samedi 22 août 2009

Introduction - Part 3

« Gochisousama ! »1
Yataro se leva après avoir posé ses baguettes, et se dirigea vers la sortie. Les cours du soir avaient été fidèles à eux-mêmes, c'est-à-dire assommants, et c’est le ventre creux qu’il en était sorti. Il avait donc décidé de casser la croûte dans un petit restaurant proche dans le quartier.
Une légère brise l’accueillit à l’extérieur. Il était maintenant près de 21 heures, et la lune brillait clairement dans un ciel dégagé, entre deux immeubles. La journée avait été épuisante, mais le temps agréable lui donna envie de rentrer à pieds chez lui, à la fraîche.

Le quartier de Yurakuchô, connu entre autres pour ses nombreux petits restaurants et bars, bruissait d’animation. A plusieurs reprises, Yataro dut s’écarter pour ne pas être bousculé par des groupes de salarymen déjà complètement éméchés, la cravate autour du front, qui faisaient l’échelle (pratique consistant à alterner les bars d’un coté et de l’autre d’une même rue, d’où le nom pour le moins imagé) avec un enthousiasme évident.
La promenade pour rentrer chez lui était donc assez relaxante, et lui laissait, d’ordinaire, le temps de souffler un peu et de se changer les idées avant de réintégrer la maison familiale, où l’attendait immanquablement son démon de petite sœur. Il soupira. A tous les coups, l’école avait appelé pour prévenir de son comportement « inacceptable » (comme l’avait si bien souligné le principal, à de trop nombreuses reprises), et il allait écoper, non seulement d’un nouveau sermon, parental cette fois ci, mais surtout des taquineries à répétition de Rina.
Non pas qu’il n’ait pas aimé sa sœur. Non, au contraire, il l’adorait. Mais la modération était une valeur dont elle ignorait tout. Du coup, elle ne laissait jamais passer une occasion de taquiner et d’asticoter son frère, finissant immanquablement par le faire craquer…
Oh oui, la soirée… non, les journées à venir, s’annonçaient difficiles.
Quelle misère !

Se détournant de la grande artère qu’il suivait jusqu’à maintenant, Yataro s’enfila dans une rue de traverse. En journée assez animée – on y trouvait une petite boutique de vêtements, un poissonnier, un confiseur et un magasin de vélos –, elle voyait son activité diminuer en début de soirée, et c’est donc sans surprise qu’il s’engagea dans la voie déserte, laissant derrière lui le brouhaha et les lumières intenses de la grande avenue.
Cheminant doucement, son attention fut soudain attirée par un léger bruit sur sa gauche. Une sorte de frottement, de glissement, suivi de sons humides – « plotch, plotch, schouiiiik » –
Tendu, il ralentit le pas, et dirigea son regard dans cette direction en plissant les yeux. Fort heureusement, sa vue avait commencé à s’accoutumer à la pénombre toute relative du lieu, et c’est donc immédiatement qu’il localisa le coupable. Devant le rideau de fer barrant l’étal du poissonnier, pataugeant dans les flaques d’eau, et le regardant fixement de ses grands yeux verts, se tenait un énorme matou tigré.
« Rhaaa, me fais pas une peur pareille toi ! » le gourmanda-t-il, avec un petit sourire.
Décidant apparemment que l’intrus interrompant sa maraude nocturne ne présentait pas un bien grand danger, le chat ignora superbement cette remarque, et détourna la tête pour se remettre à flairer la boutique d’un air fort affairé.
Soulagé, Yataro s’apprêtait à reprendre son chemin, lorsque le chat se mit à miauler et à souffler de manière extrêmement agressive.
« Holà, d’accord, d’accord, je m’en vais, pas la peine de faire tout un from… » Commença-t-il, en se retournant vers l’animal. Qui ne soufflait, constata-t-il, pas le moins du monde dans sa direction.
Il sentit ses tripes se nouer, alors qu’il réalisait que les bruits de frottement et les « pas » humides avaient repris, tandis que le chat, hérissé, était resté immobile.
« C’est sûrement un autre chat, ou… ou un chien… » tentait de se rassurer Yataro. Mais il savait très bien, en son for intérieur, que dans un cas comme l’autre, il aurait déjà entendu des aboiements ou des feulements. Pas cette espèce de glissement mouillé qui se rapprochait de plus en plus.
Le matou cessa brutalement de souffler, et commença à gémir, se tassant sur ses pattes avant, et reculant un peu. Il fixait un point dans l’ombre, sur la gauche de Yataro.
Ce dernier, tétanisé, tourna lentement la tête, alors que le chat filait finalement sans demander son reste.
Il ne vit strictement rien.
Angoissé, il se frotta rapidement les yeux, et y regarda un peu plus attentivement.
Toujours rien. Il faisait trop sombre à cet endroit pour qu’il y puisse y distinguer ce qui avait tant effrayé l’animal. Trop sombre… Il réalisa soudain que la tache d’obscurité qu’il fixait s’était rapprochée de lui. Et que les bruits de succion étaient maintenant plus forts.
C’est alors qu’il comprit que la chose, quoi qu’elle soit, se cachait dans cette petite nappe couleur d’encre. Décidant qu’il ne serait pas une très bonne idée de se laisser approcher plus, Yataro pris ses jambes à son cou, et se mit à courir vers la grande avenue, à quelques centaines de mètres de là.
La lumière des éclairages municipaux semblait ne pas se rapprocher, et il sentait la panique l’envahir pour de bon. Bon sang, avait-il toujours été aussi mauvais à la course à pieds ? Si on lui avait un jour dit qu’il risquerait sa vie en fuyant un monstre non identifié, il se serait sûrement entraîné avec plus de sérieux ! Cette réflexion incongrue lui arracha un sourire fugitif. Il devait bien être la seule personne qui aurait, justement, pris un tel avertissement pour argent comptant, au lieu d’en rire comme d’une mauvaise plaisanterie.
Son sourire s’effaça immédiatement, et son cœur loupa un battement lorsqu’il bascula en avant. Complètement omnubilé par l’idée de fuir la chose et de rejoindre la grande rue le plus vite possible, il en avait oublié de regarder où il mettait les pieds… Aussi s’étala-t-il lourdement par terre, à plat ventre, l’air chassé de ses poumons sous le choc. Malgré ses mains qui le lançaient, sûrement copieusement écorchées par la réception, il roula sur le dos et se rétablit en position assise. Il s’était emmêlé les pieds dans quelque chose, ce qui lui avait fait perdre l’équilibre. Il frissonna en découvrant une espèce de tentacule noire et luisant enroulé autour de ses chevilles. Fébrile, il se mit en devoir de l’arracher, tirant sur l’objet caoutchouteux qui l’empêchait de se relever, avant de réaliser qu’il s’agissait d’une vieille chambre à air de vélo, qui avait sûrement atterri là suite à une exploration des poubelles voisines par un chat local.
Yataro commençait à retrouver son calme, et il put donc se dépêtrer les pieds, lorsqu’il sentit une goutte humide lui tomber sur les mains. Levant la tête, il vit avec horreur que la chose l’avait rattrapée, et se tenait au dessus de lui, suintant un liquide à l’odeur acre. Elle était immense ! Bien qu’il ne puisse pas la distinguer à cause de la nappe d’obscurité impénétrable qui l’entourait, celle-ci la dominait largement, comme pour l’engloutir.
Il essaya, au mieux de ses facultés, d’évaluer la situation. Il était assis dans une ruelle déserte, le dos à la seule voie d’évasion possible, de toutes manières hors de portée, et surplombé par une chose qui n’avait eu aucun mal à le suivre alors qu’il s’enfuyait éperdument. Ajoutez à cela qu’il sentait vaguement qu’il s’était abîmé le genou en tombant, et vous comprendrez qu’il arriva bien vite à une conclusion fort peu réjouissante.
« Quelle misère… »

