lundi 29 juin 2009

A la manière de...

Maurice Dupuis, de Paris, a, aujourd'hui, réussi une performance hors du commun. En effect, pour la première fois depuis de nombreuses années, Il a réussi a retaper au format électronique un des innombrables chiffons qui trainent dans ses placards, et qui peuvent (ou pas ? ) etre considéré comme des romans / nouvelles / autres.
En l'occurrence, il s'agit aujourd'hui d'une production relativement récente, écrite il y a à peine un an et demi entre un coin de table dans une chambre d'hotel à Osaka et une tablette de voyage dans un avion de la JAL (comprendre "c'est un premier jet non retravaillé, et qui ne le sera probablement jamais, parce que MD,dP, a la flemme").
L'idée était, comme le titre l'indique, un petit exercice de style que Maurice Dupuis, de Paris, affectionne tout particulièrement, le célèbre "à la manière de". Ainsi est né le synopsis d'une histoire à mi chemin enter Abyss et Biohasard, présenté à la manière d'un auteur de thrillers que Maurice Dupuis, de Paris, affectionne (bien qu'Il aie tendance à le trouver fort répétitif).

Adonc, voici l'amorce de ladite nouvelle / roman (et, très honnètement, ce qui sera surement tout ce que vous pourrez lire de cette histoire, vu que les pulsion littéraires de Maurice Dupuis Le poussent plus vers une autre histoire pour le moment, comme mentionné il y a quelques billets de blog).

Un cadeau bonus aux gens qui identifient avec succès l'auteur plagié !

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Les phares du sous-marin balayaient l'obscurité des grands fonds. Gordon, les yeux brulant de fatigue, se passa la main sur le visage. Il pilotait depuis plus de trois heures, l'engin, et commençait sérieusement à penser s'être égaré.
Le petit submersible, un appareil de classe G, n'était pas équipé de la batterie d'instruments que l'on trouvait dans les modèles récents - "Trop chers ! Et pas si utiles que ca ! " avait décrété la Compagnie - aussi courrait-on le risque de s'égarer, happé par un traitre courant sous-marin.
Las, il reprit son observation, les yeux rivés sur le néant bleu nuit qui s'étendait partout devant lui.
Gordon Baldwin était un jeune homme de 26 ans, sec et osseux, aux cheveux courts et à la calvitie naissante. Il disait souvent, riant jaune, que c'étaient toutes les galères qu'il avait traversées qui l'avaient vieillies précocement. Car des galères, il en avait eu sa part. Diplômé d'une université de troisième zone, en littérature - qui, de nos jours, étudiait encore la littérature ? -, il n'avait pu trouver d'emploi. Pour subvenir à ses besoins, il avait du enchainer les petits boulots mal payés, difficiles, parfois même à la limite de la légalité. Ce job dégotté à la Compagnie de Livraison Expresse Sous-marine était une aubaine en période de vaches maigres. Le travail, sur le papier, était tout ce qu'il y avait de plus simple : livrer des caisses de matériel et de nourriture à la 37è base de recherche sous marine du rift pacifique. Il s'agissait d'un de ces labos qui avaient fleuri sur le plancher des océans depuis la révolution marine, qui avait permis à l'homme de construire des structures dans des conditions de pression extrêmes.
Les ressources sur la terre ferme s'épuisant, la manne océanique était du pain béni pour les gouvernements et les industries cherchant de nouveaux filons à exploiter.
A ce qu'il avait compris en lisant son ordre de mission, cette base particulière menait des études sur les utilisations possibles de l'énergie géothermique du rift océanique. On y effectuait des forages, afin d'en sonder les abords et de déterminer la rentabilité énergétiques de dérivations du rift principal, mais il s'y tenait également de nombreuses expériences d'agriculture sous marine, les eaux chaudes expulsées par le rift étant chargées de minéraux divers pouvant servir à permettre, voire à accélérer, la pousse des cultures.

Il s'agita sur le siège de pilotage inconfortable. L'air était acre et puait la transpiration. Il espérait que ce n'était qu'un signe de l'archaïsme de son véhicule, et pas d'une panne des recycleurs d'air.
Soudain, les pinceaux lumineux de ses phares mirent en évidence une énorme masse sombre, accolée à la crevasse béante du rift. "Une tique géante en train de sucer une plaie mal cicatrisée" pensa-t-il devant ce spectacle. Secouant la tète pour se reprendre, et après avoir identifié à grand peine le chiffre "37" peint sur le dôme, il entama son arrimage à la station.
Ouf. Décidément, il avait de plus en plus hâte que cette mission se termine.
Alors qu'il s'approchait, il pu commencer à détailler le bâtiment qui se tenait face à lui. La coque externe était opaque, contrairement à ce qu'il aurait cru - il s'était toujours imaginé les stations des grands fonds avec de grandes baies vitrées pour contempler l'océan - et formée apparemment d'une seule pièce. Étrangement, pas une algue, pas un coquillage, n'en ornait la surface. Surement une propriété du matériau, pour en augmenter la durabilité.
Enfin, il aperçut la bouche sombre de la baie d'arrimage. Il s'y engagea prudemment, turbines au minimum, et avec un "CLONK" sonore qui le fit sursauter, se retrouva amarré.

Se hissant hors de son siège à grand peine - Dieu que ces courbatures pouvaient être traitresses ! -, il attrapa sa casquette de livreur, son terminal portable, et fit les quelques mètres le séparant du sas. Un bruit de succion continu l'informa que la pression était en cours d'égalisation. Quand enfin les voyants passèrent au vert, il fit jouer la lourde roue verrouillant le sas afin d'ouvrir la porte. Une fois le passage dégagé, il put enfin faire ses premiers pas sur la passerelle d'accès, et se diriger vers le corps principal du bâtiment afin d'effectuer sa livraison.


