vendredi 26 février 2016

Japon – Avril 2015 – Etape 4 – Nagasaki

Ah, la Hollande, l’autre pays du fromage, ses tulipes, ses coffee shops, Dave, toussa toussa… Saviez tu, cher et estimé lecteur, que les pays bas ont une riche histoire commune avec la patrie des ancêtres de Maurice Dupuis (de Paris) ? Probablement pas (ou alors le présent billet va faire un flop, et Maurice Dupuis sera réduit à noyer sa déception dans un saké de mauvaise qualité en ruminant de sombres pensées).
Donc on va dire que personne n’est au courant !

Bref. Il est, sur la côte ouest de Kyushu, un charmant port de pèche nommé Nagasaki, connu pour sa malheureuse implication dans un vague conflit durant le XXè siècle, qui n’a rien a voir avec le présent propos.

Car c’est au XVIè siècle que nous nous rendons. C’est à cette époque que les premiers missionnaires catholiques débarquent sur l’archipel, dans cette région, et commencent à évangéliser les locaux. Ainsi, pendant un gros demi-siècle, jusqu’à son interdiction en 1614 par Tokugawa, Nagasaki sera au cœur du christianisme nippon. Et pendant ce temps, les commerçants portugais s’installèrent et développèrent leurs petites affaires. Parallèlement, la VOC (compagnie néerlandaise des indes orientales) commence à s’intéresser à ce marché, et se rapproche des officiels japonais.
Eglise Oura

En 1644, le shogunat Tokugawa décide que stop, ca suffit, faut pas rester là messieurs, on va fermer le pays. Bim. Soudain, impossible de commercer légalement avec le Japon, hors licence spéciale accordée par le gouvernement militaire.

C’est finalement la VOC, plus finaude que ses concurrents à priori, qui décroche le convoité mandat commercial, et obtient donc, au grand dam des autres puissances occidentales, l’exclusivité du négoce avec l’Empire. Mais attention, pas sous n’importe quelles conditions !

En effet, et c’est là qu’on arrive aux choses intéressantes, un seul point de chute est autorisé aux navires hollandais : Nagasaki. Et plus précisément l’ile de Dejima, une ile artificielle construite dans la baie de Nagasaki, qui servira de base commerciale à la VOC.

La grand rue (qui est la seule, en fait)

C’est cette petite butte de terre de 120 mètres par 75 que se trouvaient entrepôts et habitations pour les quelques représentants de la compagnie. S’y mêlaient de manière plus ou moins heureuse, mais certainement curieuse, les architectures japonaises et occidentales.
Modele reduit mais pas tant que ca
Curieux futon sur bois
Trucs en bois qu'on a pas compris a quoi ca sert
Table trop haute


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Et maintenant, trivia : cette micro ile de Dejima a eu, pendant quelques années, une particularité singulière : quelle est-elle donc ?

Et bien il se trouve que durant les premières années du XIXè siècle, un petit tondu corse mettait la pagaille en Europe, notamment avec sa tendance à vouloir annexer tout ce qui passait à sa portée. Genre les Pays-Bas. Sauf que, perdus sur leur banc de sable, (le patron de Dejima à cette époque) et ses braves collègues n’en savaient rien ! Ils ont donc été bien surpris de voir débarquer un navire de guerre britannique exigeant qu’ils cèdent leur comptoir commercial, sous le misérable prétexte que leur pays n’existait plus.

Et bien sans se démonter, Doeff a cordialement invité les sujets de sa gracieuse majesté à se faire cuire un œuf, ne cédant pas devant la volée de canons qui a été tirée dans l’espoir de les impressionner, et a maintenu fermée l’ile de Dejima. C’est le gouvernail entre les jambes que les anglais sont rentrés chez eux, jurant mais un peu tard qu’on ne les y reprendrait plus. 

Et du coup, pendant toute la période d’annexion des pays-Bas, l’ile de Dejima fut le seul endroit au monde où flottait encore le drapeau néerlandais. Et toc.

Lol brits, U mad ?

jeudi 18 février 2016

Japon – Avril 2015 – Etape 3 – Fukuoka

Si on demande à un japonais de citer un érudit célèbre, il y a fort à parier qu’il mentionne Sugawara no Michizane.


Né en 845, en pleine période Heian, connue pour être  l’apogée de la culture et du raffinement de la cour impériale, Sugawara no Michizane est fils d’aristocrate, et, de fait, il reçoit une instruction soignée le destinant à des fonctions administratives au sein de la cour. 

Apres de brillantes études (il passe le plus haut concours de fonctionnaire à 26 ans), il intègre le gouvernement et y exerce des fonctions d’importance croissante, au gré des promotions qu’il reçoit, dans divers ministères. En parallèle, il dirige également l’école de son père, enseigne à l’académie de lettres (où il obtient l’équivalent de la chaire de littérature). Et tout ca alors qu’il n’a même pas 40 ans.

Il est ensuite nommé dans une province éloignée à un poste de gouverneur, dont il s’acquittera sans grand succès. Et pour cause, les archives montrent qu’il était probablement plus occupé à écrire de la poésie qu’à autre chose, sa production littéraire à cette époque ayant explosé ! 

De retour à la cour quelques années plus tard, il se lance dans les intrigues et alliances politiques, grâce auxquelles il gagne les faveurs de l’empereur. Malheureusement pour lui, il gagne également l’inimité de clan Fujiwara, ce qui n’est pas une bonne chose à cette époque (ce clan étant l’un de ceux qui tirent les ficelles de l’empire en sous-main, notamment en s’assurant des liens étroits avec la famille impériale en y mariant ses filles). 

Tout ira bien jusqu’au retrait de l’empereur Uda. Mais son successeur prêtera une oreille complaisante aux Fujiwara, et Michizane tombera progressivement en disgrâce, qui culminera avec sa démotion à un grade inférieur, et son renvoi à un poste mineur au fin fond du Chikuzen, sur Kyushu, où il vivra dans de pénibles conditions pendant 2 ans avant de mourir, n’ayant jamais pu retourner à Kyoto.