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1 : Formule employée traditionnellement à la fin des repas. Se dit tout aussi bien lorsqu'on est en groupe que lorsqu'on est seul.

lundi 17 août 2009

Introduction - Part 2

Dans un fracas assourdissant, Yataro chuta de sa chaise en gesticulant, hurlant de terreur. Le principal s’interrompit net, et tous les regards se braquèrent sur le fautif, qui reprenait à peine ses esprits –et son souffle– et cherchait encore à savoir où il était.
Il se trouvait dans le gymnase de l’école. Une large estrade avait été montée le long du mur nord. A l’avant de celle-ci, debout derrière un pupitre, se tenait le proviseur, monsieur Hikami. Ce dernier fronçait les sourcils d’un air contrarié, et fit un petit geste de la main en direction de l’équipe enseignante, qui était assise sur des chaises pliables derrière lui.
Le reste du gymnase était occupé par les élèves, sagement assis, répartis par classes. Celle de Yataro, comme toutes celles de troisième année, se trouvais juste au pied de l’estrade, ce qui aurait de toutes manières rendu futile tout espoir de passer inaperçu, même s’il n’avait pas crié en se réveillant.
Les élèves commençaient à murmurer, et un brouhaha enflait progressivement dans le hall. Yataro entendit des ricanements derrière lui, mais ne se préoccupa pas de savoir qui, dans sa classe, pouvait bien se réjouir de sa situation inconfortable. D’autant plus que le pire restait à venir. En effet, Sawaguchi-sensei, le professeur de sports, avait répondu à la sollicitation silencieuse du proviseur, et après être descendu promptement de l’estrade, se frayait maintenant un chemin vers le fauteur de troubles. Il l’attrapa fermement sous le bras, avant de le conduire hors du hall afin que la cérémonie puisse reprendre son cours.
Alors que, encore confus, il entendait monsieur Hikami, le principal, frapper dans ses mains pour appeler un retour au calme, Yataro ne put s’empêcher de tourner la tète vers l’estrade qui se tenait au fond de la salle. Sur celle-ci, derrière les rangs des professeurs, il découvrit ce à quoi il s’attendait : une vingtaine d’adolescents au teint blême, habillés d’uniformes passés de mode, trempés. Qui le regardaient fixement.
Il soupira de soulagement lorsque les portes du gymnase se refermèrent dans son dos. Il sentait encore sur sa peau la froideur de l’eau du lac, et le soleil qui brillait en cette fin de matinée le réchauffait agréablement, dissipant progressivement son angoisse. Malgré le sermon qu’il n’allait pas manquer de recevoir, il préférait cent fois être là plutôt que dans la salle qu’il venait de quitter.

*
* *

Le ciel se teintait de rouge lorsque Yataro sortit de la salle des professeurs, où, comme prévu, il avait pris un sacré savon, à peine atténué par le crédit positif dont il jouissait auprès des enseignants de son lycée. Il faut dire que même pour un élève modèle comme lui, interrompre la cérémonie à la mémoire des 22 « élèves éternels » d’Azabu, les malheureux ayant péri lors de la tragédie du lac Sagami, n’est pas un acte pris à la légère. Il lui avait fallu moult excuses et des heures de prêche avant qu’on ne le laisse partir, avec la promesse qu’on le tiendrait à l’œil.

Omori Yataro était pourtant un jeune adolescent sans histoires. Assez doué pour les études, il avait brillamment passé le concours d’entrée de l’école d’Azabu, où il était désormais en dernière année de lycée. Toujours diligent, il était plutôt du genre à passer inaperçu, aussi n’était il pas réellement habitué à être mis en avant de la sorte. Et il avait horreur de ça, d’autant qu’il ne pouvait rien dire pour se justifier sans passer pour un dingue, ou un menteur.
Car sous ses dehors d’adolescent comme tout le monde, Yataro, depuis aussi loin que remontaient ses souvenirs, voyait, ou ressentait, des choses qui restaient invisibles aux autres. Ca pouvait être des fantômes, comme cet après midi avec les « élèves éternels », attirés là sans doutes par la cérémonie annuelle en leur honneur, ou bien des phénomènes surnaturels qui semblaient n’avoir rien à voir avec les humains. Mais ça restait imprévisible, et il pouvait très bien rester plusieurs mois sans rien voir, et soudainement se trouver possédé par les souvenirs de quelqu’un d’autre, par exemple. Et c’était extrêmement inconfortable, sans parler de la difficulté à expliquer ses réactions sans passer pour un taré fini.
Il soupira. Malgré sa furieuse envie de rentrer chez lui se coucher pour oublier tout ça, il devait encore aller assister à ses cours du soir, sans quoi ses parents risquaient de s’inquiéter et de lui poser des questions. Et la dernière chose dont il avait envie aujourd’hui était un autre interrogatoire en règle.
Quelle misère.
C’est donc en se demandant ce qu’il avait bien pu faire au Ciel pour être doté de ces sens surnaturels –qui l’empêchaient même de sécher les cours en paix !– qu’il se mit en route vers la gare pour se rendre à Yurakuchô.

mercredi 12 août 2009

Combien de sucres dans votre 1,3,7-trimethylxanthine ?

Bonsoir, ami lecteur.
Aujourd'hui, Maurice Dupuis, de Paris, a décidé de vous révéler une autre facette de sa (merveilleuse, celà va sans dire, mais mieux en le disant) personnalité. En effet, s'il est désormais bien connu que Maurice Dupuis est un écrivain de talent à la plume leste, un plongeur sous marin sans peur, un chercheur digne du professeur Thibault, un bassiste que tous les plus grands groupes s'arrachent, sans compter un assistant shériff pare balles, il est bien peu de personnes qu'il est également un Chef cuisinier de première classe.

Aussi, le billet d'aujourd'hui traitera d'une recette simple, mais savoureuse, de Maurice Dupuis, grand amateur de café devant Lui-Meme, à savoir l'Ice Coffee.