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L'air dans la base était sec et frais, avec un léger parfum d'antiseptiques, et il l'apprécia tout particulièrement après l'atmosphère confinée de son véhicule. Longeant une étroite coursive aveugle pendant une dizaine de mètres, il parvint à une nouvelle porte, qui s'ouvrit devant lui sur une pièce octogonale brillamment éclairée. Chaque mur présentait une porte identique à celle qu'il venait de franchir, et était constellée de moniteurs et de voyants clignotants.
Au milieu de la pièce, au demeurant spartiatement meublée de quelques pupitres de commande, se tenait un homme d'une quarantaine d'années, au visage tiré et constellé de taches de rousseur, vêtu d'une grande blouse blanche tachée. "V’là l'savant fou.." pensa Gordon devant cette apparition.
"Bienvenue sur la base 37." Commença l'homme, lui tendant la main. "Je suis Marc Dupuis, le superviseur général.
_ Gordon Baldwin, enchanté" répondit il sobrement, en lui rendant sa poignée de main. Il fut surpris de la trouver si calleuse, cher un chercheur, et un chef, qui plus est. Et en plus, il avait les mains moites !
"J'espère que vous avez fait bon voyage" reprit-il. "Non pas que le paysage soit particulièrement attrayant par ici. Ah, mais j'allais oublier, vous avez quelque chose à me faire signer, pour la livraison, je suppose ?"
Hochant la tète en signe d'assentiment, Gordon pianota sur son terminal, avant de le tendre avec le stylet approprié au superviseur, qui signa sans y jeter un coup d'œil.
"Bien, maintenant que ceci est réglé, je vais pouvoir donner les consignes pour qu'on décharge la cargaison de votre submersible et qu'on le réapprovisionne pour le trajet de retour."
Il partit d'une quinte de toux rauque, puis sortit un mouchoir sale de sa poche, et s'épongea le front.
"Enfin. Ça ne devrait guère prendre plus d'une heure ou deux. Venez donc, je vais vous conduire à la cafétéria, vous pourrez vous y reposer le temps que tout soit prêt.
Et, sans attendre une réponse de sa part, il s'engouffra dans une porte sur sa droite.


samedi 27 juin 2009

Aujourd'hui, c'était Tetyne party

"Nous partimes 4, mais par un prompt renfort, nous nous vîmes 6 en arrivant à l'Académie de la Bière."


Cette proposition, bien que parfaitement exacte, ne retranscrit malgré tout pas à elle seule l'escellentissisme de cette après midi Tetyne. Les masques, pour la première fois depuis la formation de la Phalange, sont tombés (modulo le fan club d'Arthur Rainbow qui l'avait déjà visité à son one man show).
Ainsi, plusieurs moments d'intense émotion ont eu lieu, comme par exemple la première rencontre entre Niz et Sven, une semaine après leur cybermariage. Moment touchant au possible.

D'autres choquantes révélation ont eu lieu ! En vrac :
  • BtK est une cleptomane de dés et joue quand c'est pas son tour
  • Typhon triche (et essaye de mettre ca sur le compte de son ignorance des regles pour cause d'arrivee tardive - Monsieur, nul n'est cense ignorer la loi ! - )
  • Vlad, Sven et Kyp ont des connaissances douteuses en matière de botanique et confondent arbre et arbrisseau
  • On ne construit jamais de silo de missiles sous une mare
  • La Crise touche meme le Far West : l'administration du comté ne peut fournir qu'une seule arme de service, et celle ci va systematiquement dans les mains du sheriff planqué derrière son baril.
  • Blaireauman est vachement plus bisounours en vrai que sur Internet !
  • Et en plus, il parle de plein d'autres trucs que de Boxxy.
  • La callyphigie de BtK a été prouvée par la règle du "Pics or it didn't happen" par le chanceux Arthur Rainbow, seul habilité à le faire sans que celà puisse preter à confusion.
  • Typhon marche vite.
  • Maurice Dupuis, de Paris, s'est découvert doyen de la Phalange, et envisage donc de s'acheter uen cane et un dentier, le choc de cette révélation lui ayant fait ressentir le poids des ans qu'il porte sur ses, certes athlétiques, épaules.
Tout ca pour dire que ce fut une après midi fort plaisante, et que l'expérience, si tant est que ce ressenti soit partagé par les autres participants, est fortement retentable, ne serait ce que pour les raisons suivantes :
  1. On n'a pas vu la petite robe blanche
  2. Kyp n'a pas pu tester Wanted
  3. Ahouuu!!

N'est ce point convainquant ?



vendredi 26 juin 2009

Comme d'aucuns le savent déjà, Maurice Dupuis, de Paris, est un écrivain dont l'étendue du talent ne peut se comparer qu'à sa modestie, profondément ancrée en Lui par une longue pratique de l'ascèse et de la méditation dans les montagnes sacrées du Japon, sous la guidance spirituelle du bon Kobo Daishi.

Toutefois, ce que vous ne savez pas, c'est qu'Il est également atteint d'une grave maladie. Hélas, cent fois hélas, Maurice Dupuis, de Paris, souffre d'un grave cas d'hypertrophie capillo-palmaire à métastases procrastiniques, qui L'entrave considérablement lorsqu'il est question de coucher sur le papier, ou simplement de recopier des ouvres manuscrites, à un format plus adapté à la publication internettienne.

Toutefois, dans un regain d'activité, luttant contre la triste condition qui est Sienne, Maurice Dupuis, de Paris, est parvenu à jeter les bases de ce qui deviendra, nulle n'en doute un seul instant, un futur best seller international (ou "meilleurj ventòj mundial", comme diraient notre ami Riton). Certes, pour le moment, seuls les personnages principaux du récit (enfin, les qualtre - 4 - ammenés à apparaitre de manière récurrente) sont cadrés.
L'accroche du récit est, telle l'une des innombrables oeuvres de Rousseau, écrite, mais seulement dans la tête de Maurice Dupuis. Mais un jour, oh oui, un jour, elle sera écrite pour de vrai. Maurice Dupuis, de Paris, y compte bien.