C’est là que les choses se corsent pour la capitale de l’empire, qui se trouve successivement frappée par une épidémie, une sécheresse et un incendie provoqué par la foudre tombée sur un palais (et qui a par la meme occasion roti un certain nombre d’officiels ayant joué un role dans son exil). Son rival Fujiwara no Tokihira, à l’origine de son bannissement, mourra de maladie, de même que les deux fils de l’empereur Daigo qui l’avait prononcé, et qui les suivra lui même dans la tombe quelques mois plus tard.

AH ON FAIT MOINS LES MALINS MAINTENANT HEIN ?!
Parce que bon, c’est pas parce qu’il faisait de la poesie en regardant des pruniers qu’il fallait le chercher, le Michizane. La conclusion s’imposa donc naturellement : devenu un onryo, ou esprit vengeur, Sugawara no Michizane est revenu régler ses comptes avec les responsables de sa déchéance.

Craignant pour sa vie, et peut etre un peu pour son empire aussi, l’empereur suivant décida de faire ériger un sanctuaire à sa mémoire, pour l’appaiser. Peine perdue, les désastres continuèrent, et ca n’est que 987, soit plus de 80 ans après sa mort, que l’onryo Sugawara no Michizane fut finalement apaisé.

Il aura fallu pour cela sortir le grand jeu : toute mention de son exil fut effacée des registres officiels, il fut réinstauré de manière posthume à son rang et à ses fonctions, un sanctuaire spécial fut érigé au nord de Kyoto (le Kitano Tenmangu) pour le célébrer sous l’identité de Tenjin, kami d’état (le plus haut grade dans la hiérarchie des kamis shintos), avec un festival spécial en plus pour faire bien !
Depuis, l’onryo Michizane qui pourfendait ses ennemis à coup d’éclairs et de maladies est vénéré comme Tenman Tenjin, le kami des études, que tous les étudiants vont honorer en période d’examens.

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Maintenant, section trivia !

Tenjin est honoré partout dans le Japon, et est souvent associé à deux symboles : le bœuf et les pruniers. Ces deux éléments sont intimement liés à son exil et ses derniers jours.

En effet, il est dit le bœuf qui transportait son corps pour l’emmener sur le lieu de son dernier repos a soudain cessé de vouloir avancer, près d’un temple bouddhiste, à Dazaifu. Ne pouvant aller plus loin, il fut inhumé sur place, où a depuis été érigé un sanctuaire à sa mémoire. C’est pourquoi on retrouve souvent des statues de bœufs sur les sanctuaires dédiés à Tenjin.
Wrong pic
C'est mignon !

L’un des passe-temps de Michizane, de son vivant, était de composer de la poésie en regardant ses pruniers en fleur. La vue de ses arbres serait ce qui lui a le plus manqué dans son exil. La légende dit que, après son décès, un des pruniers de son ancienne propriété de Kyoto, se languissant de son maitre, s’est déraciné et a littéralement volé jusqu’au lieu de son dernier repos. Cet arbre, que l’on peut contempler sur le sanctuaire du Dazaifu Tenmangu, près de Fukuoka, est appelé le tobi-ume, littéralement le prunier volant. C’est le plus célèbre des quelques 6000 arbres qui ornent ce très beau sanctuaire.


Le tobi-ume, sans fleurs parce que pas la bonne saison


jeudi 11 février 2016

Japon – Avril 2015 – Etape 2 : Okinawa

Il y a de cela quelques temps, Maurice Dupuis, de Paris, vous avait entretenu des charmes sous-marins de cet archipel.

Mais aujourd’hui, Il s’intéressera plus à la terre ferme et à ce qui s’y est passé au cours des derniers siècles.
Okinawa, de par son éloignement des iles principales du Japon, n’a pas toujours été intégré à l’empire, loin de là. En effet, ca n’est qu’à la fin du 19è siècle que le royaume de Ryukyu, où le Japon l’a officiellement annexé pour en faire une préfecture à part entière.

Toutefois, son histoire est étroitement imbriquée à celle de l’empire. En effet, si l’annexion de 1879 a mis fin à l’indépendance du royaume, celle-ci était de facto une façade : dès le 17è siècle, les souverains de Ryukyu ont dû plier devant le clan Shimazu, dont ils sont devenus les vassaux, mettant ainsi fin à 2 siècles d’autonomie et d’unité, conquise elle-même après un siècle de conflits entre les 3 dynasties souveraines de l’époque.

L’un des éléments architecturaux emblématiques d’Okinawa est le Gusuku.
Bien que, selon les auteurs, ce terme puisse englober un ensemble plus large de types de constructions / lieux (lieux saints, communautés d’habitations, châteaux), il est communément employé pour décrire les forteresses érigées durant le 12è-13è siècle.  De nos jours, hormis le château Shuri, siège de la dynastie des rois de Ryukyu, qui a été reconstruit, la grande majorité des Gusuku sont à l’état de ruines, partiellement restaurées pour certaines d’entre elles.


Shuri-jo

Ne subsistent bien souvent que d’imposantes enceintes dominant la mer, qui donnent toutefois une idée de la majesté que pouvaient afficher ces forteresses. Les sites de Nakijin, de Katsuren, ou encore de Zakimi, par exemple, sont particulièrement impressionnants, en plus d’offrir une superbe vue sur la région alentours.

Zakimi-jo
Katsuren-jo

jeudi 4 février 2016

Japon – Avril 2015 – Etape 1 : Kobe

Son sake, son boeuf, son Goshikizuka Kofun


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Si les  égyptiens ont les pyramides et les mastabas, les anciens japonais avaient les kofun.
Bien moins connus que (et nettement postérieurs à) leurs cousines de Gizeh, les kofuns japonais n’en sont pas moins impressionnant de par leur taille, et détonants par rapport à l’image qu’on a habituellement des édifices du pays.

Ils ont donné leur nom à une période de l’histoire du japon, la bien naturellement nommée Période Kofun, qu’on situe habituellement entre le 3e et le 6e siècle et qui forme, avec la période Asuka, la période Yamato. Il s’agit de la plus ancienne période de l’histoire enregistrée du Japon (les récits des périodes antérieures étant relatés sous une coloration mythique, notamment concernant la fondation de la dynastie impériale), et de la dernière période durant laquelle le shintoïsme primitif est l’unique religion de l’archipel (le bouddhisme y sera introduit dans le courant du 6e siècle sous les influences conjuguées de la Corée et de la Chine).


