vendredi 10 avril 2009

Du secret des millénaires monuments kyotoïtes

Ah, Kyoto. Ville, s'il en est, qui fait rêver les occidentaux.

Kyoto, ses sakuras, ses fontaines...

... ses japonaises en kimono qui posent bien volontier sous lesdits sakuras (ou pas)


Certes, Tokyo est une mégalopole de verre et d'acier aux facettes multiples.

Certes, Hiroshima est un phénix urbain, s'étant relevé de ses cendres de manières spectaculaire, à tel point qu'il est aujourd'hui difficile de croire, en parcourant ses rues animées, ses centres commerciaux bourdonnants, qu'il y a environ 65 ans, l'enfer s'est déchainé sur ces mêmes lieux.

Certes, Osaka est peuplée de gens avec un accent rigolo, qui a fait les joies des duos de manzai depuis des générations.

Mais quelle ville peut s'enorgueillir de receler plusieurs milliers de temples et sanctuaires divers et variés ? Quelle ville abrite tant de joyaux de bois et de papier, ayant défié fièrement les siècles, comme une insulte à la face du Temps ?

Enfin, ca, c'est ce qu'on voudrait faire croire aux Gaijins naifs, parce que ca aide bien le tourisme d'entretenir des mythes de ce genre, surtout quand on joue sur la corde romantique et tout le trallala.

Non, la vérité est que, sauf de très rares exceptions, la plupart des monuments en bois de Kyoto n'ont guère plus de deux siècles. Certes, ca fait déjà pas mal. C'est plus vieux que l'Esperanto et Henri Masson réunis, c'est vous dire !
Sauf que, périodiquement -tous les 20/50 ans, selon les batiments - ils passent par une phase de restauration. C'est quoi restaurer un temple / sanctuaire / monument historique au Japon ? Eh bien on prend des artisans qualifiés, et on les lache sur le site. Ils regardent tous les morceaux qui ont un peu vieilli, prennent leurs ciseaux à bois et en taillent une copie. Une fois la piece finie, ils decoupent l'ancienne, et remplacent par la nouvelle. Ni vu ni connu. Bon, c'est super schématique, mais ca reste l'idée dans pas mal de cas.
Donc, imaginons un monument qui a été reconstruit pour la 4eme fois il y a 2 siècles (ben oui, le bois, ca brule, du coup, on se retrouve souvent a devoir rebatir from scratch un monument historique irremplacable). Il est passé par environ.... allez, 8 rénovations, depuis.
A votre avis, il reste quoi, du monument "d'origine" ? Réponse : pas grand chose.

Ceci dit, il faut nuancer le propos. Maurice Dupuis, de Paris, ne remet pas en cause l'esthétique des batiments, fort heureusement préservée par ces méthodes, pas plus qu'il ne critique un quelconque manque d'authenticité conséquence de cette pratique.

Non, ce que Maurice Dupuis, de Paris, critique, c'est que c'est la 3eme fois, apres le Toshogu (de Ueno) et le Senso Ji (Asakusa), qu'Il se casse le nez sur un temple en restauration ! Et le Pavillon d'Argent en plus, rien que ca !
Bon, Il l'avait déjà visité lors de sa précédente visite, mais tout de meme, c'est frustrant, vous avouerez. Demain, c'est Pavillon d'Or, Maurice Dupuis, de Paris, croise les doigts.

La Kyoto Tower, by night

Jardin de sable devant lePavillon d'Argent

Tadorne boot camp

Statue d'Henri Masson, Ototoya Jinja

Statue de souris, Ototoya Jinja aussi

Statue de faucon, la même

Kiyomizu Dera

Le chemin des Philosophes, auquel Maurice Dupuis, de Paris, a fait l'honneur de le fouler aux pieds (endoloris) une bonne partie de la journee

jeudi 9 avril 2009

Haiku matinal et double dose de photos

Salutation, lecteur avide.
Sache qu'en ce jour, Maurice Dupuis, de Paris, est consterné. Comme tu as pu le constater, l'inconcevable s'est produit : Maurice Dupuis, de Paris, à la plume pourtant plus fertile que la vallée du Nil après une crue, a été frappé du syndrome de la page blanche.
Un bien beau rappel à l'humilité, comme quoi, même les plus brillants esprits de ce siècle sont avant tout des Hommes, et peuvent par là même connaitre des faiblesses passagères...