Adonc, pourquoi ce billet ? Deux raisons, en réalité.
D'une part, une annonce pour provoquer l'anticipation des foules (en délire, comme toujours), est toujours de bon aloi.
D'autre part, cela permet de se donne un bon coup de pied au derche et une couche de motivation supplémentaire pour, au moins, commencer a écrire quelque chose, ne serait ce que pour ne pas passer pour un bonimenteur. Testé et approuvé avec les billets du triplog nippon.

Toutefois, modérons nos ardeurs. En effet, la situation de Maurice Dupuis, de Paris, est telle qu'en ce moment, il Lui est assez difficile de faire des plans pour l'avenir, aussi les disponibilités nécessaires à une production littéraire vont elles aller et venir au gré du temps (et de l'humeur de Sa hiéarchie, aussi). Mais n'ayez crainte, ca finira bien par arriver !


mercredi 24 juin 2009

絶望した!

Comme quoi, la réputation des Masson Boys dépasse le cadre d'Avox, et a meme atteint l'archipel Nippon, pour que l'industrie de l'animation leur consacre un épisode !



mercredi 10 juin 2009

Plongée, suite

Vous le savez surement maintenant, Maurice Dupuis, de Paris, a une attirance certaine pour le Japon. Et vous le savez depuis peu, Maurice Dupuis, de Paris, est –ou du moins a été, en ses jeunes années – un avide pratiquant de plongée sous marine.

Aussi, quoi de plus naturel que d’essayer de joindre ces deux centres d’intérêt ? C’est pourquoi le billet du jour va traiter d’un lieu qui se trouve actuellement en tête de la « to visit list » de Maurice Dupuis, à savoir la préfecture-archipels d’Okinawa, dans l’océan pacifique.

L'emblème de la préfecture d'Okinawa


Mais tout d’abord, pour ceux qui n’auraient aucune idée de ce dont il s’agit, une petite présentation. Okinawa est l’une des 47 préfectures qui composent le Japon, et sa capitale est la ville de Naha, elle-même située sur l’ile la plus peuplée de la préfecture, nommée justement Okinawa.
Cette préfecture comporte 11 villes, réparties sur 8 iles, elles mêmes faisant parties de 3 archipels. Comme vous pouvez vous en douter, donc, la majorité des iles de la préfecture d’Okinawa est inhabitée, bien que certaines iles aient une population clairsemée de petits villages. On notera également la présence de forces armées américaines stationnées dans les deux bases militaires établies sur l’ile principale.


Il s’agit d’iles coralliennes, exposées à un climat tropical. Tout concourt à faire de cette préfecture un haut lieu du tourisme balnéaire nippon, avec quelques unes des plus belles plages dont dispose le pays.


Toutefois, ce statut insulaire a d’autres conséquences, notamment culturelles. En effet, s’il s’agit bien d’une préfecture japonaise, elle présente de nombreuses spécificités, tant culturelles que démographiques.
D’une part, vraisemblablement grâce aux conditions de vie et à l’alimentation traditionnelle, il s’agit de la préfecture où l’on trouve le plus grand nombre de centenaires au monde.
D’autre part, on y observe des spécificités linguistiques très marquées. Contrairement aux déformations / accentuations du japonais standard que l’on peut observer ailleurs dans le pays (Kansai-ben, Nagoya-ben, etc.), qui restent en grande partie compréhensibles par des locuteurs japonais, les dialectes d’Okinawa, appelés langages Ryuykyuan, sont majoritairement incompréhensibles. En outre, ils varient énormément d’une région de l’archipel à l’autre, et il est quasi impossible pour un locuteur d’un des 6 dialectes d’en comprendre un autre, tant les différences sont importantes (même le syllabaire est différent !).
On peut également y observer des particularités architecturales. La plus connue est l’utilisation « massive » des lions Shisa, servant de protecteurs de la maison.

L’influence chinoise et thaïe est également très présente dans les formes d’artisanat traditionnelles, ainsi que dans l’alimentation : la boisson « emblématique » d’Okinawa, l’awamori (un alcool de riz), vient à l’origine de Thaïlande.
Quelques bouteilles d'Awamori

C’est également sur cet archipel qu’est né le karaté, vraisemblablement issu d’une confrontation entre le Kung fu chinois et les arts martiaux traditionnels d’Okinawa.

Bref, un lieu qui a tout pour plaire et pour offrir le cadre idéal pour des vacances tant culturelles que balnéaires, voire plongée sous-marinesque.


Adonc, dans cette charmante préfecture d’Okinawa, bien loin à l’ouest, tellement loin qu’il s’agit de l’ile la plus à l’ouest du Japon (par temps clair, on peut apercevoir Taiwan), se trouve l’ile de Yonaguni, appelée également Dunan, dans le dialecte local.
Le monument marquant le point le plus à l'ouest du Japon, sur l'ile de Yonaguni

Il s’agit d’une petite ile d’une grosse vingtaine de kilomètres carrés, peuplée de moins de 2000 habitants.
Et à proximité de laquelle on trouve un des paysages sous marins les plus surprenants qui existe.
Il s’agit en effet d’un colossal « monument » de 150m par 40, s’étendant sur une hauteur d’une trentaine de mètres, de forme globalement rectangulaire. Il présente, entre autres particularités, des murs quasi verticaux et lisses, et de nombreuses terrasses aux angles qui ne sont pas sans faire penser à des formations artificielles.

Modélisation du site








Le paysage est saisissant. Ces terrasses, ces angles, ainsi que de nombreuses spécificités, comme des colonnes, des bassins, des escaliers, font forcément penser à des formations taillées par la main de l’homme, et submergées par la suite. Cela remonterait, selon les datations, à entre 6000 et 10 000 ans…

Toutefois, si les supporters de la théorie de la ville engloutie sont nombreux (le spectre des Atlantes de Mu plane), le parti adverse, soutenant qu’il ne s’agit que de successions de coïncidences dans la disposition de formations rocheuses naturelles, est également bien présent.
A ce jour, rien n’a été réellement tranché, en faveur de l’un ou de l’autre des partis.