Les ingrédients et ustensiles sont les suivants :
  • un récipient gradué afin de préparer la mixture
  • une cuiller
  • du café en poudre (très important, les granules, c'est non seulement moins bon, mais ne plus ca se dissout très mal dans un liquide froid, et donc ca complique grandement la préparation)
  • du sucre en poudre
  • du lait



Tout d'abord, il convient de de doser environ 30 grammes de café (on se reperera par rapport aux graduations "sucre", parce que Maurice Dupuis de Paris en a décidé ainsi)



Ensuite, on ajoute environ 30g de sucre par dessus.



On mélange bien les deux poudres pour un mélange homogène, ou à peu près.



On rajoute 35 cl de lait froid, et on mélange vigoureusement avce la cuiller pour bien dissoudre tout ca.



Ensuite on laisse reposer un peu au frigo, histoire de bien refroidir le tout.

Et enfin, on peut servir dans un grand verre, après avoir remélangé vigoureusement une dernière fois, pour faire mousser un peu le mélange.



Idéalement, si on dispose d'un blender, on peut rajouter quelques glacons et blender le tout, ca donne une consistance un peu plus cremeuse en plus de refroidir vraiment la boisson. C'est meilleur, mais il faut avoir ledit blender.

Alors, merci qui ?


PS : Si vous vous etes fait la remarque "Hey, mais il manque la cuiller dans la photo du matériel !", félicitations, vous avez l'esprit aussi attaché aux détails insignifiants que l'Aimable Hôte de ce blog.

samedi 8 août 2009

Griffonnages

Afin qu'il ne soit pas dit que Maurice Dupuis, de Paris, est à l'Ecriture ce que 3D Realms est au Jeu Vidéo, Il a décidé, en exclusivité mondiale, de dévoiler le début de l'introduction de son futur meillòrventoj (ou best-seller, comme diraient ces cochons d'impérialistes linguistiques d'outre manche).

Toutefois, ne vous attendez pas trop a voir une suite publiée dans des délais brefs. Non pas qu'elle ne soit pas écrite (il y a actuellement 6 pages "format roman" écrites, soit encore 5 fois cet extrait, et environ le double en gestation), mais Maurice Dupuis, de Paris, aimerait bien en avoir un peu plus sous le coude avant de commencer à diffuser le contenu, ne serait ce que pour voir où ses idées l'ammènent, tant en termes de contenu - Eh oui, il risque d'y avoir exclusivité de relecture a quelques personnes pendant un bout de temps ! - que de volume rédigé, pour des raisons qui semblent évidentes (ou pas).

Bref, Maurice Dupuis vous a assez fait languir, voici donc les premiers lignes dudit "roman" (qui n'en est pas encore un, mais qui pourrait le devenir - et qui aura à ce moment un titre, avec un peu de chance).

*
* *

Le soleil brillait froidement dans le clair ciel automnal. Quelques filets de nuages flottaient paresseusement au dessus du lac, portés par un léger vent d’est, contrastant cruellement avec la panique qui faisait rage à bord de la petite embarcation. Partout les gens hurlaient, et tentaient de gagner les trop rares canots de sauvetage, piétinant allègrement les personnes se trouvant sur leur chemin.
Dans une brusque secousse, le bateau s’inclina un peu plus, projetant Yataro contre la rambarde de sécurité. Un craquement sec. Il sentit deux de ses cotes se briser sous l’impact, alors même qu’il voyait un de ses camarades de classe être précipité dans les eaux noires, où il commença à se débattre en appelant à l’aide.
Déjà, une petite barque s’éloignait du navire en perdition, sous les cris des malheureux restés à bord. Crachant un peu de sang et respirant avec difficulté, Yataro se mit en devoir se ramper vers l’arrière du bateau, où se massaient les passagers tentant d’évacuer. Plusieurs personnes le dépassèrent en courant, ne portant pas la moindre attention à lui.
Pris d’une quinte de toux, il se recroquevilla en deux sous le coup de la douleur, vomissant des gros caillots de sang. Il s’était sûrement perforé quelque chose lorsque ses cotes avaient été cassées… Terrassé par une grande lassitude, il roula sur le dos, et tourna la tète sur le coté, vers le lac qui scintillait doucement au loin, comme insouciant de la tragédie qui se jouait à cet instant.
Il entendait toujours les cris, mais de manière diffuse maintenant. Il était fatigué... épuisé. Pourquoi tous ces gens faisaient ils tant de bruit, d’ailleurs ? Les secours allaient bien arriver, de toutes manières. Bientôt, c’est sûr.
Une nouvelle secousse, de nouveaux cris de terreur. Le pont s’inclina a nouveau dangereusement, et il commença à glisser vers le garde fou. N’ayant plus l’énergie nécessaire pour se retenir, il se vit lentement se rapprocher du bastingage, pour finalement basculer par-dessus bord.
Le choc lui fit reprendre un peu ses esprits, mais ne suffit pas à lui rendre ses forces. Il tenta vainement d’agiter les bras et les jambes pour regagner la surface, mais sans succès. Il s’enfonçait inexorablement dans les eaux glacées du lac… Il voyait encore la surface, mais elle semblait si lointaine, désormais, et le halo trouble qu’y dessinait le soleil semblait déjà appartenir à un autre monde. N’y tenant plus, il relâcha l’air qu’il avait dans les poumons et inhala machinalement une grande goulée d’eau trouble.
C’est alors que sa conscience se dissipait qu’il réalisa, enfin, que les secours ne viendraient pas. Pas pour lui, du moins…



jeudi 2 juillet 2009

Je sers la science, et c'est ma joie

Comme vous le savez surement déjà, Maurice Dupuis, de Paris, et doté d'un intellect et d'une perspicacité hors du commun. Ces éléments, qui avaient, jusqu'à ce jour, échappé par on ne sait quel prodige à Son employeur, ont enfin éclaté au grand jour.
Du coup, Maurice Dupuis, de Paris, a été affecté à un projet où Ses talents pourront briller comme jamais. Car oui, depuis hier, Maurice Dupuis, de Paris, est chercheur.


lundi 29 juin 2009

A la manière de...

Maurice Dupuis, de Paris, a, aujourd'hui, réussi une performance hors du commun. En effect, pour la première fois depuis de nombreuses années, Il a réussi a retaper au format électronique un des innombrables chiffons qui trainent dans ses placards, et qui peuvent (ou pas ? ) etre considéré comme des romans / nouvelles / autres.
En l'occurrence, il s'agit aujourd'hui d'une production relativement récente, écrite il y a à peine un an et demi entre un coin de table dans une chambre d'hotel à Osaka et une tablette de voyage dans un avion de la JAL (comprendre "c'est un premier jet non retravaillé, et qui ne le sera probablement jamais, parce que MD,dP, a la flemme").
L'idée était, comme le titre l'indique, un petit exercice de style que Maurice Dupuis, de Paris, affectionne tout particulièrement, le célèbre "à la manière de". Ainsi est né le synopsis d'une histoire à mi chemin enter Abyss et Biohasard, présenté à la manière d'un auteur de thrillers que Maurice Dupuis, de Paris, affectionne (bien qu'Il aie tendance à le trouver fort répétitif).

