La trépidante vie de Maurice Dupuis (de Paris) : vous l'attendiez depuis des années, voire des lustres. Pour vous, chers membres de la Blogsphere, Maurice Dupuis (de Paris) a décidé de rendre publiques ses pensées et réflexions sur la société dans laquelle vous vivez. Alors, heureux ?
La journée ayant été longue, pas de texte léger mais percutant comme à l'accoutumée, juste quelques photos !
Toute ressemblance avec un logo d'application d'archivage serait totalement pas faite exprès.
En rangs pour l'inspection par l'Impérial Maurice Dupuis, de Paris
Et bonus, comme beaucoup de temples ont été visités aujourd'hui, une pensée pour les malheureux qui ne peuvent suivre leur route dans la roue de la réincarnation : Joubutsu Dekinai (littéralement "Je ne peux pas monter au Nirvana")
Plongée dans la campagne japonaise profonde aujourd’hui : Maurice Dupuis, de bon matin, s’est rendu à Tono.
Il s’agit d’une petite localité , qui doit sa (relative) célébrité à un universitaire nommé Yanagita Kunio, qui créa, puis domina pendant plusieurs générations, les études de folklore japonais. Lorsqu’il concevait encore cette discipline, il a réalisé 3 séjours à Tono, dans le but de collecter et cataloguer le plus de légendes et contes traditionnels, qu’il publia ensuite sous le titre de Tono Monogatari, qui devait devenir la « bible » de nombre d’étudiants jusqu’à nos jours.
Aujourd’hui, Tono est associé aux monstres de tous poils (ou plumes, écailles, etc.) du folklore nippon.
C’est donc tout naturellement que la première visite de la journée fut le Tono Monogatari Museum, qui présente moult contes traditionnels, ainsi que l’intérieur de l’auberge d’élection de Yanagita lors de ses séjours.
A proximité immédiate se trouve le musée Joukamachi, collection petite mais de superbe qualité, d’objets liés à la période féodale de la région.
Enfin, le musée de la ville de Tono présente l’histoire du lieu, à grand renfort de reconstitutions de scènes de la vie de tous les jours aux temps anciens.
C’est sur ce modèle que le Denshoen est conçu : une reproduction grandeur nature d’un quartier du village tel qu’il existait il y a bien longtemps. Sympathique, d’autant que, Tono oblige, des récits de contes traditionnels ont lieu régulièrement, à l’ancienne au coin de l’âtre, par une vieille dame qui raconte en patois local.
Finalement, Tono ne serait pas Tono sans ses Kappas, emblématiques monstres aquatiques friands de concombres qui habitent les rivières de la région. Et plus particulièrement Kappabuchi, où les plus aventureux peuvent s’exercer à la pêche au monstre. Maurice Dupuis a laissé les honneurs au groupe d’enfants qui étaient présents, mais malheureusement pas un seul yokai n’a mordu au concombre. Déception !
Le fil rouge de la journée n’a néanmoins rien à voir avec le fantastique, car il s’agit d’un alerte groupe de voyageurs du 3è age sourd-muet que Maurice n’a cessé de croiser tout au long de la journée. Finalement la conversation (par interprète interposé, Maurice n’ayant pas encore une parfaite maîtrise de la langue des signes nipponne) s’est liée et après nombre de photos de groupe, c’est dans des adieux déchirants sur un quai de gare que chacun s’en est allé sur son chemin.
Habile transition, sur le sujet, Maurice Dupuis, de Paris, a eu justement l'occasion de regarder pas plus tard qu'avant hier une fort sympathique production de Kyoto Animation, Koe no Katachi. Il s'agit justement d'un film d'animation qui a pour pitch une collégienne malentendante, bousculée par ses affreux petits "camarades". C'est rudement bien, lui est descerné le MDdP Label of Quality qu'elle est Chouette.
Ville ma fois bien sympathique que Morioka ! Enfin, au lieu de la blatante discrimination dont est régulièrement victime Maurice Dupuis, de Paris, depuis qu'il s'est aventuré dans les terre nordiques, on lui rend hommage comme de juste, parent impérial qu'il est.
C'est donc sous le vivats d'une jeune génération pleine de promesse que Maurice Dupuis a arpenté le parc Iwate, site de l'ancien chateau de Morioka.
Dans ledit parc se trouve un petit musée exposant l'histoire de la ville, dans lequel malheureusement les photos sont prohibées, aussi il faudra te contenter, lecteur, des chars exposés à l'entrée.
Un peu au nord, après une petite marche digestive, Maurice Dupuis, de Paris, a pu examiner une singulière relique des temps anciens. Au sanctuaire de Mitsuishi Jinja se dressent, comme son nom l'indique, 3 massives pierres, témoins d'une légende intéressante. Il y a en effet fort longtemps, un démon terrorisait la région. Poussés à bout, les habitants de la région décidèrent d'en appeler au dieu local, qui colla une bonne rouste de derriere les fagots au sinistre individu, et l'enchaina auxdites pierres. Avant de le laisser partir, il lui extorqua le serment qu'il n'y reviendrait plus, serment qu'il lui fit signer en appliquant la paume de sa main sur l'un des rochers. C'est de là que la préfecture d'Iwate tire son nom : littéralement la main de pierre. De nos jours, par temps de pluie on peut distinguer les empruntes de l'affreux Oni.
Enfin, le clou de la journée, le temple Hoonji. Celui ci, outre le fait d'être fort joli, contient 500 statues de disciples de bouddha, toutes différentes. C'est assez difficile à décrire, donc pour une fois, Maurice laisse ses photos parler à la place de sa (pourtant habile) plume.
"Haha, t'as vu ses cheveux ? Trop naze !
_ Pff t'es con Roger, écoute le discours plutôt"
"Ca fait 3 ans qu'on le demande ! 3 ANS !"
Un dernier lieu amusant sur le chemin du retour : la tombe de la princesse mille-pattes.
Photo non contractuelle
Une légende locale parle d'une jeune demoiselles mariée dans le clan Nanbu qui apporta, dans sa dot, allez savoir pourquoi, une pointe de fleche ayant servi à pourfendre un monstrueux mille pattes. Cependant elle décéda assez rapidement, et fut enterrée à cet endroit. Il est dit que des esprits vengeurs de mille pattes apparaissaient nombreux à proximité de la sépulture, à tel point qu'un projet de construction de pont près de là fut perturbé par les monstres. La demoiselle est donc connue depuis sous le nom peu flatteur de Princesse Mille-pattes.
Unrelated : Maurice Dupuis n'arrive pas bien à se souvenir, peut être vous a t il déjà entretenu d'une petite formation musicale nipponne qu'il a récemment découvert ? Sans doutes pas ! Aussi voici un petit air champêtre pour toi lecteur, resté en Europe : YOROPPA KAESHITE !