Toutefois, le site n’en reste pas moins extrêmement impressionnant et est un lieu réellement à voir si l’on est amateur de spectaculaire et d’étrangetés sous marines.


lundi 8 juin 2009

jeudi 4 juin 2009

Interlude

Maurice Dupuis, de Paris, étant trop feignan pour poster un contenu intéresant en cette belle (?) journée, Il s'est rabattu sur un démotivator fait maison, qui, à défaut d'etre drole, le fait sourire. C'est déjà pas mal.


dimanche 31 mai 2009

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la plongée...

Aujourd’hui, Maurice Dupuis, de Paris, a délaissé ses crayons pour reprendre son bon vieux clavier, afin de traiter d’un sujet qui le passionne : la plongée sous marine.

Fut un temps, Maurice Dupuis, de Paris, exerçait ce noble sport avec une grande assiduité lors de ses congés divers et variés, et a ainsi sillonné les mers du globe, tel un Brendan de Clonfert des temps modernes.

Mais qu’est ce qui rend donc cette activité si attrayante, ne manquera pas de s’interroger le lecteur curieux.
« Moult choses ! » rétorque Maurice Dupuis, de Paris, l’œil brillant. En effet, sous le terme générique de « Plongée sous marine » se cachent une large variété de disciplines, si l’on peut dire, où chacun peut trouver son bonheur selon ses goûts.

Tout d’abord, on pourrait mentionner ce qui est généralement affublé du qualificatif de « plongée loisir ». Il s’agit, dans la plupart des cas, de visiter des sites relativement accessibles, tant par la durée des trajets pour s’y rendre que par la profondeur modérée, sur lesquels tout un chacun peut plonger sans grandes difficultés. Le plus souvent il s’agit de blocs de roches ou de corail, ou des abords d’une ile de taille modeste, que l’on peut contourner. Ce genre de sites offre l’avantage d’etre rassurants – car il est difficile de se perdre lorsque, pour revenir à son point de départ, il suffit de continuer a tourner autour d’un caillou – et d’etre riches en couleurs et en faune – les poissons se regroupent bien souvent autour des amas de roche, pour la protection qu’ils offrent ainsi que la nourriture qui s’y trouve (algues pour les uns, poissons mangeurs d’algues pour les autres) - . La profondeur faible contribue également à rendre ces sites plus attrayants : moins de distance à la surface, c’est moins de longueurs d’ondes absorbées, et donc plus de couleurs visibles.
Bref, des plongées accessibles à presque tous, avec des jolies choses à voir : c’est ca, les plongées « loisir ».

Toutefois, si ce genre de plongées est bien agréable, les vétérans et autres plongeurs assidus, ou les amateurs de spectaculaire, peuvent bien entendu trouver chaussure à leur pied.

Un autre type de plongée qui se pratique relativement couramment est la plongée en dérive, ou Drift Dive pour les non esperantophones. Comme son nom l’indique, celle-ci consiste à se laisser dériver au gré du courant. Les plongeurs se mettent à l’eau dans en groupe, et rapidement (« Yallah ! Yallah ! » comme disait le Capitaine de Maurice Dupuis, de Paris, lors de ses séjours Egyptiens), afin de ne pas etre séparés.
Les zones visées par ces plongées sont, en général, des passes ou les abords d’iles de plus grande taille, et exposées au large. Ici, pas question de petites patates de corail ou de gentils cailloux posés sur un fond de sable. Non. Bien souvent, on a d’un coté un tombant (qui peut descendre très très profond, parfois), et de l’autre « le bleu ». Pas de petits poissons tous mignons ici non plus : on cherche du gros, du spectaculaire. Pourquoi ? Parce que dans les passes, dans le « bleu », circule une toute autre population sous marine que dans les récifs. Là où sous un rocher on voit une raie pastenague, dans le bleu, on peut voir une raie aigle ou une manta. Au lieu du mérou paresseux, on frissonne à la vue du banc de barracudas qui ondule gracieusement dans l’onde (et on se demande par la même occasion si on a bien pensé à planquer les objets brillants du genre colliers, bijoux et autres, qui attirent facilement ce genre de bestioles).
La plongée se termine lorsque le groupe a dérivé jusqu’au point de ramassage convenu à l’avance avec le capitaine du bateau. Vous vous en doutez donc, ce style de plongée est plus difficile à aborder, et déconseillé aux tous débutants. Il peut etre relativement angoissant de se laisser porter par le courant, et l’angoisse est le premier facteur d’accidents en plongée. De plus, le fait d’etre bien souvent à flanc de tombant demande un bon contrôle de sa flottabilité, pour ne pas risquer de se retrouver par 50m de fond sans se rendre compte de ce qui se passe.


Pour un dépaysement total, le plongeur peut également pratiquer la plongée de nuit. On privilégie dans ces cas là les sites de plongée loisir, pour leur simplicité d’accès et de configuration. Toutefois, ceux-ci sont transfigurés à la nuit tombée, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la faune nocturne diffère grandement de la faune diurne. Allez voir des crevettes et des langoustes se promener de jour ! De même, les poissons lion, et d’autres animaux du même acabit, sont des espèces nocturnes. A certaines saisons, dans les mers chaudes, on peut aussi observer des phénomènes de plancton luminescent, qui laisse alors des traces fluorescentes dans l’eau derrière chacun des mouvements des plongeurs. C’est une vue extraordinaire.
La seconde chose qui change du tout au tout l’aspect de ces sites que l’on connaît si bien, c’est l’utilisation obligée d’une lampe torche. Vous vous souvenez de la mention que Maurice Dupuis, de Paris, a fait plus haut, au sujet des couleurs qui disparaissent avec la profondeur ? Eh bien, le problème ne se pose pas, avec une lampe torche. C’est donc un festival de couleurs rouges orangées (et rouge très foncé aussi) qui s’offre dans le halo de la lampe, d’autant plus contrastés que le reste est plongé dans l’obscurité.
Il s’agit de plongées très agréables, qui demandent peu d’expérience –juste assez pour être à l’aise en immersion, pour ne pas ajouter un facteur de stress à celui généré par l’obscurité – et que chaque plongeur devrait faire au moins une fois, ne serait ce que pour essayer.