Adonc, voici l'amorce de ladite nouvelle / roman (et, très honnètement, ce qui sera surement tout ce que vous pourrez lire de cette histoire, vu que les pulsion littéraires de Maurice Dupuis Le poussent plus vers une autre histoire pour le moment, comme mentionné il y a quelques billets de blog).

Un cadeau bonus aux gens qui identifient avec succès l'auteur plagié !

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Les phares du sous-marin balayaient l'obscurité des grands fonds. Gordon, les yeux brulant de fatigue, se passa la main sur le visage. Il pilotait depuis plus de trois heures, l'engin, et commençait sérieusement à penser s'être égaré.
Le petit submersible, un appareil de classe G, n'était pas équipé de la batterie d'instruments que l'on trouvait dans les modèles récents - "Trop chers ! Et pas si utiles que ca ! " avait décrété la Compagnie - aussi courrait-on le risque de s'égarer, happé par un traitre courant sous-marin.
Las, il reprit son observation, les yeux rivés sur le néant bleu nuit qui s'étendait partout devant lui.
Gordon Baldwin était un jeune homme de 26 ans, sec et osseux, aux cheveux courts et à la calvitie naissante. Il disait souvent, riant jaune, que c'étaient toutes les galères qu'il avait traversées qui l'avaient vieillies précocement. Car des galères, il en avait eu sa part. Diplômé d'une université de troisième zone, en littérature - qui, de nos jours, étudiait encore la littérature ? -, il n'avait pu trouver d'emploi. Pour subvenir à ses besoins, il avait du enchainer les petits boulots mal payés, difficiles, parfois même à la limite de la légalité. Ce job dégotté à la Compagnie de Livraison Expresse Sous-marine était une aubaine en période de vaches maigres. Le travail, sur le papier, était tout ce qu'il y avait de plus simple : livrer des caisses de matériel et de nourriture à la 37è base de recherche sous marine du rift pacifique. Il s'agissait d'un de ces labos qui avaient fleuri sur le plancher des océans depuis la révolution marine, qui avait permis à l'homme de construire des structures dans des conditions de pression extrêmes.
Les ressources sur la terre ferme s'épuisant, la manne océanique était du pain béni pour les gouvernements et les industries cherchant de nouveaux filons à exploiter.
A ce qu'il avait compris en lisant son ordre de mission, cette base particulière menait des études sur les utilisations possibles de l'énergie géothermique du rift océanique. On y effectuait des forages, afin d'en sonder les abords et de déterminer la rentabilité énergétiques de dérivations du rift principal, mais il s'y tenait également de nombreuses expériences d'agriculture sous marine, les eaux chaudes expulsées par le rift étant chargées de minéraux divers pouvant servir à permettre, voire à accélérer, la pousse des cultures.

Il s'agita sur le siège de pilotage inconfortable. L'air était acre et puait la transpiration. Il espérait que ce n'était qu'un signe de l'archaïsme de son véhicule, et pas d'une panne des recycleurs d'air.
Soudain, les pinceaux lumineux de ses phares mirent en évidence une énorme masse sombre, accolée à la crevasse béante du rift. "Une tique géante en train de sucer une plaie mal cicatrisée" pensa-t-il devant ce spectacle. Secouant la tète pour se reprendre, et après avoir identifié à grand peine le chiffre "37" peint sur le dôme, il entama son arrimage à la station.
Ouf. Décidément, il avait de plus en plus hâte que cette mission se termine.
Alors qu'il s'approchait, il pu commencer à détailler le bâtiment qui se tenait face à lui. La coque externe était opaque, contrairement à ce qu'il aurait cru - il s'était toujours imaginé les stations des grands fonds avec de grandes baies vitrées pour contempler l'océan - et formée apparemment d'une seule pièce. Étrangement, pas une algue, pas un coquillage, n'en ornait la surface. Surement une propriété du matériau, pour en augmenter la durabilité.
Enfin, il aperçut la bouche sombre de la baie d'arrimage. Il s'y engagea prudemment, turbines au minimum, et avec un "CLONK" sonore qui le fit sursauter, se retrouva amarré.

Se hissant hors de son siège à grand peine - Dieu que ces courbatures pouvaient être traitresses ! -, il attrapa sa casquette de livreur, son terminal portable, et fit les quelques mètres le séparant du sas. Un bruit de succion continu l'informa que la pression était en cours d'égalisation. Quand enfin les voyants passèrent au vert, il fit jouer la lourde roue verrouillant le sas afin d'ouvrir la porte. Une fois le passage dégagé, il put enfin faire ses premiers pas sur la passerelle d'accès, et se diriger vers le corps principal du bâtiment afin d'effectuer sa livraison.


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L'air dans la base était sec et frais, avec un léger parfum d'antiseptiques, et il l'apprécia tout particulièrement après l'atmosphère confinée de son véhicule. Longeant une étroite coursive aveugle pendant une dizaine de mètres, il parvint à une nouvelle porte, qui s'ouvrit devant lui sur une pièce octogonale brillamment éclairée. Chaque mur présentait une porte identique à celle qu'il venait de franchir, et était constellée de moniteurs et de voyants clignotants.
Au milieu de la pièce, au demeurant spartiatement meublée de quelques pupitres de commande, se tenait un homme d'une quarantaine d'années, au visage tiré et constellé de taches de rousseur, vêtu d'une grande blouse blanche tachée. "V’là l'savant fou.." pensa Gordon devant cette apparition.
"Bienvenue sur la base 37." Commença l'homme, lui tendant la main. "Je suis Marc Dupuis, le superviseur général.
_ Gordon Baldwin, enchanté" répondit il sobrement, en lui rendant sa poignée de main. Il fut surpris de la trouver si calleuse, cher un chercheur, et un chef, qui plus est. Et en plus, il avait les mains moites !
"J'espère que vous avez fait bon voyage" reprit-il. "Non pas que le paysage soit particulièrement attrayant par ici. Ah, mais j'allais oublier, vous avez quelque chose à me faire signer, pour la livraison, je suppose ?"
Hochant la tète en signe d'assentiment, Gordon pianota sur son terminal, avant de le tendre avec le stylet approprié au superviseur, qui signa sans y jeter un coup d'œil.
"Bien, maintenant que ceci est réglé, je vais pouvoir donner les consignes pour qu'on décharge la cargaison de votre submersible et qu'on le réapprovisionne pour le trajet de retour."
Il partit d'une quinte de toux rauque, puis sortit un mouchoir sale de sa poche, et s'épongea le front.
"Enfin. Ça ne devrait guère prendre plus d'une heure ou deux. Venez donc, je vais vous conduire à la cafétéria, vous pourrez vous y reposer le temps que tout soit prêt.
Et, sans attendre une réponse de sa part, il s'engouffra dans une porte sur sa droite.


samedi 27 juin 2009

Aujourd'hui, c'était Tetyne party

"Nous partimes 4, mais par un prompt renfort, nous nous vîmes 6 en arrivant à l'Académie de la Bière."


