Paris.