Il est également deux autres types de plongées, plus ou moins apparentées, que Maurice Dupuis, de Paris, n’affectionne par vraiment, qui sont la spéléologie sous marine, et la plongée sur épaves.
La première des deux, comme son nom l’indique, consiste à explorer des grottes immergées. Il s’agit cette fois d’un type de plongée réellement dangereux, et pour lesquelles une réelle formation est nécessaire, ainsi que des mesures de précautions en surface.
La plongée sur épaves, quand à elle, peut se pratiquer de différentes manières. En effet, selon le type et la taille de l’épave, on peut etre amené à plongée autour de l’épave, ou bien à pouvoir rentrer à l’intérieur, auquel cas on se trouve dans une situation à peu près à la plongée en grottes.
Les amateurs de spectaculaire affectionnent souvent les épaves, et les histoires toutes plus sordides les unes que les autres circulent bon train dans les bateaux de plongée. En effet, si, dans les régions touristiques, il n’est pas rare que des vieux bateaux (voire même des vieux avions de tourisme !) aient été coulés volontairement pour le bonheur des plongeurs, il ne faut pas oublier que, à l’origine, une épave, c’est un bateau qui a fait naufrage accidentellement. Et que comme les navires circulent rarement à vide, ne serait ce que pour l’équipage, il arrive qu’une épave soit également un tombeau.
Maurice Dupuis, de Paris, se souvient, lors de ses séjours Egyptiens, d’une épave baptisée le Salem Express. Contrairement aux autres épaves qu’Il a pu visiter, celle-ci n’était pas un cargo, mais transportait des passagers, et a fait naufrage au large de la cote Egyptienne, alors qu’il ramenait des pèlerins de retour de la Mecque.
Le navire est couché sur le flanc tribord, sur un banc de sable, par une trentaine de mètres de fond. Une vision impressionnante (dans ce genre de sites, on distingue en général d’abord une masse sombre indistincte, gigantesque par rapport au petit plongeur que l’on est, forme qui se précise a mesure que l’on descend).
En s’approchant du bateau, on remarque divers détails troublants. Des valises, des sacs a main, bref, les bagages des passagers présents à bord du navire.
Et les canots de sauvetage également, fièrement arrimés à leur place.
Car oui, le Salem Express a coulé rapidement. Trop rapidement pour que la majorité des gens aie le temps d’évacuer. Et le gouvernement n’a jamais fait remonter les corps.
Normalement, Il est strictement interdit de pénétrer dans le navire, mais il y a toujours des petits malins qui, par une curiosité morbide, disent avoir jeté un œil, connaître quelqu’un qui est entré, et qui vous racontent comment ils ont pu voir les squelettes encore enlacés des noyés dans leurs cabines…

Non, décidément, Maurice Dupuis, de Paris, n’aime pas les épaves.


C’est sur cette note peu réjouissante que se termine le billet d’aujourd’hui. Toutefois, dans un futur proche, Maurice Dupuis vous fera rêver en vous présentant un lieu digne d’un film fantastique, où Il envisage très sérieusement d’aller plonger un jour. Préparez vous moralement, vous etes prévenus.

vendredi 15 mai 2009

Par le pouvoir du câne ancestral...

Maurice Dupuis, de Paris, vous entretenait tantôt de sa récente acquisition d'une artéfact d'une puissance inouie, à faire palir d'envie Adam, prince d'Eternia.
Certes, Maurice Dupuis, de Paris, ne peut toujours pas changer son chat en tigre de combat.
Certes, on est quand meme un peu sous le niveau de l'épée d'Avogadro.


Mais tout de meme ! Admirez l'engin !
Vorpale +4, 1D12+4 dommages de base + 1D8 de dommages soniques, buveuse d'ames, +10 contre les bardes, ca n'est pas rien !


On pourra également apprécier, lui servant de support, le Trône Rubicond de la Procrastination Eternelle, une autre relique dont la particularité est d'absorber toute volonté de faire autre chose que de rester assis de la personne qui commet l'erreur d'y poser son fondement.

Et vous savez quoi ? Bientôt*, Maurice Dupuis, de Paris, saura en jouer.


*référentiel non déterminé

mardi 12 mai 2009

Triple meme-hit combo !

Tz gueule Mzsson !

Yens, menue monnaie et grosses coupures

Pour répondre au bon Freiherr Viktor von Wolff zu Fatalis, Maurice Dupuis, de Paris, va faire un petit topo sur son expérience personnelle d'achat Yenesques (néologisme, oui, et alors ? )


Lors de son pénultième séjour, Maurice Dupuis avait pu avoir un taux assez intéressant à environ 150Y/€ (intégrant une petite commission au bureau de change, pas énorme au final, et plus intéressante que ce qu'il aurait pu avoir dans certains bureaux sans commission).

Sauf que, quand il a fait ledit change, le yen avait déjà commencé à grimper, et donc à devenir moins intéressant. L'été précédent (Maurice Dupuis était parti en automne), il se négociait au taux médian d'environ 180Y/€ (soit, en général, un taux à l'achat dans les 170).

Il y a eu une vilaine variation dans le cours (du point de vu de l'achat) - le cours médian est tombé dans les 120Y en février -, et malgré une remontée légère (on est dans les 130-133 depuis 2 mois), ça reste pas super intéressant par rapport à il y a quelques années.

C'est la Crise, mon bon monsieur.