Ainsi, pour se faire pardonner, car Il assume pleinement cette baisse de régime, Maurice Dupuis, de Paris, a décidé de composer un petit Haiku. N'ayant pas donné dans la nullésie depuis fort longtemps, Il appelle toutefois à la compréhension de Son public, face à cet exercice peu courant.

Vile tadorne
Loin de ton bec acéré

Je dors, paisible.


Et voici également quelques images de Ses périgrinations de ces deux derniers jours (Asakusa / Shibuya hier, Kyoto aujourd'hui).



A Asakusa, c'est ASP Explorer Matsuri !


Impossible de trouver la version Sarkozy dans aucune des 50 boutiques du temple...


ASP juché sur la barque céleste, en route vers les rues d'Asakusa à une alluré décoiffante

Une petite maison fort coquette dans les ruelles attenantes au temple

La seconde porte du temple d'Asakusa

Une charmante pagode, hélas fermée au public, car "le mercredi, c'est Matsuri !"

D'après les légendes locales, Bouddha chaussait environ du 837

Inari-sama avec un joli bavoir rouge. A son age, ne pas savoir manger proprement,voyons...

Re-sakuras

Shenlong s'apprétant à ecraser une boule de crystal pour avoir enfin la paix, au bout de la 43e invocation

Asakusa, ca rox !

Oui, même dans les coins les plus jolis, il y a des horreurs. Ci dessus l'immeuble Asahi, baptisé affectueusement par les indigènes le "caca doré"

La statue d'Hachiko. Il s'agit d'un chien qui venait tous les soirs attendre son maitre à la gare, et qui a continué à le faire jusqu'à sa mort, bien après le déces de son maitre. Les habitants lui ont fait élever une statue devant la gare de Shibuya pour honorer sa fidélité. Cette statue sert maintenant de principal point de rendez vous à proximité de Shibuya.

L'immeuble le plus célèbre de Shibuya, le Tokyu Fashion Center (109 se lit To Kyu, d'où le jeu de mot)

Au pied du Tokyu. Non, il n'y a pas beaucoup de monde qui traverese,encore. La veille, une gravure Idol, en event surprise de 2 minutes 30, a mobilisé 8000 personnes au meme endroit...

Kyoto maintenant. Il s'agit du reliquaire dans lequel a été conservé pendant très longtemps Yata no Kagami, le mirroir impérial, et l'une des 3 régalias impériales japonaises. Il serait maintenant, selon la rumeur, conservé dans le sanctuaire d'Ise, mais ca n'a jamais vraiment été vérifié.

Totalement par accident, un héron au repos pres d'un lac, avec un héron en plein vol juste au dessus. Et meme pas floue !

Jardins du chateau Nijo

Le superbe Tofuku Ji

Et son jardin zen

Un sanctuaire dédié à Inari-sama

Le Sanjusangendo, hall contenant 1000 statues de Kannon aux 1000 bras (en fait 42 -encore !-, mais un bras de Kannon en vaut bien plusieurs) et des statues sublimes de l'époque Kamakura

Rivière Kyotoite

In Japan, long day is long !


mardi 7 avril 2009

Errances, Culturisme et Geekerie

Rencontre matinale, à la proue du Canard des Mers, fameux 3 mats concu comme un oiseau

Le capitaine Maurice "La Tadorne" Dupuis était pensif. Voilà maintenant plusieurs jours qu'ils naviguaient, et toujours aucune trace de leur destination. Certes, ils ne risquaient pas -encore- la famine, ayant fait relache il y a peu dans le charmant port de Sakuragi, où lui et son équipage avaient pu festoyer dans une taverne accueillante et aux serveuses avenantes.
Heureusement, aucun risque de famine à l'horizon avec une telle bibliothèque !

Non, ce qu'il craignait, c'était que le soleil, fort rude sous ces latitudes, ne mine les forces de son équipage. Ca, et la fatigue qui s'accumulait de plus en plus après leurs récentes équipées.
"Holà de la vigie, rien à l'horizon ?" cria t il pour la n-ième fois depuis que le soleil avait pointé sur l'horizon.
"Non capitaine, je ne vois que la route qui routoie et la voie ferrée qui voi-
_ Ouais, c'est bon, on a compris le message, pas la peine de t'essayer à la poésie moussaillon."