Mais que sont donc les kofuns ? Il s’agit de tumuli, de tailles très variées (de quelques mètres à près de 500m de long pour plus de 30m de haut !), principalement caractérisés par leur forme. En effet, la majeure partie des kofuns présente la silhouette d’un trou de serrure, bien que certains édifices primitifs soient de formes plus simples. La chambre funéraire était située sous la partie ronde, tandis que la partie allongée servait à accueillir les offrandes. 


Une autre spécificité de cette époque est indissociable de ces tombes : les haniwas. Ces statuettes en terre cuite au profil caractéristique avaient pour vocation de protéger la sépulture et, de fait, étaient souvent disposés à la périphérie du kofun, formant une « muraille » faisant obstacle aux mauvais esprits. Une théorie basée sur un passage du Nihon Shoki (le récit mythique de la fondation de l’empire) serait qu’ils occupaient à l’origine une fonction de substitution aux sacrifices humains.



Enfin, si de nombreux kofuns sont classés comme propriété culturelle importante pour permettre d’en assurer la conservation, ceux directement liés à la dynastie impériale sont un peu différents. En effet, ils sont, comme tout autre édifice impérial, gérés par l’agence impériale,  et considérés non comme des monuments historiques, mais comme des tombes privées ! Ce qui, en un sens, est bien leur fonction première, mais qui a une conséquence intéressante : ils ne peuvent pas faire l’objet de fouilles archéologiques ! Ainsi, contrairement aux pyramides et tombeaux de la vallée des rois qui font le régal des pilleurs de tombes depuis des millénaires, les tombeaux impériaux sont toujours théoriquement inviolés.
Comme quoi, les serrures, c'est efficace !




mercredi 3 février 2016

Maurice Dupuis Reloaded

Apres un hiatus de 5 ans, Maurice Dupuis (de Paris) s’en revient des limbes où Il s’était égaré lors de son périple sur les terres de l’Egypte immortelle.

Pour le plus grand bonheur de ses lecteurs, Il revient avec une série sur un sujet qui Lui tient à cœur : la terre de ses ancêtres, le pays du soleil levant (ou couchant en fait, ca dépend du référentiel).  Et comme il est de notoriété publique que le lecteur de ce blog est avide de connaissances, quoi de mieux qu’une série d’articles pour se culturer un peu ?

Aussi, Maurice Dupuis vous propose, dans les semaines à venir, une série de billets présentant chacun un sujet, un objet, un lieu, une personnalité, qui n’est pas toujours mis en avant lorsqu’on parle du Japon, mais qui présente un intérêt néanmoins certain. Ces sujets suivront, en filigrane, l’itinéraire parcouru par Maurice Dupuis lors de son dernier séjour, et, selon l’humeur, pourront être agrémentés de quelques clichés sont Il a le secret.

Premier chapitre dans moins de 5 ans, promis !

Un article de test

  /\___/\
 ( o   o )
 (  =^=  )
 (        )
 (         )
 (          )))))))))))

mardi 12 avril 2011

Plus on Edfou, plus on rit !


Serious cat is not amused by your joke

Le troisième jour du périple fluvial de Maurice Dupuis, de Paris, l'a mené en la bonne ville d'Edfou, après une après-midi et une nuit de navigation, à une centaine de kilomètres au sud de Louxor.
Edfou, ou Béhédet, comme l'appelaient les locaux il y a une petite trentaine de siècles, est particulièrement connue pour le fait qu'y est sis un temple dédié à la triade Horus (le père), Hator (la mère) et Horus (le fils). Oui, il y a deux Horus, qui sont à la fois le même sans être tout à fait pareil. Mais comme c'est compliqué et qu'on pourrait écrire un roman (voire plusieurs) sur les subtilités de la généalogie chez les dieux égyptiens, Maurice Dupuis, de Dupuis, ne va pas s'étendre sur la question.

Horus, un des deux

Ce temple, donc, se trouve être l'un des monuments les mieux conservés de l'antiquité, puisqu'il est quasiment intact, et le second plus imposant, après Karnak. Et, chose d'autant plus impressionnante, il était entièrement ensablé. Seul le sommet des pylônes à l'entrée dépassait quelque peu du sable lors de sa découverte par Mariette, qui en assurera le désensablement. Des pylônes de 36 mètres de haut. Ça donne une idée du travail qu'a pu nécessiter le "simple" déblaiement du site, sans même compter les fouilles à proprement parler.

Et dire qu'ils ont fait ca sans connaitre la roue !

La barque sacrée pour aller balader le Dieu sur le Nil

Il s'agit bien d'une gargouille. Eh oui, les anciens égyptiens avaient même pris en compte qu'il pouvait pleuvoir et qu'il fallait pouvoir éviter que l'eau stagne et dégueulasse le toit du temple. Martin Bouygues, prends en de la graine !

Edfou, powered by DirectX

Meme avec un compact et sans photoshop, on arrive a faire des photos qui ont l'air retouchées ! Prochainement : comment réussir une photo non floue.

mercredi 6 avril 2011

Louxor, j'adoooooore

Car la seconde journée, également, a été consacrée à une visite proche de a ville de Louxor. Plus précisément, sur le site de Karnak.

Ce temple, car c'en est un, présente la particularité d'être "jumelé" avec celui de Louxor, les deux étant reliés par une allée de Sphinx de 3 kilomètres, qui était empruntée lors d'une procession annuelle emmenant les statues des dieux de Karnak a Louxor, pour fêter la crue du Nil.

Un bout du Dromos, a l'entrée du temple de Karnak



Enfin, ils étaient reliés : depuis le temps, pas mal de constructions ont poussé sur les ruines / restes / tas de sables. Fort heureusement, le conseil suprème des antiquités, dirigés par le héros des petits et des grands, Zahi Hawass, fait entamer des travaux ... euh.. pharaoniques, visant a raser tout ce qui a été construit par dessus, et à restaurer l'allée proprement. Sauf que ca coute bonbon, et que le pere Hawass, avec la révolution, il va peut etre perdre une partie de son autorité, en plus de son soutien gouvernemental. Bref, c'est en chantier pour un paquet d'années, encore.

Mais revenons à Karnak !

Maquette du temple

Il s'agit d'un temple dédié à la triade de la région de Thèbes, composée d'Amon (le père), Mout (la mère) et Montou (le fils).
Hormis le fait qu'il est construit sur deux axes (est-ouest comme tout le monde et nord-sud), il comporte tout ce qui fait un temple égyptien de base : un lac sacré, des pylônes avec des obélisques a l'entrée, une cour, une salle hypostyle, un vestibule et un sanctuaire.