On peut donc se rendre, actuellement, acquéreur d'impressionnantes liasses de yen à un taux d'environ 120-125Y/€ (les cours d'achat sont souvent calés 10Y sous le cours médian, à quelques variations subtiles / escrocs prés). C'est correct, mais peut mieux faire.
La meilleure option, selon Maurice Dupuis, est de s'inscrire à l'excellent service de cotations en ligne xe.com, et de suivre les cours au jour le jour pour éviter de louper la batte du coche quand il est chaud.

Ceci dit, même à 120-125Y/€, le cout de la vie est relativement abordable par rapport à la France (enfin, Tokyo / Paris comme base de comparaison). Pour l'aspect bouffe, en tout cas (si on omet les restos etrangers / luxe ).

Pour un point de comparaison, le menu au McDo (on aime, on aime pas, c'est quand même un bon indicateur relatif), tourne entre 600 et 700 yens (5 - 6 € ). Et McDo, c'est un fast food cher, par rapport aux locaux, du genre Yoshinoya ou Gasuto (Curry / riz, en version grosse portion, plus soupe de miso, pour 340 yens, soit moins de 3€...)

Au final, quels conseils donnerait Maurice Dupuis quand à l'acquisition de devises nipponnes ?
Pas grand chose, en fait. Si Il devait en racheter en vue d'un voyage a court terme (max 6 mois), Il acheterait surement une partie de son budget envisagé maintenant, et attendrait un peu pour voir l'évolution dans les semaines / mois à venir, pour se décider dans les 2-3 semaines précédent le départ.
Si le voyage était prévu pour dans plus longtemps, Maurice Dupuis, de Paris, guetterait patiemment les taux sans se presser, pour voir l'évolution des cours.


jeudi 7 mai 2009

It's raining fish !

Pour les quelques irréductibles ayant visité le blog de Maurice Dupuis, de Paris, ces derniers jours, vous n'etes surement pas passés à coté de la prose de haut vol qui s'y est étalée, contant une histoire bien étrange sise au Honduras.

Afin de clarifier les choses, note, cher lecteur, que ce phénomène surprenant, bien que romancé, correspond à une réalité climatique.
Effectivement, le Honduras connait annuellement, et ce depuis plusieurs siècles, des pluies de poissons. Certes, les animaux ne sont pas de taille aussi respectables que ceux que le Professeur Dupuis rencontre dans le récit susmentionné, mais il s'agit néamoins de poissons, de petite taille, et aveugles de surcroit.
L'origine de ce phénomène est encore fortement sujette à interrogations. Une théorie relativement populaire, émise par des envoyés du National Geographic dans les années 70, serait que ces animaux proviendraient de rivières souterraines, d'une manière ou d'une autre aspirés dans des trombes à l'occasion de fortes tempètes, par succion au niveau de résurgences. Toutefois, cette théorie n'a jamais été réellement prouvée, et la Lluvia de Peces conserve donc son caractrère mystique.

Prochainement, Maurice Dupuis, de Paris, vous contera comment il est entré en possession d'un artéfact de grand pouvoir, et les conséquences que ceci a eu sur son voisinage immédiat. Mais ceci est une autre histoire.

lundi 4 mai 2009

Curieuse météo

La chaleur était écrasante.

Debout au sommet d’une colline, sous le soleil de plomb, une silhouette élégamment vêtue d’un costume de flanelle blanche à la coupe impeccable, coiffée d’un panama crème, se découpait sur le ciel azur.

« El Profesor » Dupuis, comme l’appelaient les indigènes, fouilla dans sa poche pour en sortir un mouchoir (duquel s’élevait l’inimitable fragrance de Barbouze n°5, un parfum huppé fort en vogue) dont il se tamponna les tempes.

Depuis que le département d’ethnologie de l’Université de Cambridge avait fait appel à lui pour mener une investigation dans ce coin reculé du Honduras, il s’était écoulé deux semaines. Deux semaines qu’il était arrivé dans la province de Yoro, et qu’il s’était établi dans la ville du même nom. Jusqu’à présent, rien de réellement digne d’intérêt ne s’était présenté à lui, si ce n’est l’excellente Sopa de Caracol et les succulents Baledas de José, le tenancier de la taverne du coin.

Maurice Dupuis commençait donc à douter de la pertinence de sa mission en ces lieux.

Soudain, quelque chose attira son regard. A l’horizon, une masse noire venait d’apparaitre. Des nuages à l’aspect sinistre se découpaient au dessus des champs, et semblaient se précipiter vers la ville, telle la marée à l’assaut du Mont Saint Michel.

Plissant les yeux, il pouvait déjà discerner l’onde s’abattant avec violence.

Mais déjà, autour de lui, des cris, mi-paniqués, mi-extatiques, s’élevaient.


" La Lluvia ! Es la Lluvia !

_ Viene la Lluvia de Peces ! "


Jugeant plus prudent de se mettre à l’abri pour étudier ce curieux phénomène qui semblait causer tant d’émoi parmi la foule, le Professeur commença à courir pour rejoindre le toit le plus proche, qui se trouvait être à quelques centaines de mètres de sa position. Mais il fut rapidement rattrapé par les éléments déchainés, et c’est trempé jusqu’à la moelle qu’il poursuivit sa course.

La tempête faisait rage autour de lui désormais, et les cris des locaux étaient couverts par les hurlements du vent, le fouettement de la pluie… et d’autre chose ! Cette tempête, il en aurait mis la main à couper dans le feu, n’était pas ordinaire. Quelque chose clochait…. Mais quoi ?

Quand soudain, Maurice Dupuis reçut un violent choc dans le dos, suivi de plusieurs autres coups sur les épaules et à la tête. Quoi donc ? Un maroufle tenterait donc de la confusion pour l’estourbir et lui soutirer quelques lempiras ? Ha ! Il avait bien mal choisi sa victime !