Un agent de l'ennemi emplumé, guettant le moindre instant de faiblesse


Le capitaine Dupuis se gratta la barbe -qu'il avait fort belle-, avant de soupirer, et de se tourner vers le timonier.
"Monsieur G, nous avons un problème. J'ai bien l'impression que nous sommes égarés, peut etre à cause d'un traitre courant, ou de quelque sombre farce que nous ferait le dieu des océans...
_ Ben... ptetre que vous savez pas lire une carte, ou que cette carte au tresor que vous avez acheté l'autre jour, elle est fausse, aussi, hein.
_ Quoi ? Une fausse carte, dis tu ?" releva immédiatement le capitaine Dupuis, faisant fi de l'insinuation totalement inconcevable remettant en compte ses capacités d'orientation
"Damned, les bachi bouzouks, ils nous ont bien eu ! Ah, ca m'apprendra a faire confiance à des terriens, tiens ! La prochaine fois, j'y réfléchirai à deux fois ! Barre à babord, toute ! On rentre au port, on trouvera ce &²@## de musée un autre jour, si seulement il existe !"


Et c'est ainsi que le Capitaine Dupuis, accompagné de son équipage ,abandonna ses velléités de visiter le Musée de la Calligraphie, dans les environs d'Ueno, après une longue équipée infructueuse sous un soleil de plomb. Parce que de foutu guide Hachette e'vasion Tokyo&Kyoto est rempli de cartes mal foutues qui ne font pas apparaitre la moitié des rues !
Grmpf.


Toutefois, Maurice Dupuis, de Paris, a pu se culturer abondamment. Il restait en effet moults temples et musées dans le parc d'Ueno, qu'il n'avait pas précédemment visité (dont le Toshogu, mausolée de Tokugawa Ieyatsu, qui avait la mauvaise idée d'etre en réfection ...). Et également, quand meme, le musée national de Tokyo, bourré de belles choses (arts asiatiques, préhistoire japonaise, micro gallerie egyptienne), dans lequel était justement exposé en temporaire les statues de Nara, dont la célèbre statue d'Ashura. D'une pierre deux coups, et toc !
Le Temple Bentendo

Témoignage poignant des premières tentatives d'introduire l'Esperanto au Japon, peinture sur bois, début du XXè siècle, Temple Bentendo

Un cerisier et des Toriis, parce que ca fait couleur locale

On se demande à quoi pensait le graphiste qui a produit cette affiche...

Angry Chinese Soldier statue is angry

Sur le cartouche du sarcophage, on peut lire : "Raisonnement absurde basé sur une absence totale de connaissance du sujet". 4ème Dynastie, Haute Egypte



Enfin, car la tentation était trop forte, Maurice Dupuis, de Paris, s'est rendu -on imputera cette faiblesse à une perfide réflexion de Monsieur G dans le train en rentrant à nos pénates- faire une petite séance de shopping chez Gamers.

La chasse a été plutot fructueuse, et c'est avec une satisfaction quelque peu coupable que Maurice Dupuis, de Paris, s'est dirigé à dos de train, tel un Lucky Luke des temps modernes, vers ce bon vieux quartier de Gotanda, pour y reposer ses pieds endoloris.
En bas, des artbooks, au milieu des romans, sur les cotes des carte postales cadeau, en haut des stickers cadeau aussi

Allez, demain, c'est festival !
Maurice Dupuis, de Paris, va pouvoir se poser sur un banc et manger des gateaux en regardant passer les défilés. Enfin, Il espère.



lundi 6 avril 2009

Journal de bord du Capitaine Dupuis, de Paris - Jours 1 et 2 : Premier contact

Bravant tous les dangers, Maurice Dupuis, de Paris, a survécu à toutes les épreuves qui se sont dressées sur son chemin vers le Japon. Faisant fi des Tadornes bavantes, des alertes à la bombe impromptues, des retards aéronautiques, des chambres d'hotel avec vue sur le train et avec un sac de ciment en guise d'oreiller, Maurice Dupuis, de Paris, a atteint son objectif, et est donc depuis maintenant plus de 24 heures installé en la bonne ville d'Edo.

