lundi 29 mai 2017

Inrô Inrô petit patapô

La ville de Kakunodate est connue pour deux choses, ses nombreuses anciennes résidences, et l'artisanat local, qui consiste en la confection de tout un tas d'objets aussi divers que variés à partir d'écorce de cerisier.

C'est donc bien naturellement que Maurice Dupuis de Paris, accompagné d'un Monsieur G alerte, ont arpenté les rues de la "petite Kyoto", et visité moult demeures des seigneurs d'antan.


La résidence Nishinomiya, bien que peu étendue, a le double mérite d'être gratuite à visiter, ainsi que d'exposer de superbes objets, de l'armure aux porcelaines.


La résidence Ando, quand à elle, est un peu différente des autres que l'on peut visiter dans la ville, puisqu'il s'agit non pas d'une demeure de samurai, mais de celle d'une famille de marchands, s'étant imposés comme les magnats de la sauce de soja depuis plusieurs siècles dans la région, et toujours en exercice. Aujourd'hui, la demeure que l'on visite est, comme à l'époque déjà, le magasin principal de l'enseigne.


La résidence Aoyagi est elle la plus vaste de la ville, avec plusieurs bâtiments, installés dans un jardin de près de 10 000m². Là encore, de très beaux objets sont exposés, et le parc permet des promenades agréables.


La résidence Ishiguro est également un peu particulière, en ceci que, non seulement elle est la plus ancienne de la ville, soit plus de 200 ans, mais aussi car elle est toujours habitée (ce qui explique qu'elle semble moins grande au visiteur : c'est simplement que les parties habitées ne sont pas ouvertes au public !). C'est la 12è génération qui y vit, tout de même.


Enfin, le Denshokan est un musée / centre culturel exposant de nombreuses pièces, et proposant des démonstrations sur l'artisanat d'écorce de cerisier, le kabazaiku. Le brave homme avec qui Maurice Dupuis, de Paris, s'est entretenu au sujet de l'histoire de ce noble artisanat (l'un des 12 derniers maîtres reconnus, probablement, au vu des explication dans la notice du musée) était en outre fort urbain.


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Unrelated, mais les dents, c'est important, faisez y attention, sinon... ! -Ha Isha ni Kayottemo-

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dimanche 28 mai 2017

Hiraizumi

La journée ayant été longue, pas de texte léger mais percutant comme à l'accoutumée, juste quelques photos !


Toute ressemblance avec un logo d'application d'archivage serait totalement pas faite exprès.
En rangs pour l'inspection par l'Impérial Maurice Dupuis, de Paris


Et bonus, comme beaucoup de temples ont été visités aujourd'hui, une pensée pour les malheureux qui ne peuvent suivre leur route dans la roue de la réincarnation : Joubutsu Dekinai (littéralement "Je ne peux pas monter au Nirvana")


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samedi 27 mai 2017

Tono

Plongée dans la campagne japonaise profonde aujourd’hui : Maurice Dupuis, de bon matin, s’est rendu à Tono.


Il s’agit d’une petite localité , qui doit sa (relative) célébrité à un universitaire nommé Yanagita Kunio, qui créa, puis domina pendant plusieurs générations, les études de folklore japonais. Lorsqu’il concevait encore cette discipline, il a réalisé 3 séjours à Tono, dans le but de collecter et cataloguer le plus de légendes et contes traditionnels, qu’il publia ensuite sous le titre de Tono Monogatari, qui devait devenir la « bible » de nombre d’étudiants jusqu’à nos jours.
Aujourd’hui, Tono est associé aux monstres de tous poils (ou plumes, écailles, etc.) du folklore nippon.


C’est donc tout naturellement que la première visite de la journée fut le Tono Monogatari Museum, qui présente moult contes traditionnels, ainsi que l’intérieur de l’auberge d’élection de Yanagita lors de ses séjours.


A proximité immédiate se trouve le musée Joukamachi, collection petite mais de superbe qualité, d’objets liés à la période féodale de la région.


Enfin, le musée de la ville de Tono présente l’histoire du lieu, à grand renfort de reconstitutions de scènes de la vie de tous les jours aux temps anciens.


C’est sur ce modèle que le Denshoen est conçu : une reproduction grandeur nature d’un quartier du village tel qu’il existait il y a bien longtemps. Sympathique, d’autant que, Tono oblige, des récits de contes traditionnels ont lieu régulièrement, à l’ancienne au coin de l’âtre, par une vieille dame qui raconte en patois local.


Finalement, Tono ne serait pas Tono sans ses Kappas, emblématiques monstres aquatiques friands de concombres qui habitent les rivières de la région. Et plus particulièrement Kappabuchi, où les plus aventureux peuvent s’exercer à la pêche au monstre. Maurice Dupuis a laissé les honneurs au groupe d’enfants qui étaient présents, mais malheureusement pas un seul yokai n’a mordu au concombre. Déception !


Le fil rouge de la journée n’a néanmoins rien à voir avec le fantastique, car il s’agit d’un alerte groupe de voyageurs du 3è age sourd-muet que Maurice n’a cessé de croiser tout au long de la journée. Finalement la conversation (par interprète interposé, Maurice n’ayant pas encore une parfaite maîtrise de la langue des signes nipponne) s’est liée et après nombre de photos de groupe, c’est dans des adieux déchirants sur un quai de gare que chacun s’en est allé sur son chemin.

Habile transition, sur le sujet, Maurice Dupuis, de Paris, a eu justement l'occasion de regarder pas plus tard qu'avant hier une fort sympathique production de Kyoto Animation, Koe no Katachi. Il s'agit justement d'un film d'animation qui a pour pitch une collégienne malentendante, bousculée par ses affreux petits "camarades". C'est rudement bien, lui est descerné le MDdP Label of Quality qu'elle est Chouette.