Le lac sacré. La grue n'est pas d'époque.

Un autre bout du temple

En plus, on y trouve également des reposoirs. A quoi servaient ils ? Eh bien comme tous les ans, les prêtres devaient se farcir 3 kilomètres a pied entre Karnak et Louxor en plein cagnard et en portant des barques sur lesquelles étaient posées des énormes statues en or massif, des fois, il fallait bien faire une petite pause. Pause qui était d'ailleurs prétexte a tout un paquet de cérémonies. Et comme en Égypte, on fait les choses bien, et qu'on ne va pas entasser les dieux dans une cahute sur le bord de la route, ils ont construit des reposoirs, avec trois chambres, chacune destinée à accueillir une des statues. Et comme le temple est quand même grand, et surtout qu'il a été agrandi quasiment constamment pendant plus de 10 dynasties, on en trouve un dans la première cour, qui a l'origine devait se trouver déjà en dehors du temple.

Le reposoir


dimanche 3 avril 2011

Les marins sont en mer dés l'aurore

Un peu comme Maurice Dupuis, de Paris, qui dut lever son auguste postérieur de son lit à l'heure ou blanchit la campagne, afin d'embarquer dans un périple qui devait le mener sur les rives de la cité millénaire de Thèbes.


Non, pas là. Un peu plus bas... voilà !


Thèbes donc, nom donné par les grecs à cette ville de nos jours plus connue sous le nom de Louxor, de l'arabe Al Uqsur, qui signifie "Les palais". Pourquoi les palais ? C'est bien simple. Quand les arabes ont débarqué, ils ont vu ca :

En moins cassé et sans les gueux devant, bien évidemment


Ça en jette. Du coup, ils se sont naturellement dit qu'un beau bâtiment comme ca, ca ne pouvait servir qu'en tant que palais. Tout comme la foultitude d'autres temples que comptait la ville à l'époque.


Maurice Dupuis, de Paris, prend un repos bien mérité après de longues heures de voyage


C'est de cette superbe ville, hélé de part et d'autres par les autochtones en folie ("Hé moustache ! Oune yueuro la calèche !", "Ramses, oune yueuro les 10 papyrus, oune yueuro seulement !") que Maurice Dupuis, de Paris, entama son périple sur les flots tumultueux du Nil.




Fromage et désert !

Il y a de celà quelques temps, des esprits chagrins, surement pour tenter de pointer du doigt une hypothétique faiblesse de Maurice Dupuis (de Paris), avaient fait avec une insistance remarquable, remarquer que le présent blog n'était que bien peu mis à jour.

Aussi, dans Sa grande magnanimité, Maurice Dupuis a décidé de vous faire partager, lecteurs ingrats, Ses dernières péripéties. Car voyez vous, après le Japon, c'est en Egypte que les pas de Maurice Dupuis, de Paris, l'ont porté. Aussi, c'est grand, beau, et sentant bon le sable chaud qu'Il va vous faire, ces prochains jours durant, le récit de Ses aventures désertiques.

jeudi 3 mars 2011

Ben oui, pourquoi donc ?


Mais parce qu'elle a la joie, l'honneur et l'avantage de travailler dans la meme structure que Maurice Dupuis, de Paris, cette question !

vendredi 28 mai 2010

Un billet dans le désert

Au vu de l'actualité récente, Maurice Dupuis, de Paris, a fait une fois de plus montre d'un humour extraordinaire, ainsi que d'un talent hors du commun pour les arts graphiques.
Ainsi, Il vous livre sa dernière création :
http://img28.imageshack.us/img28/880/testgb.jpg

La question est la suivante : Mais quel est donc le titre de cette oeuvre d'art ?

Attention, c'est tres, tres bete.

jeudi 3 décembre 2009

Un Kontoj de Noelj

Il faisait un froid mordant, en cette veille de Noel. Malgré cela, et malgré l’absence de charbon dans le vieux poêle en bronze qui occupait un coin de la pièce, le vieux Heinrich Maurer, emmitouflé dans sa redingote élimée, ne semblait pas incommodé.
Assis derrière le comptoir usé –fait surprenant, étant donné le faible achalandement de l’établissement– de sa librairie, il relisait pour la n-ième fois son livre favori, Der Mann, der Babel getrotzt à la lueur d’une bougie en suif.
De la rue provenaient moult éclats de voix joyeux, l’occasionnel aboiement d’un chien, les cris des marchands vantant leurs produits à la cantonade, bref, une animation fort naturelle pour cette époque de l’année.
Mais le vieux Heinrich n’aimait pas cela. Oh non, il haïssait tout ceci, et grommelait dans sa barbe contre ces empêcheurs de lire en rond, qui s’étaient surement donné rendez vous devant sa boutique pour être surs de nuire à sa tranquillité et à son commerce.

« Mon oncle ! Mon oncle ! Joyeux noël ! »

Le vieux Heinrich soupira, reposant son livre sur le comptoir, et leva la tète, résigné, vers son neveu qui se tenait dans l’encadrement de la porte.

« Humpf ! Sottises, quelle raison d’être plus joyeux aujourd’hui que d’habitude, mon neveu ? C’est pour me raconter ces sornettes que tu viens me déranger ? Tu ferais mieux de retourner à tes soi-disant études, si tu veux arriver à quelque chose dans la vie, pour peu que ca soit possible ! Mais te connaissant, je suis sur qu’après plusieurs milliers d’heures, tu ne sauras toujours pas écrire « mon tailleur est fort pécunieux » dans ces langues de barbare ! »

Le neveu de Heinrich était effectivement étudiant en langues étrangères, un sujet qui, depuis des années, ne manquait pas de provoquer l’ire de son oncle.

« Allons mon oncle, quelle raison d’être grincheux aujourd’hui plus que d’habitude ? Souriez un peu, c’est Noel ! Ne sentez vous pas cette ambiance festive qui envahit la cité ? Je ne peux croire que même quelqu’un d’austère comme vous ne se sente pas d’humeur joyeuse !
_Bah ! Raisonnement absurde ! On sait bien d’où elle vient, cette ambiance festive ! Encore un coup de ces impérialistes anglo-saxons, qui profitent d’une fête religieuse pour étendre leur influence pernicieuse sur….
_ We wish you a merry Christmas we wish you a merry Christmas…. »

Le vieux Heinrich fut interrompu dans sa tirade haineuse par un groupe de chanteurs de rue. Blêmissant de rage, il pointa un index rageur et tremblant vers son neveu.