Premier constat : il fait beau. Tres beau. Avec plein de soliel et tout. Maurice Dupuis, de Paris, songe du coup à aller quérir un quelconque couvre chef, avant que son teint d'albatre ne vire d'une belle teinte ambrée à un rouge rubicond (Pléonasme, oui, Il assume aussi).

Second constat, si jamais, fidèle lecteur, tu t'embarques dans une entreprise similaire : ne fais pas une confiance aveugles aux guides divers et variés ! Sans quoi, tu risquerais, tel Maurice Dupuis, de Paris, dete retrouver fort dépourvu quand, à défaut de voir arriver la bise, tu verras un panneau "Closed" sur la porte des endroits que tu souhaitais visiter, par élimination parce que tout est fermé le lundi, sauf là, ca tombait bien quand meme. Ben non, en fait.


Toutefois, ne restant pas désemparé bien longtemps, Maurice Dupuis, de Paris, décidé de guider Ses pas, ainsi que ceux de Monsieur G (Son acolyte de voyage, n'ayant eu cesse, au cours de cette journee, de se faire remarquer, l'escogriffe), du Palais Impérial (Maurice Dupuis savait bien qu'il aurait du se faire annoncer à l'avance) vers le Parc Hibiya, qui lui, présentait l'intéressant attrait d'etre ouvert tous les jours.


Cependant, quelques kilomètres plus tard, lors de Sa visite au Zozo-Ji (le Quartier Général de la Secte Boudhiste Jodo dans la région du Kanto), Maurice Dupuis a pu découvrir que sa visite n'était pas passée inappercue... Les braves moines, ils avaient mobilisé toute la population du quartier pour Lui souhaiter la bienvenue ! Comme c'est touchant. Maurice Dupuis, De Paris, en a eu la larme à l'oeil, devant tant de sollicitude.



La garde personnelle mise à la Disposition de Maurice Dupuis par l'Empereur lui Meme



Emu par ce peuple accueillant, au coeur sur la main, Maurice Dupuis, de Paris, s'est soudain rappelé que lors de sa folle jeunesse estudiantine, une petite université Tokyoite l'avait sollicité pour qu'il honore de sa présence leur établissement. Voyant là une occasion de les remercier de cette flatteuse offre, Maurice Dupuis, de Paris, s'y est donc rendu, promettant de réfléchir à la position de titulaire de la chaire de mathématiques qu'on Lui y a proposé.


Un scoop également ! Nombreux étaient les médisants qui critiquaient les thèse conspirationnistes concernant le 9/11. Maurice Dupuis, de Paris, a fait la lumière sur cette affaire. Et la réalité est bien pire que tout ce que vous pourriez imaginer ! Le WTC n'a pas été détruit ! Il s'agissait d'une projection holographique ultra perfectionnée, fruit de la recherche Hi Tech japonaise. "Quel intéret avait le gouvernement Japonais dans cette affaire ?". C'est bien simple. A l'instar de certains chateaux, le WTC a été démonté pierre par pierre et reconstruit au coeur de Tokyo !


Enfin, sachez que Maurice Dupuis a une bien triste nouvelle à vous annoncer. Ce qu'aucun d'entre vous n'aurait pu soupconner est une cruelle réalité. Par le biais de la Chine, tête de pont de cette sinistre organisation, Henri Masson a établi une antenne de sa secte de linguistes enragés en plein Tokyo.


Et de plus, en regardant par dessus son épaule cet après midi, Maurice Dupuis, de Paris, a bien l'impression qu'il est suivi...

Notez l'oeil fourbe et le regard en coin


Il ne Lui reste plus qu'à te souhaiter, lecteur, une bonne journée, et à te dire à bientot pour de nouvelles révélations et joyeusetés sur cette belle ville de Tokyo.


Mata ne !



samedi 4 avril 2009

Un peu d'ornythologie de bon matin

Car c'est important, l'ornythologie.

Tenez, prenez la Bernache nonnette, ou encore la Tadorne de Belon. Contrairement au macareux, ce sont des oiseaux méconnus, et qui pourtant, de l'avis de tous les experts1, mériteraient meilleure presse.