Cette proposition, bien que parfaitement exacte, ne retranscrit malgré tout pas à elle seule l'escellentissisme de cette après midi Tetyne. Les masques, pour la première fois depuis la formation de la Phalange, sont tombés (modulo le fan club d'Arthur Rainbow qui l'avait déjà visité à son one man show).
Ainsi, plusieurs moments d'intense émotion ont eu lieu, comme par exemple la première rencontre entre Niz et Sven, une semaine après leur cybermariage. Moment touchant au possible.

D'autres choquantes révélation ont eu lieu ! En vrac :
  • BtK est une cleptomane de dés et joue quand c'est pas son tour
  • Typhon triche (et essaye de mettre ca sur le compte de son ignorance des regles pour cause d'arrivee tardive - Monsieur, nul n'est cense ignorer la loi ! - )
  • Vlad, Sven et Kyp ont des connaissances douteuses en matière de botanique et confondent arbre et arbrisseau
  • On ne construit jamais de silo de missiles sous une mare
  • La Crise touche meme le Far West : l'administration du comté ne peut fournir qu'une seule arme de service, et celle ci va systematiquement dans les mains du sheriff planqué derrière son baril.
  • Blaireauman est vachement plus bisounours en vrai que sur Internet !
  • Et en plus, il parle de plein d'autres trucs que de Boxxy.
  • La callyphigie de BtK a été prouvée par la règle du "Pics or it didn't happen" par le chanceux Arthur Rainbow, seul habilité à le faire sans que celà puisse preter à confusion.
  • Typhon marche vite.
  • Maurice Dupuis, de Paris, s'est découvert doyen de la Phalange, et envisage donc de s'acheter uen cane et un dentier, le choc de cette révélation lui ayant fait ressentir le poids des ans qu'il porte sur ses, certes athlétiques, épaules.
Tout ca pour dire que ce fut une après midi fort plaisante, et que l'expérience, si tant est que ce ressenti soit partagé par les autres participants, est fortement retentable, ne serait ce que pour les raisons suivantes :
  1. On n'a pas vu la petite robe blanche
  2. Kyp n'a pas pu tester Wanted
  3. Ahouuu!!

N'est ce point convainquant ?



vendredi 26 juin 2009

Comme d'aucuns le savent déjà, Maurice Dupuis, de Paris, est un écrivain dont l'étendue du talent ne peut se comparer qu'à sa modestie, profondément ancrée en Lui par une longue pratique de l'ascèse et de la méditation dans les montagnes sacrées du Japon, sous la guidance spirituelle du bon Kobo Daishi.

Toutefois, ce que vous ne savez pas, c'est qu'Il est également atteint d'une grave maladie. Hélas, cent fois hélas, Maurice Dupuis, de Paris, souffre d'un grave cas d'hypertrophie capillo-palmaire à métastases procrastiniques, qui L'entrave considérablement lorsqu'il est question de coucher sur le papier, ou simplement de recopier des ouvres manuscrites, à un format plus adapté à la publication internettienne.

Toutefois, dans un regain d'activité, luttant contre la triste condition qui est Sienne, Maurice Dupuis, de Paris, est parvenu à jeter les bases de ce qui deviendra, nulle n'en doute un seul instant, un futur best seller international (ou "meilleurj ventòj mundial", comme diraient notre ami Riton). Certes, pour le moment, seuls les personnages principaux du récit (enfin, les qualtre - 4 - ammenés à apparaitre de manière récurrente) sont cadrés.
L'accroche du récit est, telle l'une des innombrables oeuvres de Rousseau, écrite, mais seulement dans la tête de Maurice Dupuis. Mais un jour, oh oui, un jour, elle sera écrite pour de vrai. Maurice Dupuis, de Paris, y compte bien.

Adonc, pourquoi ce billet ? Deux raisons, en réalité.
D'une part, une annonce pour provoquer l'anticipation des foules (en délire, comme toujours), est toujours de bon aloi.
D'autre part, cela permet de se donne un bon coup de pied au derche et une couche de motivation supplémentaire pour, au moins, commencer a écrire quelque chose, ne serait ce que pour ne pas passer pour un bonimenteur. Testé et approuvé avec les billets du triplog nippon.

Toutefois, modérons nos ardeurs. En effet, la situation de Maurice Dupuis, de Paris, est telle qu'en ce moment, il Lui est assez difficile de faire des plans pour l'avenir, aussi les disponibilités nécessaires à une production littéraire vont elles aller et venir au gré du temps (et de l'humeur de Sa hiéarchie, aussi). Mais n'ayez crainte, ca finira bien par arriver !


mercredi 24 juin 2009

絶望した!

Comme quoi, la réputation des Masson Boys dépasse le cadre d'Avox, et a meme atteint l'archipel Nippon, pour que l'industrie de l'animation leur consacre un épisode !



mercredi 10 juin 2009

Plongée, suite

Vous le savez surement maintenant, Maurice Dupuis, de Paris, a une attirance certaine pour le Japon. Et vous le savez depuis peu, Maurice Dupuis, de Paris, est –ou du moins a été, en ses jeunes années – un avide pratiquant de plongée sous marine.

Aussi, quoi de plus naturel que d’essayer de joindre ces deux centres d’intérêt ? C’est pourquoi le billet du jour va traiter d’un lieu qui se trouve actuellement en tête de la « to visit list » de Maurice Dupuis, à savoir la préfecture-archipels d’Okinawa, dans l’océan pacifique.

L'emblème de la préfecture d'Okinawa


Mais tout d’abord, pour ceux qui n’auraient aucune idée de ce dont il s’agit, une petite présentation. Okinawa est l’une des 47 préfectures qui composent le Japon, et sa capitale est la ville de Naha, elle-même située sur l’ile la plus peuplée de la préfecture, nommée justement Okinawa.
Cette préfecture comporte 11 villes, réparties sur 8 iles, elles mêmes faisant parties de 3 archipels. Comme vous pouvez vous en douter, donc, la majorité des iles de la préfecture d’Okinawa est inhabitée, bien que certaines iles aient une population clairsemée de petits villages. On notera également la présence de forces armées américaines stationnées dans les deux bases militaires établies sur l’ile principale.


Il s’agit d’iles coralliennes, exposées à un climat tropical. Tout concourt à faire de cette préfecture un haut lieu du tourisme balnéaire nippon, avec quelques unes des plus belles plages dont dispose le pays.


Toutefois, ce statut insulaire a d’autres conséquences, notamment culturelles. En effet, s’il s’agit bien d’une préfecture japonaise, elle présente de nombreuses spécificités, tant culturelles que démographiques.
D’une part, vraisemblablement grâce aux conditions de vie et à l’alimentation traditionnelle, il s’agit de la préfecture où l’on trouve le plus grand nombre de centenaires au monde.
D’autre part, on y observe des spécificités linguistiques très marquées. Contrairement aux déformations / accentuations du japonais standard que l’on peut observer ailleurs dans le pays (Kansai-ben, Nagoya-ben, etc.), qui restent en grande partie compréhensibles par des locuteurs japonais, les dialectes d’Okinawa, appelés langages Ryuykyuan, sont majoritairement incompréhensibles. En outre, ils varient énormément d’une région de l’archipel à l’autre, et il est quasi impossible pour un locuteur d’un des 6 dialectes d’en comprendre un autre, tant les différences sont importantes (même le syllabaire est différent !).
On peut également y observer des particularités architecturales. La plus connue est l’utilisation « massive » des lions Shisa, servant de protecteurs de la maison.