« HA ! Qu’est ce que je disais ! DEHORS ! Et ferme la porte en sortant, mon neveu, je ne veux plus voir ni ton visage, ni entendre ces hurlements de perroquets asthmatiques qui ont vendu leur âme ! »

*
* *

Quelques heures plus tard, ayant retrouvé on calme, Heinrich Maurer était attablé devant une assiette de soupe froide, qui constituait son diner. Quand soudain, il vit la porte de sa salle à manger s’entrouvrir, pour laisser passage à une silhouette encapuchonnée, entourés d’un halo bleu.

« *Kchhhhhh* Saluton, mon vieil amirako » énonça-t-elle, repoussant sa capuche en arrière.

Heinrich crut qu’il allait s’étrangler avec ses croutons.

« Ludwik ! Ludwik, mais c’est bien toi ! Mais… mais tu es mort ! Comment est ce possible ?
_Ah, Heinrich, oui, je suis mort, mais c’est la force de notre amitié qui m’a permis de revenir te voir par delà la tombe !
_ Diantre, pourquoi donc ?
_ Mon ami, je dois te prévenir. Cette nuit, tu recevras la visite de trois autres spectres. Chacun te montrera quelque chose. Réfléchis bien à ce qu’ils te présenteront, car c’est aujourd’hui où jamais que tu auras une chance de changer ton futur ! »

Avant même qu’Heinrich ne puisse le questionner plus avant, l’étrange visiteur avait disparu.

« Ha, des spectres, hein ? Supputations absurdes ! »

*
* *

Les cloches de l’église sonnaient minuit, lorsqu’Heinrich se réveilla en sursaut. Il n’était plus seul.
Se redressant dans son lit, et repoussant maladroitement le pompon de son bonnet de nuit qui lui tombait devant le visage, il regarda fébrilement autour de lui. Une étrange créature, mi homme, mi alligator, se tenait à coté de sa table de chevet.

« Qu’est ce donc que cette diablerie ? Seriez-vous celui dont ce vieux Ludwig m’a annoncé la venue ?
_ Je le suis.
_ Mais encore ?
_ Je suis l’esprit des Noëls passés. Regardez ce que j’ai à vous montrer ! »

Heinrich cligna des yeux, et se retrouva dans une grande salle à manger. Sa salle à manger. Mais celle-ci était bien différente de l’endroit où il avait bu sa soupe froide quelques heures plus tôt. Brillamment éclairée par de multiples lampes, elle résonnait des rires et des voix des personnes qui y dinaient. La joie se lisait sur les visages, et Heinrich, après être resté quelques instants interdit, réalisa qu’il connaissait la scène qu’il avait sous les yeux.

« Dieu ! Mais … c’est le noël de mes vingt ans ! »

Il se voyait, alors jeune et fringant, rire aux éclats aux plaisanteries de son ami Ludwig. Mais pas seulement Ludwig ! Nombreux étaient les invités ce soir là, pour une fête comme jamais depuis la vieille maison n’en avait connu. Même Vendredi, le labrador de son cousin, était de la partie.

Heinrich était à nouveau dans sa chambre, assis dans son lit. Les larmes coulaient sur ses joues ridées, alors que le fantôme le dévisageait sans dire un mot.
Reniflant bruyamment, il se frotta les yeux avec sa manche, avant d’adresser un regard de défi à l’esprit :

« Bah ! Sottises ! J’étais jeune et ignorant, à l’époque ! J’ai bien fait de ne pas perdre mon temps de la sorte depuis et de me consacrer à la Cause ! »

Sans un mot, le spectre lui adressa un dernier regard peiné, et disparut.

*
* *

Alors qu’il ouvrait les yeux pour la seconde fois de la nuit, Heinrich sut instinctivement que son deuxième visiteur nocturne était là.
Effectivement, près de la fenêtre, se tenait un individu, habillé comme en jardinier, assis sur une brouette, qui attendait patiemment.

« Hmpf. C’est vous le deuxième ?
_ Oui, je le suis. Je suis l’Esprit du Noel présent !
_ Ha. Vous perdez votre temps, retournez pousser votre brouette ailleurs et laissez moi dormir en paix !
_ Voyons, tout le monde sait que ca n’est pas en poussant une brouette qu’on la fait avancer. Regardez plutôt ceci ! »

Et Heinrich n’était à nouveau plus dans sa chambre. A la place, il se trouvait dans la rue en bas de chez lui, au milieu des passants. Là encore, comme dans sa précédente vision, partout se voyaient des visages riants. Des chants retentissaient gaiment dans l’air –ces memes chants qui l’avaient mis en rage quelques heures plus tot–, et il se mordit la langue pour ne pas éclater en imprécations.
Toutefois, quelque chose semblait clocher. Cette ambiance festive n’était pas présente partout. En y regardant de plus prés, il remarqua que les gens semblaient arborer un air gêné, et baissaient la voix lorsqu’ils passaient à un endroit de la rue. Heinrich remarqua bien vite que cet endroit était en fait la devanture de sa librairie. Les gens pressaient le pas pour la dépasser le plus vite possible, et certains chuchotaient entre eux en jetant des regards sombres dans cette direction. C’était comme si l’Esprit de noël lui-même eut craint de s’approcher de la vieille bicoque, que la lumière des décorations de fêtes elle-même n’ose pas porter jusqu’aux volets à la peinture écaillée.

Il se retrouva dans son lit, comme la première fois, le jardinier et sa brouette toujours à coté de lui.

« Bah ! Ca prouve bien qu’ils ont quelque chose à se reprocher ! De voir quelqu’un comme moi leur fait ressentir un peu de honte de toutes les futilités auxquelles ils se livrent ! »

Secouant la tête, l’air incrédule, le jardinier reprit sa brouette, et disparu en traversant le mur.