La Tadorne, par exemple, est un oiseau du genre Tadoma, et comme ses confrères, il présente l'intéressante particularité d'etre une sorte de bestiole intermédiaire entre les oies et les canards. C'est à dire ? Eh bien, c'est tres simple : Il est physiologiquement proche du canard, mais il est comportementalement proche des oies, dont il partage le faible dimorphisme sexuel (i.e. c'est pas évident de voir à si on a affaire à un monsieur Tadorne de Belon, ou à une madame Tadorne de Belon, un peu comme dans certains coins au Brésil, diraient les mauvaises langues) !
En plus, ca a une bonne tête, ces bestioles.




Mais vous vous demandez surement, lecteurs avides, pourquoi Maurice Dupuis, de Paris, vous fait partager ainsi sa science en matière d'oiseaux, aussi passionnant que celà puisse etre ?
C'est bien simple : pour se donner une étincelle d'espoir, de courage, avant d'affronter la terrible épreuve qui s'annonce dans les heures à venir.

Maurice Dupuis, comme vous le savez, s'en va à l'aventure dans les lointaines terres d'Asie, à l'instar d'ASP Explorer parti retrouver ses racines dans la Chine Millénaire. Toutefois, avant d'y arriver, Il va devoir affronter un obstacle de taille.

Un lieu maudit, où les ames errantes de malheureux à jamais privés de sépultures s'attaquent aux voyageurs de passage, où les spectres d'individus ayant fini de manière dramatique hantent la moindre pierre, à la recherche d'une victime à tourmenter, à attirer dans les sinistres griffes de l'au delà.


Cette histoire remonte à 1860, mais plonge ses racines dans une antiquité vachement plus antiquement ancienne que celà, dont nous tairons pudiquement les détails.
Adonc, en cette funeste année, un obscur fonctionnaire du gouvernement Francais, du fond de son bureau de ministre de l'Intérieur, décide de la construction d'un "monument" pour agrémenter le quotidien des habitants de Paris. Quelques années, plus tard, les travaux commencèrent. Or, comme chacun le sait, le sous sol de la Ville de Paris est un véritable gruyère, à cause des anciennes carrières et catacombes. Ni une ni deux, l'Ingénieur en charge des travaux, constatant que le lieu élu pou son ouvrage est en réalité un ancien cimetière (non pas un ancien cimetière indien, mais c'est tout comme), décide d'évacuer les 813 tombeaux présents alors, pour faire de la place.

Quelques années plus tard, lors de l'inauguration, une pièce d'eau majeure s'est vidée de son contenu, mettant bien dans l'embarras les officiels assistant à ladite inauguration. A tel point que l'ingénieur en charge de cet élément du monument mit prestement fin à ses jours, et qu'il hante depuis les abords de la pièce d'eau, cherchant encore et toujours des victimes à précipiter dans ses eaux troubles et vaseuses...
Enfin, des générations d'aliénés parcoururent ces lieux pendant de nombreuses années, avant que l'Hopital Saint Anne ne leur affecte un jardin dédié à leur usage, et que l'accès au Lieu qui nous intéresse ne leur soit interdit.


Maurice Dupuis, de Paris, pense que vous avez maintenant une meilleure vision des terribles épreuves qui l'attendent sur le chemin de l'Orient mystérieux. Inutile de le nier.... Dans quelques heures, Maurice Dupuis, de Paris, devra affronter les horreurs indicibles du ...

Parc Montsouris !


Et en plus, cet endroit maudit est infesté de Tadornes de Belon assoiffées de sang !



1 : Panel constitué de 3 experts repésentatifs, membres de l'académie des sciences de San Marin, d'après les statistiques publiées sur la SAT Amirako par H.M. en 1843.

mercredi 1 avril 2009

Money money money~~


Comme vous le savez surement (et si ce n'est pas le cas, lisez le billet précédent, tas de feignasses), Maurice Dupuis, de Paris, va sous peu s'exporter au pays des Geishas, de l'okonomiyaki, et des gateaux bizarres dont on ne peut prévoir le gout avant qu'il ne soit trop tard, à savoir le Japon.

A cette occasion, Il s'est mit en quête, il y a quelques jours, d'un aimable escr usuri voleu agent de change, afin d'échanger quelques petites coupures contre des gros billets plein de zéros.