Faisant volte face, Maurice Dupuis adopta une posture défensive que seules de nombreuses années de pratique intensive de la savate permettent de maitriser dans ces conditions précaires, prêt à faire face à un nouvel assaut de son agresseur.

Surprise : personne ne se tenait derrière lui !


Un peu perplexe, Maurice Dupuis jeta un œil alentours, pour confirmer qu’il était désormais isolé au milieu de la tempête. Mais alors… qu’était ce donc que ces coups qu’il avait reçu ?

C’est alors qu’il posa le pied sur quelque chose de mou et de glissant. Quelque chose qui frémit et se débattit… Glacé, Maurice Dupuis baissa lentement les yeux, et découvrit avec stupéfaction un énorme poisson baillant et gigotant sous sa semelle.

D’abord incrédule, le professeur resta coi un instant, avant de regarder plus attentivement le sol autour de lui. Il était couvert de poissons de tailles diverses, grouillant sur la terre meuble comme sur le pont d’un navire de pêche un jour faste.

Et plus la pluie faisait rage, et plus le tapis de poissons s’épaississait…

« La Lluvia ! La Lluvia de Peces !.... »

mardi 28 avril 2009

Les bijoux de famille de Maurice Dupuis, de Paris

Oui, vous avez bien lu. Pourquoi cette décision soudaine de discuter sur la place publique d’une chose si personnelle ? La réponse est fort simple : Maurice Dupuis, de Paris, s’est de multiples fois trouvé face à des cas aggravés de cyclo-oculisme lorsqu’il évoquait les Régalias Impériales nippones. Aussi a-t-il décidé qu’il était grand temps d’éclaircir un peu la situation et d’éduquer quelque peu les roturiers à ce qui est presque le pain quotidien de nous autres nobles de ce monde.

Adonc, qu’est ce qu’une régalia ? Eh bien, comme son nom l’indique, il s’agit ni plus ni moins que d’un objet, souvent fort précieux, ayant comme valeur particulière de symboliser le pouvoir royal / impérial de la famille à laquelle il appartient. Bien souvent, les régalias adoptent la forme d’une couronne, ou d’un sceptre, voire des deux, car la régalia d’un souverain n’est pas forcément unique.

Ce qui nous amène aux régalias impériales nippones, héritage légitime de Maurice Dupuis, de Paris, dont Il a laissé la responsabilité à ses cousins en poste, par commodité.

Ces régalias, appelées également les Trois Trésors Sacrés ( Sanshu no Jingi, ou 三種の神器), ont la particularité d’etre entourées d’un voile de secret relativement épais. En effet, depuis l’an 690, soit sous le règne de l’Impératrice Jito, ces régalias sont présentées au nouveau souverain lors d’une cérémonie privée, où seuls quelques prètres triés sur le volet et la famille impériale sont autorisés à assister.

Cela a pour conséquence qu’à ce jour, aucune représentation, qu’elle soit dessinée ou photographique, des trésors impériaux, n’existe à ce jour. A tel point que d’aucuns prétendent sans vergogne que certains d’entre eux n’existent pas / plus.

Mais au fait, quels sont ces fameux trésors ?

Le premier est Yata no Kagami, un miroir symbole de sagesse. Ce miroir a été, fut un temps, conservé dans une remise du palais impérial de Kyoto, lors de la période Heian. Il serait actuellement conservé dans le sanctuaire d’Ise, dans la préfecture de Mie.

Le second des trois trésors est la Yasakani no Magatama, une gemme en forme de virgule, qui représente la bienveillance. Ci-dessous, un exemple de magatama, pour mieux situer la bête.

Actuellement, ce bijou serait conservé au cœur du palais impérial de Tokyo.

Enfin, le troisième et dernier des trésors sacrés et l’épée Kusanagi, symbole de courage. Incontestablement le plus connu des trois, et qui a donné naissance a pas mal de fantasmes vidéoludiques et littéraires, comme un bon paquet d’épées légendaires avant elle. Sauf que pas mal d’éléments ayant filtré dans la culture populaire ont été romancés à tel point qu’ils n’ont plus grand-chose à voir avec l’objet d’origine.

La plus marquante concernant ces approximations historiques, et que l’on retrouve le plus souvent, concerne la représentation qui est faite de la Kusanagi. Et bien quoi ! Une épée japonaise, c’est forcément un katana, non ?

Et bien en fait, non. Il s’agit d’une épée ancienne, bien plus ancienne que le modèle actuel sur lequel sont concus les katanas. La plupart des théories s’accordent pour lui conférer la forme d’une épée de l’age de bronze, courte, droite et à double tranchant. Autant pour le mythe !

Cette épée a également un point qui la différencie des autres trésors sacrés. Certes, comme les autres, personne ou presque ne l’a jamais vu. Mais, contrairement aux deux autres, personne n’est réellement sur de l’endroit où elle est conservée. Certaines personnes s’accordent pour mentionner le sanctuaire d’Atsuya à Nagoya, mais beaucoup de monde doute que l’épée qui y est conservée est bien la Kusanagi.

De plus, son authenticité même est fortement remise en doute, l’épée d’origine ayant été perdue en mer en 1185, puis miraculeusement retrouvée, avant qu’une copie en soit faconnée, copie qui aurait été volée par la suite (et en aucun cas l’originale, pensez vous donc ! ), etc…

Trouble histoire, donc.


mercredi 22 avril 2009

Comme annoncé hier...

Ou à peu près.
Car ce n'est pas la fin du monde, mais tout bonnement la fin des péripéties nippones de Maurice Dupuis, de Paris, qui va a grand regret quitter cette bonne ville de Tokyo pour rejoindre la grisaille parisienne et retrouver l'amabilité légendaire de ses compatriotes. Ô joie.

C'est donc avec un enthousiasme modéré que Maurice Dupuis, de Paris, s'en retourne affronter les tadornes du parc Montsouris, tout en espérant qu'elles n'ont pas profité de Son abscence pour proliférer et monter une embuscade. Seul le temps nous le dira !