*
* *

Quelques heures avant l’aube, Heinrich se réveilla pour la troisième fois. Désormais habitué à cet étrange manège, il chercha des yeux son visiteur, et ne put contenir un hoquet de stupeur lorsqu’il découvrit sa singulière apparence. Car dans sa chambre se dressait un être qui aurait pu être une momie, à la peau fripée et desséchée, vaguement bleuâtre, aux yeux jaunâtres brillant tels des charbons ardents, et enveloppé dans un suaire rouge. Mais le plus surprenant était peut être le majestueux plumier qui ornait son postérieur, évoquant quelque oiseau cauchemardesque sorti d’une mythologie païenne.

« Vous êtes …. Euh….
_ Oui, je le suis. Je suis l’Esprit des Noëls futurs !
_ Et… euh, pardonnez ma curiosité, mais les plumes, là, c’est pour quoi faire.. ?
_ Je pense que vous préférez l’ignorer. Mais regardez plutôt !

Heinrich était chez lui. Etrangement, cette fois, pas de lumières, pas de chants, pas de festivités. Tout était calme, et cela le rassura. Peut être ces énergumènes avaient-ils compris ! Il fit quelques pas et entra dans sa salle à manger, à l’entrée de laquelle il se figea.
Sur la grande table était posé un cercueil en bois cru, à coté duquel son neveu, endormi, était assis. Sentant une sueur glacée lui couler dans le dos, il s’approcha, pour contempler son propre visage, au teint cendré, dans la pitoyable caisse de bois.
Alors qu’il commençait à comprendre ce qu’il était en train de contempler, ses yeux se posèrent sur le couvercle du cercueil, posé contre le mur, à quelques mètres de là, sur lequel on pouvait lire « Rest In Peace, Heinrich Mauer ».
Il se mit à hurler de rage et d’incrédulité.

*
* *

De nombreuses années plus tard, toujours personne n’était capable d’expliquer ce qui avait changé le vieux Heinrich Mauer. Lui toujours si sinistre et revêche, avait du jour au lendemain rejeté toutes ses croyances, ses dogmes, et était redevenu aussi sociable qu’il l’avait été pendant ses jeunes années.
Lorsqu’on l’interrogeait sur la cause de ce revirement, il répondait toujours, énigmatiquement, qu’il avait réalisé la futilité de son comportement passé, mais refusait de s’étendre sur les circonstances exactes.
La seule concession à ses anciens démons qu’il a fait, fut de se faire confectionner une plaque commémorative en prévision de son décès, ornée des mots : « Repòj en Païj ». Personne, à ce jour, n’a pu expliquer cette persistance de sa lubie.


dimanche 22 novembre 2009

Diamonds are a girl's best friends

Aujourd’hui, Maurice Dupuis, de Paris, contrairement aux autres Compagnons de la Tétyne, ne va pas relater la 3ème instance de la TP. Non, radicalement à contre courant, Maurice Dupuis va vous relater ce qu’il a fait le lendemain de ladite TP.
Car, comme d’aucuns le savent déjà, Maurice Dupuis, de Paris, était de Jeu de Rôles en ce jour, et a testé pour la première fois Humanydyne.

Humanydyne, qu’est ce donc ? Il s’agit d’un jeu de rôles contemporain, dans un monde où les super héros (appelés post-humains) ont fait leur apparition pendant la seconde guerre mondiale. L’histoire s’en est trouvée radicalement modifiée, et, suite à de nombreux évènements, le bloc états-uniens, tout comme le bloc soviétique, ont décidé de se débarrasser des mutants, jugés trop dangereux, en les parachutant quasiment tous au Mexique, et plus particulièrement dans la riante ville de San Sepulcro, qui est depuis lors l’El-Dorado des post humains. Les joueurs incarnent des mutants recrutés par l’Humanydyne, une organisation visant a protéger les normaux des agissements des vilains post-humains.
Le background, sans etre d’une originalité monstre, est sympathique, et laisse place a pas mal d’improvisations pour un MJ créatif.

Passons au système de jeu.
La création du personnage est très libre. D’aucuns diront trop libre : en effet, à part quelques exemples de potentiels (typiquement, ce qui est lié aux attributs physiques) et talents (tout le reste, des compétences sociales à la maîtrise du combat, en passant par les pouvoirs surnaturels), le livre de base ne fournit que des échelles. Ainsi, un potentiel à 2 correspondra à un humain moyen (et donc les PJs auront par défaut cette valeur, si ils doivent être évalués sur un potentiels qu’ils n’ont pas explicitement développé pour leur personnage), 5 étant le maximum humainement possible. Un post humain peut monter jusqu’à 15…
En ce qui concerne les talents, il n’y a pas de valeur de base, tout le monde est à 0 a moins qu’il ne le spécifie explicitement. Mais rien n’empêche de prendre une compétence « Avoir l’air cool » ou encore « combat en slip » (authentique).
Le véritable scandale, à mon sens, vient des pouvoirs, qui fonctionnent presque sur le même modèle. On peut facilement avoir un pouvoir « changer le plomb en or », ou bien « se transformer en rhinocéros ». Ou bien par exemple un pouvoir de flux, type « création d’électricité ». Les limites des pouvoirs sont calculées à partir du score de ce pouvoir : on le multiplie par deux, et on obtient un total de point qui permet de définir la portée, la durée, les dommages, l’aire d’effet, etc. du pouvoir. Mais ces tables sont sur 15 niveaux seulement.
On peut donc aisément avoir un personnage avec un pouvoir de flux à 15 à la création du personnage, ce qui, en termes de jeu, se traduit par un PJ capable de détruire facilement ce qui reste de la lune (ou de détruire une ville située à une centaine de kilomètres, à plus forte raison).

Un second point noir au tableau d’Humanydyne, c’est l’évaluation des réussites. En effet, la résolution d’une action se passe comme suit :
  • le MJ pose une difficulté (exemple : 4)
  • Le joueur choisit un certain nombre de dés à lancer, entre 1 et 10, qui traduit l’implication qu’il met à effectuer cette action
  • On a ensuite un système de positifs et de négatifs : un point de difficulté compte pour un négatif. Un chiffre impair sur un dé compte pour un négatif (double négatif sur un 1). Un chiffre pair compte pour un positif (double positif sur un 6). Chaque point dans la compétence sollicitée par l’action annule un négatif. Chaque positif annule un négatif.