Après une longue réflexion, Maurice Dupuis, de Paris, fit route vers Montparnasse, où il savait pouvoir trouver un pourvoyeur de liquidités idoine. Confiant, Il se renseigne, et présente sa carte Visa Premier Gold VIP Internacionàl del Sol Exxxxclusive afin de régler la transaction. Et là, le couperet tombe :
"Je peux avoir une pièce d'identité ?".
_ Certes, tenez mon brave, prenez donc !", avant de tendre Sa carte d'identité.

Et bien figurez vous qu'une carte d'identité périmée ne constitue pas une piece d'identité suffisante pour acheter des liquidités avec une carte Gold (et accessoirement pour aucune opération bancaire). Maurice Dupuis, de Paris, a du Se résoudre à tirer du liquide au distributeur à billets attenant (le seul de la gare montparnasse, un autre point surprenant, d'ailleurs) pour pouvoir faire Son opération de change.
Etrangement, lorsque, muni d'une grosse liasse d'euros froissés, Maurice Dupuis s'est présenté à nouveau au guichet, son pédigrée, périmé ou pas, importait nettement moins à l'employé, qui s'est empressé avec une complaisance que dans une autre profession on aurait pu juger suspecte, de se livrer à un comptage en règle desdits biffetons.


Cette (més)aventure a quand meme soulevé quelques interrogations dans l'esprit de Maurice Dupuis, de Paris, qui, comme vous le savez surement, est toujours à l'affut d'incongruités dans le monde qui L'entoure.

D'une part, n'est il pas un peu hypocrite d'exiger d'une personne munie d'une carte bancaire et souhaitant effectuer somme toutes un achat "presque comme les autres", qu'elle montre patte blanche avec moult pièces d'identités, exigées dans nulle autre circonstance ? Quand on pense que présenter une carte d'identité meme périmée, voire un permis de conduire, suffit la plupart du temps pour un réglement par chèque, malgré les risques bien plus importants de xyloplastie, on est en droit de s'interroger.

On peut d'autant plus s'interroger sur la pertinence de ce controle d'identité, qui disparait aussitot présentée la moindre liasse de billet. Il faut croire qu'une personne se baladant avec potentiellement plusieurs millieurs d'euros en petites coupures sur soi et plus digne de confiance qu'une personne souhaitant faire son change avec sa carte Premier. Les billets, tout comme la carte, peuvent etre volés. La carte, tout comme les billets, garantit un paiement à l'agence de change. So what ? (Alorj koi ? -pour nos amis esperantophones, ne faisons pas de jaloujs- )

On atteint des sommets de ridicule avec l'exigence d'une carte d'identité valide afin d'autentifier le porteur de ladite carte. Oh, l'ignoble individu ! Non seulement il a volé la carte visa et le code d'un honnète citoyen, mais il est en plus allé faire les poubelles de la préfecture pour récupérer une carte d'identité périmée pour parfaire l'illusion qu'il en est le porteur légitime. Heureusement que les banquiers et agents de change sont malins, on ne la leur fait pas, à eux !
Ils ne sont pas aussi laxistes que ces fonctionnaires du ministère de l'intérieur qui délivrent des passeports électroniques / biométriques sur présentation d'une CI, meme périmée, comme pièce d'identité.
Ou que ces memes fonctionnaires, qui affirment haut et fort qu'une carte d'identité, meme périmée, est bien suffisante pour tout, et qu'il n'est pas nécessaire de faire un renouvellement, lorsqu'on les sollicite à ce sujet.

Comme dirait l'éminent Roland Séroussi 1 : "Mes amis, je vous prie de me croire, on marche sur la tête, vrai ou pas ?"2

1 : Google-ez ce brave homme, si vous voulez en savoir plus
2 : Authentique ! 3
3 : Ou à peu près



dimanche 29 mars 2009

Japan G2R0

Pour ceusses qui ne le sauraient pas encore (car force est de constater que Son blog n'ayant pas une audience aussi large que celle de l'éléphantesque tétinophile, elle est constituée principalement de personnes ayant l'insigne honneur de Le connaitre en chair et en os), Maurice Dupuis, de Paris, va sous peu devenir Maurice Dupuis, de Tokyo, pour une période d'environ 3 semaines.