L’influence chinoise et thaïe est également très présente dans les formes d’artisanat traditionnelles, ainsi que dans l’alimentation : la boisson « emblématique » d’Okinawa, l’awamori (un alcool de riz), vient à l’origine de Thaïlande.
Quelques bouteilles d'Awamori

C’est également sur cet archipel qu’est né le karaté, vraisemblablement issu d’une confrontation entre le Kung fu chinois et les arts martiaux traditionnels d’Okinawa.

Bref, un lieu qui a tout pour plaire et pour offrir le cadre idéal pour des vacances tant culturelles que balnéaires, voire plongée sous-marinesque.


Adonc, dans cette charmante préfecture d’Okinawa, bien loin à l’ouest, tellement loin qu’il s’agit de l’ile la plus à l’ouest du Japon (par temps clair, on peut apercevoir Taiwan), se trouve l’ile de Yonaguni, appelée également Dunan, dans le dialecte local.
Le monument marquant le point le plus à l'ouest du Japon, sur l'ile de Yonaguni

Il s’agit d’une petite ile d’une grosse vingtaine de kilomètres carrés, peuplée de moins de 2000 habitants.
Et à proximité de laquelle on trouve un des paysages sous marins les plus surprenants qui existe.
Il s’agit en effet d’un colossal « monument » de 150m par 40, s’étendant sur une hauteur d’une trentaine de mètres, de forme globalement rectangulaire. Il présente, entre autres particularités, des murs quasi verticaux et lisses, et de nombreuses terrasses aux angles qui ne sont pas sans faire penser à des formations artificielles.

Modélisation du site








Le paysage est saisissant. Ces terrasses, ces angles, ainsi que de nombreuses spécificités, comme des colonnes, des bassins, des escaliers, font forcément penser à des formations taillées par la main de l’homme, et submergées par la suite. Cela remonterait, selon les datations, à entre 6000 et 10 000 ans…

Toutefois, si les supporters de la théorie de la ville engloutie sont nombreux (le spectre des Atlantes de Mu plane), le parti adverse, soutenant qu’il ne s’agit que de successions de coïncidences dans la disposition de formations rocheuses naturelles, est également bien présent.
A ce jour, rien n’a été réellement tranché, en faveur de l’un ou de l’autre des partis.

Toutefois, le site n’en reste pas moins extrêmement impressionnant et est un lieu réellement à voir si l’on est amateur de spectaculaire et d’étrangetés sous marines.


lundi 8 juin 2009

jeudi 4 juin 2009

Interlude

Maurice Dupuis, de Paris, étant trop feignan pour poster un contenu intéresant en cette belle (?) journée, Il s'est rabattu sur un démotivator fait maison, qui, à défaut d'etre drole, le fait sourire. C'est déjà pas mal.


dimanche 31 mai 2009

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la plongée...

Aujourd’hui, Maurice Dupuis, de Paris, a délaissé ses crayons pour reprendre son bon vieux clavier, afin de traiter d’un sujet qui le passionne : la plongée sous marine.

Fut un temps, Maurice Dupuis, de Paris, exerçait ce noble sport avec une grande assiduité lors de ses congés divers et variés, et a ainsi sillonné les mers du globe, tel un Brendan de Clonfert des temps modernes.

Mais qu’est ce qui rend donc cette activité si attrayante, ne manquera pas de s’interroger le lecteur curieux.
« Moult choses ! » rétorque Maurice Dupuis, de Paris, l’œil brillant. En effet, sous le terme générique de « Plongée sous marine » se cachent une large variété de disciplines, si l’on peut dire, où chacun peut trouver son bonheur selon ses goûts.

Tout d’abord, on pourrait mentionner ce qui est généralement affublé du qualificatif de « plongée loisir ». Il s’agit, dans la plupart des cas, de visiter des sites relativement accessibles, tant par la durée des trajets pour s’y rendre que par la profondeur modérée, sur lesquels tout un chacun peut plonger sans grandes difficultés. Le plus souvent il s’agit de blocs de roches ou de corail, ou des abords d’une ile de taille modeste, que l’on peut contourner. Ce genre de sites offre l’avantage d’etre rassurants – car il est difficile de se perdre lorsque, pour revenir à son point de départ, il suffit de continuer a tourner autour d’un caillou – et d’etre riches en couleurs et en faune – les poissons se regroupent bien souvent autour des amas de roche, pour la protection qu’ils offrent ainsi que la nourriture qui s’y trouve (algues pour les uns, poissons mangeurs d’algues pour les autres) - . La profondeur faible contribue également à rendre ces sites plus attrayants : moins de distance à la surface, c’est moins de longueurs d’ondes absorbées, et donc plus de couleurs visibles.
Bref, des plongées accessibles à presque tous, avec des jolies choses à voir : c’est ca, les plongées « loisir ».

Toutefois, si ce genre de plongées est bien agréable, les vétérans et autres plongeurs assidus, ou les amateurs de spectaculaire, peuvent bien entendu trouver chaussure à leur pied.

Un autre type de plongée qui se pratique relativement couramment est la plongée en dérive, ou Drift Dive pour les non esperantophones. Comme son nom l’indique, celle-ci consiste à se laisser dériver au gré du courant. Les plongeurs se mettent à l’eau dans en groupe, et rapidement (« Yallah ! Yallah ! » comme disait le Capitaine de Maurice Dupuis, de Paris, lors de ses séjours Egyptiens), afin de ne pas etre séparés.
Les zones visées par ces plongées sont, en général, des passes ou les abords d’iles de plus grande taille, et exposées au large. Ici, pas question de petites patates de corail ou de gentils cailloux posés sur un fond de sable. Non. Bien souvent, on a d’un coté un tombant (qui peut descendre très très profond, parfois), et de l’autre « le bleu ». Pas de petits poissons tous mignons ici non plus : on cherche du gros, du spectaculaire. Pourquoi ? Parce que dans les passes, dans le « bleu », circule une toute autre population sous marine que dans les récifs. Là où sous un rocher on voit une raie pastenague, dans le bleu, on peut voir une raie aigle ou une manta. Au lieu du mérou paresseux, on frissonne à la vue du banc de barracudas qui ondule gracieusement dans l’onde (et on se demande par la même occasion si on a bien pensé à planquer les objets brillants du genre colliers, bijoux et autres, qui attirent facilement ce genre de bestioles).
La plongée se termine lorsque le groupe a dérivé jusqu’au point de ramassage convenu à l’avance avec le capitaine du bateau. Vous vous en doutez donc, ce style de plongée est plus difficile à aborder, et déconseillé aux tous débutants. Il peut etre relativement angoissant de se laisser porter par le courant, et l’angoisse est le premier facteur d’accidents en plongée. De plus, le fait d’etre bien souvent à flanc de tombant demande un bon contrôle de sa flottabilité, pour ne pas risquer de se retrouver par 50m de fond sans se rendre compte de ce qui se passe.