Prenons un exemple concret : Sergei, agent russe mutant électrique, décide de griller une ampoule qui clignote au plafond. C’est une action toute bête, le MJ décide d’une difficulté de 1. Sergei a 15 en Electricité, il lance 2 dés, et fait 1 et 3. 2 négatifs, plus un de la difficulté, ce qui nous en fait 3, largement annulés par les 15 en pouvoir de Sergei.
Mais pas de positifs : il échoue lamentablement. Un mutant avec 15 (rappelons le, le maximum, permettant largement d’atomiser une ville en termes de puissance) échoue à griller une pauvre ampoule.
Car le système est ainsi fait que, dans Humanydyne, avoir un score élevé dans une compétence n’augmente pas les chances de réussite : cela diminue simplement les risques d’échouer de manière critique…


Pour résumer cette après midi rolistique, fort sympathique au demeurant, Maurice Dupuis conclura sur ces éléments :
  • Humanydyne est un jeu riche, avec beaucoup de potentiel
  • Humanydyne n’est pas un jeu pour débutant.
  • Humanydyne n’est VRAIMENT pas un jeu pour MJ débutant. C’est extrêmement dur de tenir un groupe de joueurs spécialisés (Maurice Dupuis a failli oneshot le boss de fin avant même que le combat commence, par exemple), même pour un MJ confirmé (comme le notre)
  • Humanydyne pourrait s’accommoder d’une révision du système de règles, ou d’une customisation, pour le rendre moins frustrant

Ceci dit, vivement la suite.


Si vous ne comprenez par le rapport entre le sujet et le titre de ce billet, c'est que vous n'étiez pas à la table cet après midi. Pas d'inquiétude.


mardi 20 octobre 2009

Japan by Proxy

Salutation à vous, lecteurs.
Tout d'abord, Maurice Dupuis (de Paris) s voit dans l'obligation de briser vos espoirs : non, aujourd'hui n'est pas la date de publication d'un nouvel épisode de ce roman exxxxxtraordinaire dont vous avez pu lire quelque passages ces derniers temps (même si il y a encore un épisode au chaud en cous de relecture). Ce dernier est un peu en pause actuellement, car Maurice Dupuis en est arrivé à un tournant de l'histoire, où Il doit faire des choix sur l'orientation à terme des périgrinations des protagonistes.
Si Il se lancait dans l'écriture de la suit sans avoir bien établi ces éléments, la seule chose qui pourrait en ressortir, tout génial que soit son auteur, srait un récit partiellement décousu, sans cohérence entre les scènes. Ce que Maurice Dupuis se refuse à faire, car une fois que l'histoire aurait été démarrée ainsi, Il aurait beau la rapiècer progressivement pour donner un peu de corps, en relisant et enrichissant, au final, on aurait toujours une espèce d'épouvantail littéraire fort peu attractif.
C'est pourquoi, hiatus.

Toutefois, ca n'est pas pour vous entretenir des tourments d'un auteur à succès que Maurice Dupuis, de Paris, écrit aujourd'hui. Il se trouve que au cours de ses périgrinations sur les internets multimédia du web 2.0, Maurice Dupuis a découvert le(s) blog(s), ou plutot photolog(s) d'un individu nommé Benoist Sébire. Ce brave homme est un francais expatrié à l'étranger (en Asie, actuellement) depuis un paquet d'années (5 ans en Finlande, 3 ans en Chine, et depuis un peu plus de 3 ans au Japon), et qui voyage énormément dans le cadre de sa profession (le secteur des Télécoms). Or, il se trouve que ce monsieur est également un grand amateur de photographie, et shoote à peu près tout ce qui lui passe à portée d'objectif au cours desdits voyages.
Ces photologs sont donc composés de clichés pris durant ses déplacements, mais aussi ses nombreuses visites de loisirs dans les différents pays qu'il a traversé. Et comme, d'une part ce monsieur fait des photographies souvent très jolies, et que d'autre part ces photographies, notamment nipponnes, ont vraiment rappelé à Maurice Dupuis la vie de tous les jours là bas (d'où le Monde de Merde, quel beau pays que le notre), et bien il Lui a semblé tout naturel de vous les faire partager.

Le photolog : http://blog.benoa.net/
Le portail dédié aux photos japonaises : http://www.image-japan.net/
La meme chose, mais en plus large : http://www.benoa.net/

samedi 26 septembre 2009

mardi 15 septembre 2009

Tétynons Ogma

Voici une modeste participation à la dernière instance de TO. L'exercice est nouveau pour Maurice Dupuis, mais le sujet étant "Chanson d'amour raté(e)", Il peut se réfugier derrière un respect du sujet pour justifier la bancalité des vers et la piètre qualité musicale de la chose. L'honneur est sauf, donc.


Je m'sentais seul, j'étais perdu
Désemparé et abattu
J'avais même pas d'imagination
Pour écrire une malheureuse chanson !

Refrain :
Brune ou blonde, claire ou ambrée
Peu importe pour la picole
L'important c'est d's'inspirer

Et un soir, je l'ai rencontrée
J'en ai été comme foudroyé
Ses formes divines, sa callipygie
M'ont laissé béat, comme un ahuri

Refrain :
Brune ou blonde, claire ou ambrée
Peu importe pour la picole
L'important c'est d's'amuser

Des tas d'choses, on en a vécu
J'ai bien cru qu'on n'se séparerait plus
Et pourtant un beau soir, elle m'a trahi
Me laissant seul, couché dans mon vomi.

Refrain :
Brune ou blonde, claire ou ambrée
Peu importe pour la picole
L'important c'est d's'oublier

Depuis j'ai oublié mes illusions.
Pour Tonton Maurice, plus de fariboles !
Cette fois, c'est fini, car pour de bon
Décidé, Il a arrêté l'alcool !

Refrain :
Brune ou blonde, claire ou ambrée
Peu importe pour la picole
Mais faut savoir s'arrêter !


samedi 12 septembre 2009

Culturons nous avce Maurice Dupuis

Salutations, ami lecteur.
En cette bonne journée du 12 septembre de l'an de grâce 2009, a eu lieu la seconde édition de la Tétyne Party. Peu de surprises, Typhon a chain-failé comme de juste, BtK était resplendissante dans sa PRB (+5 en Charisme), et, croyez le ou non, tout le monde était à l'heure (voire même en avance, pour la majorité des gens).