"Et ?", se demandera surement le lecteur impavide. Et bien figurez vous que Maurice Dupuis envisageait de publier, quotidiennement un petit billet racontant ses péripéties nippones. Toutefois, si le lectorat actuel n'est constitué que de Madame Mère (qui sera mise au courant desdites périgrinations par un autre canal de communication, communément appelé "le téléphone"), celà n'en vaudrait peut etre pas réellement le coup.
Maurice Dupuis en profite donc pour faire un petit sondage : cela intéresserait il quelqu'un de lire un petit billet quotidien (agrémenté de photos, tant qu'à faire) sur le séjour nippon à venir ?

samedi 28 mars 2009

Journée shopping (pic related)

Aujourd'hui (hier également, mais baste !), Maurice Dupuis, de Paris, a fait du shopping.
L'objectif de cette après midi consacrée à cette activité ô combien peu appréciée de l'Auteur de ce blog était de trouver chaussure à son pied, la précédente paire ornant ses extrémités inférieures de manière quotidienne commencant à donner quelques signes de faiblesse (que l'œil habile du connaisseur identifiera au décollement de la semelle sur une bonne moitié du soulier gauche).
















Adonc, Maurice Dupuis, de Paris, s'est lancé dans la vaste entreprise visant à trouver un magasin de chaussures pouvant lui offrir des chaussures de ville correctes.
Les critères, fort bien identifiés grâce à une phase de spécifications menée de manière rigoureuse, étaient les suivants :
  • Ne pas mettre les pieds en sang au bout d'un kilomètre (non, même pendant la première semaine "faut qu'elles se fassent monsieur", Maurice Dupuis, de Paris, n'est pas disposé à marcher tel un zombie arthritique sortant d'un concours de claquettes dans un champ de mines)
  • Etre sobre : comprendre pas de piquetés mauves sur cuir jaune, ou autres fantaisies du meme (mauvais) goût. Le but étant d'avoir des chaussures pour aller au bureau, et accessoirement pour remplir son rôle de témoin de mariage sous peu, Maurice Dupuis, de Paris, souhaitait pouvoir sortir de chez lui sans que les enfant dans la rue ne Le prennent pour un clown et ne Lui demandent des ballons.
  • Ne pas être pointues. Bon sang que cette mode est ridicule ! Maurice Dupuis, de Paris, ainsi que toute son illustre famille, est pourvu de pieds à peu près parallélépipèdiques. Certes, l'idée de chaussures en pointes, notamment pour botter le train des importuns (qui sont légions, cf le billet sur les plaies du métro), semble attirante. Toutefois, l'inconfort des susmentionnées chaussures, alliées au point précédent sur les clowns, font de cette option un choix non envisageable.
  • Etre à la bonne taille. Alors là, ca se complique. Maurice Dupuis, de Paris, est muni d'appendices qui feraient dire aux médisant qu'Il s'enfonce dans le sable quand il va a la plage. Comprendre du 40 environ. Sauf que, car il y a un piège, Ses pieds sont également relativement larges. Du coup, quand des chaussures ne sont pas trop longues, elles ne sont pas assez larges, et quand elles sont assez larges.... elles sont trop longues. Cruelle situation, n'est il pas ?

Bref.
Les préconditions définies, Maurice Dupuis s'est mis en quete du magasin idoine. Et là, cruelle révélation : à Paris, seules les femmes achetent des chaussures.
Ne riez pas, c'est surement vrai. Comment expliquez vous que, sur les ~15 magasins de chaussures que Maurice Dupuis, de Paris, a visités (entre Italie2, Montparnasse et les Halles), plus des deux tiers étaient exclusivement féminins ? (si on excepte la frange de la population masculine qui porte des escarpins, des talons aiguilles et des bottines à talon, bien entendu, chacun ses gouts). Quand aud magasins mixtes... Rarement plus d'un quart de la superficie en est consacrée à lachaussure masculine.
Tenez par exemple, "André", chaine bien connue (ou pas? ) de magasins de chaussures. Maurice Dupuis, de Paris, en a fait trois (3). A chaque fois, il Lui a fallu chercher en fond de magasin, pour trouver 3 malheureuses paires de souliers de ville se battant en duel avec des baskets roses unisexe dans le coin "hommes". On aurait pu croire qu'un magasin appelé "André" qu'il était orienté habillement masculin ? Eh bien non.
Déception.


Heureusement, l'histoire se termine bien, Maurice Dupuis, de Paris, ayant finalement trouvé son bonheur en fin d'après midi aux Halles.
Soulagement !