Pour un dépaysement total, le plongeur peut également pratiquer la plongée de nuit. On privilégie dans ces cas là les sites de plongée loisir, pour leur simplicité d’accès et de configuration. Toutefois, ceux-ci sont transfigurés à la nuit tombée, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la faune nocturne diffère grandement de la faune diurne. Allez voir des crevettes et des langoustes se promener de jour ! De même, les poissons lion, et d’autres animaux du même acabit, sont des espèces nocturnes. A certaines saisons, dans les mers chaudes, on peut aussi observer des phénomènes de plancton luminescent, qui laisse alors des traces fluorescentes dans l’eau derrière chacun des mouvements des plongeurs. C’est une vue extraordinaire.
La seconde chose qui change du tout au tout l’aspect de ces sites que l’on connaît si bien, c’est l’utilisation obligée d’une lampe torche. Vous vous souvenez de la mention que Maurice Dupuis, de Paris, a fait plus haut, au sujet des couleurs qui disparaissent avec la profondeur ? Eh bien, le problème ne se pose pas, avec une lampe torche. C’est donc un festival de couleurs rouges orangées (et rouge très foncé aussi) qui s’offre dans le halo de la lampe, d’autant plus contrastés que le reste est plongé dans l’obscurité.
Il s’agit de plongées très agréables, qui demandent peu d’expérience –juste assez pour être à l’aise en immersion, pour ne pas ajouter un facteur de stress à celui généré par l’obscurité – et que chaque plongeur devrait faire au moins une fois, ne serait ce que pour essayer.


Il est également deux autres types de plongées, plus ou moins apparentées, que Maurice Dupuis, de Paris, n’affectionne par vraiment, qui sont la spéléologie sous marine, et la plongée sur épaves.
La première des deux, comme son nom l’indique, consiste à explorer des grottes immergées. Il s’agit cette fois d’un type de plongée réellement dangereux, et pour lesquelles une réelle formation est nécessaire, ainsi que des mesures de précautions en surface.
La plongée sur épaves, quand à elle, peut se pratiquer de différentes manières. En effet, selon le type et la taille de l’épave, on peut etre amené à plongée autour de l’épave, ou bien à pouvoir rentrer à l’intérieur, auquel cas on se trouve dans une situation à peu près à la plongée en grottes.
Les amateurs de spectaculaire affectionnent souvent les épaves, et les histoires toutes plus sordides les unes que les autres circulent bon train dans les bateaux de plongée. En effet, si, dans les régions touristiques, il n’est pas rare que des vieux bateaux (voire même des vieux avions de tourisme !) aient été coulés volontairement pour le bonheur des plongeurs, il ne faut pas oublier que, à l’origine, une épave, c’est un bateau qui a fait naufrage accidentellement. Et que comme les navires circulent rarement à vide, ne serait ce que pour l’équipage, il arrive qu’une épave soit également un tombeau.
Maurice Dupuis, de Paris, se souvient, lors de ses séjours Egyptiens, d’une épave baptisée le Salem Express. Contrairement aux autres épaves qu’Il a pu visiter, celle-ci n’était pas un cargo, mais transportait des passagers, et a fait naufrage au large de la cote Egyptienne, alors qu’il ramenait des pèlerins de retour de la Mecque.
Le navire est couché sur le flanc tribord, sur un banc de sable, par une trentaine de mètres de fond. Une vision impressionnante (dans ce genre de sites, on distingue en général d’abord une masse sombre indistincte, gigantesque par rapport au petit plongeur que l’on est, forme qui se précise a mesure que l’on descend).
En s’approchant du bateau, on remarque divers détails troublants. Des valises, des sacs a main, bref, les bagages des passagers présents à bord du navire.
Et les canots de sauvetage également, fièrement arrimés à leur place.
Car oui, le Salem Express a coulé rapidement. Trop rapidement pour que la majorité des gens aie le temps d’évacuer. Et le gouvernement n’a jamais fait remonter les corps.
Normalement, Il est strictement interdit de pénétrer dans le navire, mais il y a toujours des petits malins qui, par une curiosité morbide, disent avoir jeté un œil, connaître quelqu’un qui est entré, et qui vous racontent comment ils ont pu voir les squelettes encore enlacés des noyés dans leurs cabines…

Non, décidément, Maurice Dupuis, de Paris, n’aime pas les épaves.


C’est sur cette note peu réjouissante que se termine le billet d’aujourd’hui. Toutefois, dans un futur proche, Maurice Dupuis vous fera rêver en vous présentant un lieu digne d’un film fantastique, où Il envisage très sérieusement d’aller plonger un jour. Préparez vous moralement, vous etes prévenus.

vendredi 15 mai 2009

Par le pouvoir du câne ancestral...

Maurice Dupuis, de Paris, vous entretenait tantôt de sa récente acquisition d'une artéfact d'une puissance inouie, à faire palir d'envie Adam, prince d'Eternia.
Certes, Maurice Dupuis, de Paris, ne peut toujours pas changer son chat en tigre de combat.
Certes, on est quand meme un peu sous le niveau de l'épée d'Avogadro.


Mais tout de meme ! Admirez l'engin !
Vorpale +4, 1D12+4 dommages de base + 1D8 de dommages soniques, buveuse d'ames, +10 contre les bardes, ca n'est pas rien !


On pourra également apprécier, lui servant de support, le Trône Rubicond de la Procrastination Eternelle, une autre relique dont la particularité est d'absorber toute volonté de faire autre chose que de rester assis de la personne qui commet l'erreur d'y poser son fondement.

Et vous savez quoi ? Bientôt*, Maurice Dupuis, de Paris, saura en jouer.


*référentiel non déterminé

mardi 12 mai 2009

Triple meme-hit combo !

Tz gueule Mzsson !

Yens, menue monnaie et grosses coupures

Pour répondre au bon Freiherr Viktor von Wolff zu Fatalis, Maurice Dupuis, de Paris, va faire un petit topo sur son expérience personnelle d'achat Yenesques (néologisme, oui, et alors ? )


Lors de son pénultième séjour, Maurice Dupuis avait pu avoir un taux assez intéressant à environ 150Y/€ (intégrant une petite commission au bureau de change, pas énorme au final, et plus intéressante que ce qu'il aurait pu avoir dans certains bureaux sans commission).

Sauf que, quand il a fait ledit change, le yen avait déjà commencé à grimper, et donc à devenir moins intéressant. L'été précédent (Maurice Dupuis était parti en automne), il se négociait au taux médian d'environ 180Y/€ (soit, en général, un taux à l'achat dans les 170).

Il y a eu une vilaine variation dans le cours (du point de vu de l'achat) - le cours médian est tombé dans les 120Y en février -, et malgré une remontée légère (on est dans les 130-133 depuis 2 mois), ça reste pas super intéressant par rapport à il y a quelques années.