Mais non, ce n'est pas l'attendu qui amène aujourd'hui Maurice Dupuis, de Paris, a publier ce modeste billet. Non. Il s'agit de l'atroce révélation qu'Il a eue lors du passage à l'Académie de la Bière, lorsque son célèbre "Enfin, tout ça, ça fera pas revenir Mike Brant" a eu pour seul écho (unanime, qui plus est) : "Qui ca ? Connais pas.".

Ah, pauvre France ! Ah ca, pour publier des fesses de Rhianna sur des blogs du web 2.0, y a du monde, pour sur ! Mais alors pour connaitre de véritables artistes, on est déjà moins nombreux, hein ?
Croyez le ou pas, même après que Maurice Dupuis, de Paris, se soit laissé aller à pousser la chansonnette afin de tenter de rafraichir la mémoire des participants par un air connu, Il s'est heurté à des regards perplexes.

Adonc, grand seigneur, préoccupé de la culture de son prochain, Maurice Dupuis a décidé d'aider ses lecteurs a en acquérir un vernis minimum.
Ainsi, place à Mike !







Dans un registre légèrement différent, après en avoir révélé le secret autour d'une table pizzériatesque, Maurice Dupuis, de Paris, va répondre à la devinette de son billet précédent, à savoir l'origine de la citation lui servant de titre.

Il s'agit d'un poeme, vraisemblablement écrit par un moine éméché pris d'une envolée lyrique, à la gloire du Kirsch de la Marsotte, produit à l'abbaye de Mouthier Haute Pierre. Le poème, complet comme présenté sur les étiquettes des bouteilles, est le suivant :

Dédaignant la critique,
Bravant la concurrence,
Des plus brillants concours il est sorti vainqueur.
Il a le doux parfum, joint à la succulence
Dont les plus fins gourmets apprécient la valeur.
C'est la douce Ambroisie, c'est le nectar des Dieux,
Qui jadis aiguisait l'esprit de nos aïeux.
Ô Mouthier, de ton kirsch célébrons la victoire !
Il est de son destin, et l'honneur, et la gloire.


Merci de votre attention.

jeudi 3 septembre 2009

C'est la douce ambroisie [...] qui jadis aiguisait l'esprit de nos aieux

Aujourd'hui, Maurice Dupuis, de Paris, a décidé de faire une pause dans la série de ses publications littéraires, et ce à des fins éducatives.
En effet, les plus attentifs d'entre vous se souviendront sans peine du précédent billet où Maurice Dupuis, de Paris, détaillait le modus opérandi nécessaire à l'élaboration du brevage des Dieux, à savoir l'Ice Coffee. Toutefois, Maurice Dupuis, suite à cette expérience, est resté sur sa faim. En effet, Il lui a toujours semblé, depuis, qu'il manquait quelque chose. Que cette première publication en appelait une seconde. C'est pourquoi aujourd'hui, Maurice Dupuis vous fait une fois de plus part de ses secrets culinaires, en vous dévoilant sa recette de curry, plus connue dans les milieux spécialisés sous le nom de "Ambroisie de l'extase des sens aux mille épices" (traduction littérale du Mandarin).


Aussi, ne perdons plus de temps, car je vous sens fébrile, passons à la recette.

Tout d'abord, il vous faudra préparer du riz. Cet aliment s'accomodant fort bien d'etre préparé à l'avance et mis au frais, Maurice Dupuis ne saurait que trop conseiller d'en avoir une bonne dose sous la main déjà prèt, pour limiter le nombre de choses à faire.
Il faudra également :
  • une petite poele
  • une casserole
  • un épluche légumes
  • un grand couteau d'éventreur (ou, à défaut, de cuisine)
  • des carottes (1/2 pour 1 personne)
  • des pommes de terre (1 pour une personne)
  • des steaks hachés (1 pour une personne)
  • du sel
  • des cubes de curry (trouvables en épicerie japonaise - Maurice Dupuis a trouvé un seul fournisseur à Paris, et s'y tient donc : l'épicerie Kioko, dans le 2è arrondissement de Paris, pres de l'Opera)
  • de la poudre de curry (optionnel, ca dépend de vos gouts en matiere d'épicage, et du degré de force du curry en cubes)



Dans un premier temps, il faut préparer les légumes.
Eplucher les carottes, les laver, puis les couper en petits morceaux.



De meme, éplucher les pommes de terre, les laver puis les découper.



Ensuite, verser un fond d'eau dans la casserole. Cette eau servira de base pour le curry, donc il faut éviter d'en mettre trop si on ne veut pas finir avec de la lavasse (ou 10L de curry en trop), mais en mettre assez pour cuire les légumes, tout en sachant que cela réduira raisonnablement apres l'ajout des cubes de curry. Maurice Dupuis, de Paris, dose en général 40-45cl d'eau pour une personne, quitte à forcer un peu sur la chauffe ensuite pour réduire le volume.

Faire bouillir l'eau, puis ajouter les légumes, et les laisser cuire environ 5-7 minutes à feu doux.



On peut en parallèle commencer a s'occuper de la viande.
Les faire griller au beurre dans la petite poele. A mi-cuisson, les decouper en petits morceaux et les laisser finir de griller à feu dous dans la poele.



Les 5-7 minutes pour les légumes devraient etre environ écoulées. On peut maintenant ajouter un peu de sel dans l'eau de cuisson, et les cubes de curry. La dose dépend des gouts de chacun, et du volume d'eau de cuisson. Pour une personne, Maurice Dupuis, de Paris, met entre 1 et 1 cube et demi, mais c'est beaucoup au jugé.



Bien remuer pour dissoudre les cubes, en montant un peu le feu pour faire réduire le tout. Quand le mélange semble homogène, ajouter la viande, et continuer à mélanger quelques instants (~1-2 minutes), en goutant et en ajustant le sel et la poudre de curry pour obtenir le gout désiré.



Pendant cette dernière phase, on peut facilement remplir une assiette de riz et la réchauffer au micro ondes.



Une fois le riz réchauffé, il ne reste plus qu'a verser le contenu de la casserole par dessus.

Profit.





PS : il y a une éminente référence littéraire dans le titre de ce billet. Mais je mettrais ma main à couper dans le feu que personne ne saura trouver de quoi il s'agit. Les paris sont lancés !