Depuis le début de Son séjour, Maurice Dupuis, de Paris, se demande si Il a l'esprit mal tourné, ou si cette affiche est réellement à double sens potentiel

A Ginza, on a le sens de l'hospitalité !

Level up ! Ce fut rude, mais Maurice Dupuis, de Paris, tient à remercier Muffin-chan, qui l'a soutenu à chaque instant et lui a permis d'atteindre ce grade éminent. Go go Gold Card l'année prochaine !


mardi 21 avril 2009

La fin du monde est proche !

Lorsque dix mille fois la terre aura tremblé, s'abattra le cataclysme annonciateur de la fin des temps. Les foules éperdues aux yeux hagards se bousculeront vers d'improbables échappatoires, et les augures les plus sinistres résonneront dans les entrailles de la Capitale.
Le grand serpent d'obsidienne verra ses anneaux perdre leur vigueur, et dans un râle d'agonie, il trainera péniblement sa carcasse de par les sombres tunnels parcourant le Monde Inférieur. Alors, la prophétie se réalisera, car le premier signe de l'Apocalypse aura eu lieu.
Tremblez, peuples du monde ! Les Anciens l'ont prédit, notre civilisation touche à sa fin !
Car aujourd'hui, le métro de Tokyo a eu plus de 10 minutes de retard !

Parce que quand même, c'est inadmettable.


Toutefois, Maurice Dupuis, de Paris, a courageusement bravé les signes avant coureurs de fin du monde, pour arpenter les jardins de ses parents éloignés, la famille Impériale.

In the Imperial Palace Gardens, Serious Cat is still fucking serious

Coquet pavillon aux parterres de fleurs multicolores


Fort satisfait de l'entretien qu'ils en font, Maurice Dupuis, de Paris, a ensuite dirigé ses pas vers Yasukuni Jinja, un sanctuaire dédié aux japonais morts lors de la 2è guerre.
Des festivités délirantes battaient leur plein, à l'occasion du Yasukuni Matsuri, ainsi que de la 140è année d'on ne sait quoi (Maurice Dupuis, de Paris, avoue humblement ne pas avoir cherché à décripter les moults banderoles qui ornaient toriis et murs). Ce n'est pas un, ni même deux, mais bien trois (3) prestigiditateurs de salon (aux talents contestables) qui tenaient en haleine la foule en délire d'une vingtaine de personnes venues commémorer l'évènement !
Chaude ambiance !


Yasukuni Jinja, lieu hautement symbolique de la droite nationaliste japonaise. MD,dP ne vous dit pas le bordel que c'est au Japon en ce moment quand il a été rendu public que le 1er ministre a fait une offrande à ce sanctuaire...


Le musée de Yasukuni Jinja étant clairement orienté (avion de kamikaze, drapeau japonais que l'on dit peint avec du sang, vidéos vantant les mérites des courageux pilotes suicides nippons, etc ...), Maurice Dupuis, de Paris, d'un commun accord avec Monsieur G, s'est rerouté vers le charmant musée Idemitsu, fameux pour ses laques et autres formes d'artisanat traditionnel. C'est du moins ce qu'en dit le Necronomicon (i.e. le livre dont le nom ne doit pas etre prononcé, ou alors à voix basse, le guide Hachette e'vasion, maudit mille fois soit son auteur). Car comme on dit, fail un jour, fail toujours (ou a peu pres).

Epic fail collection is epic


lundi 20 avril 2009

Bon appétit bien sur !


Fut un temps, on faisait des gorges chaudes en France des promoteurs japonais qui achetaient des batiments bien européens pour les démonter et les rammener au Japon, parce que ca faisait classe. Et bien figurez vous que Maurice Dupuis, de Paris, a aujourd'hui vu de ses yeux vus un exemple de cette pratique. Certes, le chateau en question est une copie de l'original, ce dernier ayant été classé patrimoine national en urgence pour éviter le déménagement, mais avouez que un chateau du XVIIè au milieu d'une esplanade "La Défense-like", ca détonne quelque peu.

La future résidence secondaire de MD,dP, lorsqu'il aura fait valoir ses droits impériaux


Mais qu'est ce qu'on y trouve, au fait, dans ce chateau ? Quelque obscure cuisine où officient des découpeurs de fugu, des virtuoses du bouffage de poisson cru ? Une chaude ambiance de Ramen-ya, au propriétaire sérieux comme un bouddha, se concentrant, la sueur au front, sur ses nouilles pour qu'elles soient cuites à la perfection ?
Ben non, on trouve ca :

Bon appétit bien sur !


Toutefois, Maurice Dupuis, de Paris, a périgriné dans d'autres lieux un peu plus rustiques (le terme est relatif, Il en convient), nomminément à Jiyugaoka. Après moults égarements (messieurs de Hachette e'vasion, numérotez vos abattis, et/ou employez des gens ayant réellement visité les lieux que vous décrivez avant d'écrire un guide...), Maurice Dupuis a pu se reposer à l'ombre des arbres du sanctuaire Okusawa, qui présente comme caractéristique principale d'etre placé sous la garde d'un dieu serpent, auquel un culte est rendu en automne.

Oh la jolie corde !

Ou pas !

Le temple de Kuhombutsu, également à Jiyugaoka



dimanche 19 avril 2009

Kamakura Matsuri en images

Et encore, pas beaucoup d'images, Maurice Dupuis, de Paris, ayant souffert d'une exposition aux radiations de Flemmardium-138. Nuff' said.

This is madness !
_ THIS IS KAMAKURA !


Le grand bouddha, 11.4 mètres de haut, en bronze. Et creux, on peut aller voir à l'intérieur.


Quelques archers du festival de Kamakura, que nous avons seulement pu entrevoir, à cause de l'importante foule mobilisée par cet évènement

Un écureuil vampire à la recherche d'une victime innocente