C'est la Crise, mon bon monsieur.


On peut donc se rendre, actuellement, acquéreur d'impressionnantes liasses de yen à un taux d'environ 120-125Y/€ (les cours d'achat sont souvent calés 10Y sous le cours médian, à quelques variations subtiles / escrocs prés). C'est correct, mais peut mieux faire.
La meilleure option, selon Maurice Dupuis, est de s'inscrire à l'excellent service de cotations en ligne xe.com, et de suivre les cours au jour le jour pour éviter de louper la batte du coche quand il est chaud.

Ceci dit, même à 120-125Y/€, le cout de la vie est relativement abordable par rapport à la France (enfin, Tokyo / Paris comme base de comparaison). Pour l'aspect bouffe, en tout cas (si on omet les restos etrangers / luxe ).

Pour un point de comparaison, le menu au McDo (on aime, on aime pas, c'est quand même un bon indicateur relatif), tourne entre 600 et 700 yens (5 - 6 € ). Et McDo, c'est un fast food cher, par rapport aux locaux, du genre Yoshinoya ou Gasuto (Curry / riz, en version grosse portion, plus soupe de miso, pour 340 yens, soit moins de 3€...)

Au final, quels conseils donnerait Maurice Dupuis quand à l'acquisition de devises nipponnes ?
Pas grand chose, en fait. Si Il devait en racheter en vue d'un voyage a court terme (max 6 mois), Il acheterait surement une partie de son budget envisagé maintenant, et attendrait un peu pour voir l'évolution dans les semaines / mois à venir, pour se décider dans les 2-3 semaines précédent le départ.
Si le voyage était prévu pour dans plus longtemps, Maurice Dupuis, de Paris, guetterait patiemment les taux sans se presser, pour voir l'évolution des cours.


jeudi 7 mai 2009

It's raining fish !

Pour les quelques irréductibles ayant visité le blog de Maurice Dupuis, de Paris, ces derniers jours, vous n'etes surement pas passés à coté de la prose de haut vol qui s'y est étalée, contant une histoire bien étrange sise au Honduras.

Afin de clarifier les choses, note, cher lecteur, que ce phénomène surprenant, bien que romancé, correspond à une réalité climatique.
Effectivement, le Honduras connait annuellement, et ce depuis plusieurs siècles, des pluies de poissons. Certes, les animaux ne sont pas de taille aussi respectables que ceux que le Professeur Dupuis rencontre dans le récit susmentionné, mais il s'agit néamoins de poissons, de petite taille, et aveugles de surcroit.
L'origine de ce phénomène est encore fortement sujette à interrogations. Une théorie relativement populaire, émise par des envoyés du National Geographic dans les années 70, serait que ces animaux proviendraient de rivières souterraines, d'une manière ou d'une autre aspirés dans des trombes à l'occasion de fortes tempètes, par succion au niveau de résurgences. Toutefois, cette théorie n'a jamais été réellement prouvée, et la Lluvia de Peces conserve donc son caractrère mystique.

Prochainement, Maurice Dupuis, de Paris, vous contera comment il est entré en possession d'un artéfact de grand pouvoir, et les conséquences que ceci a eu sur son voisinage immédiat. Mais ceci est une autre histoire.

lundi 4 mai 2009

Curieuse météo

La chaleur était écrasante.

Debout au sommet d’une colline, sous le soleil de plomb, une silhouette élégamment vêtue d’un costume de flanelle blanche à la coupe impeccable, coiffée d’un panama crème, se découpait sur le ciel azur.

« El Profesor » Dupuis, comme l’appelaient les indigènes, fouilla dans sa poche pour en sortir un mouchoir (duquel s’élevait l’inimitable fragrance de Barbouze n°5, un parfum huppé fort en vogue) dont il se tamponna les tempes.

Depuis que le département d’ethnologie de l’Université de Cambridge avait fait appel à lui pour mener une investigation dans ce coin reculé du Honduras, il s’était écoulé deux semaines. Deux semaines qu’il était arrivé dans la province de Yoro, et qu’il s’était établi dans la ville du même nom. Jusqu’à présent, rien de réellement digne d’intérêt ne s’était présenté à lui, si ce n’est l’excellente Sopa de Caracol et les succulents Baledas de José, le tenancier de la taverne du coin.

Maurice Dupuis commençait donc à douter de la pertinence de sa mission en ces lieux.

Soudain, quelque chose attira son regard. A l’horizon, une masse noire venait d’apparaitre. Des nuages à l’aspect sinistre se découpaient au dessus des champs, et semblaient se précipiter vers la ville, telle la marée à l’assaut du Mont Saint Michel.

Plissant les yeux, il pouvait déjà discerner l’onde s’abattant avec violence.

Mais déjà, autour de lui, des cris, mi-paniqués, mi-extatiques, s’élevaient.


" La Lluvia ! Es la Lluvia !

_ Viene la Lluvia de Peces ! "


Jugeant plus prudent de se mettre à l’abri pour étudier ce curieux phénomène qui semblait causer tant d’émoi parmi la foule, le Professeur commença à courir pour rejoindre le toit le plus proche, qui se trouvait être à quelques centaines de mètres de sa position. Mais il fut rapidement rattrapé par les éléments déchainés, et c’est trempé jusqu’à la moelle qu’il poursuivit sa course.

La tempête faisait rage autour de lui désormais, et les cris des locaux étaient couverts par les hurlements du vent, le fouettement de la pluie… et d’autre chose ! Cette tempête, il en aurait mis la main à couper dans le feu, n’était pas ordinaire. Quelque chose clochait…. Mais quoi ?

Quand soudain, Maurice Dupuis reçut un violent choc dans le dos, suivi de plusieurs autres coups sur les épaules et à la tête. Quoi donc ? Un maroufle tenterait donc de la confusion pour l’estourbir et lui soutirer quelques lempiras ? Ha ! Il avait bien mal choisi sa victime !

Faisant volte face, Maurice Dupuis adopta une posture défensive que seules de nombreuses années de pratique intensive de la savate permettent de maitriser dans ces conditions précaires, prêt à faire face à un nouvel assaut de son agresseur.

Surprise : personne ne se tenait derrière lui !


Un peu perplexe, Maurice Dupuis jeta un œil alentours, pour confirmer qu’il était désormais isolé au milieu de la tempête. Mais alors… qu’était ce donc que ces coups qu’il avait reçu ?

C’est alors qu’il posa le pied sur quelque chose de mou et de glissant. Quelque chose qui frémit et se débattit… Glacé, Maurice Dupuis baissa lentement les yeux, et découvrit avec stupéfaction un énorme poisson baillant et gigotant sous sa semelle.

D’abord incrédule, le professeur resta coi un instant, avant de regarder plus attentivement le sol autour de lui. Il était couvert de poissons de tailles diverses, grouillant sur la terre meuble comme sur le pont d’un navire de pêche un jour faste.

Et plus la pluie faisait rage, et plus le tapis de poissons s’épaississait…

« La Lluvia ! La Lluvia de Peces !.... »